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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 11:51

Nous savons tous par expérience que rien au monde n'est capable d'assouvir notre cœur : ni les acquis de l'intelligence, ni les richesses, ni les plaisirs.

L'être humain aspire à quelque chose qui puisse vraiment le combler : il a soif de perfection, de plénitude, de bonheur infini.

Dieu seul, en vérité, est capable d'étancher cette soif brûlante de notre cœur : « Tu nous a faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est inquiet tant qu'il ne trouve pas son repos en Toi ». (St Augustin)

Voilà pourquoi notre premier devoir consiste à le chercher inlassablement et amoureusement. Sainte Thérèse d'Avila nous affirme que pour mener à bien cette quête de Dieu l'âme n'a pas besoin de monter au ciel : « A quoi bon avoir des ailes pour aller à sa recherche ? Elle n'a qu'à se mettre dans la solitude et à le considérer au-dedans d'elle-même ».

Il ne faudrait jamais oublier, en effet, qu'en vertu de ce don indépassable que constitue la Grâce sanctifiante, Dieu habite en toute âme qui vit en état de grâce : « Si quelqu'un m'aime, a dit Jésus, il gardera ma parole, mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure ». (Jean l4.2l)

Mais si Dieu est en nous, pourquoi avons-nous tant de mal à le trouver, à reconnaitre sa présence ?

Saint Jean de la Croix nous explique que c'est parce qu'Il se cache dans le fond le plus intime de notre âme. Pour le chercher il faut sortir de toutes choses, de tout le créé, « sortir », d'après sa terminologie, signifie se détacher, se renoncer, s'annihiler, mourir spirituellement à soi-même et à toutes choses. C'est la mort du « vieil homme » dont parle Saint Paul, condition indispensable à la vie en Dieu. C'est dans la mesure où l'âme parvient à se désencombrer, à se dégager ainsi de toutes choses qu'elle peut pénétrer jusqu' au plus profond d'elle-même, là où son Dieu se tient caché : « Celui qui veut découvrir une chose très profondément cachée doit pénétrer jusqu'à sa plus mystérieuse retraite, et lorsqu'il l'atteint, il est aussi caché qu'elle l'est elle-même. Votre Bien-Aimé est le trésor enfoui dans le champ de votre âme, ce trésor pour l’acquisition duquel le sage marchant a sacrifié tous ses biens. Il faudra donc pour le trouver vous oublier entièrement vous-même, vous éloigner de toutes les créatures et vous cacher dans la retraite intérieure de votre esprit ». (St Jean de la Croix)

Comme cette leçon du grand Docteur mystique nous est précieuse ! Car il faut bien le reconnaitre, nous vivons trop à l'extérieur. Trop souvent il y a en nous tout un monde de tendances, d’impressions, de passions très vives qui nous poussent vers les créatures et nous portent à leur donner notre cœur, à mettre notre espérance en elles, à chercher notre réconfort dans leur souvenir.

Nous vivons dans un monde superficiel qui nous occupe au point de nous faire oublier la vie profonde, la vie vraiment intérieure où l’âme pourrait demeurer dans une union très intime avec son Dieu.

Le Seigneur nous attend, pour ainsi dire, dans le fond de notre âme ; malheureusement, nous n'entrons que très rarement dans ce fond, pris que nous sommes par « nos affaires » auxquelles nous consacrons tout notre intérêt.

Pour nous intérioriser véritablement, c'est-à-dire pour réaliser cette « vie cachée en Dieu avec le Christ » dont parle St Paul (Col.III.3.) il existe un moyen privilégié que rien ne saurait remplacer : c'est une forme de prière qui nous établit dans un contact prolongé avec la Bienheureuse Trinité habitant le petit ciel de notre âme et qu'on désigne sous le nom d’oraison mentale.

Elle consiste essentiellement en un échange, en dialogue « où l'on s entretient seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé » (Ste Thérèse d'Avila) ou il ne s'agit pas avant tout « de beaucoup penser, mais de beaucoup aimer » en nous concentrant, totalement sur Dieu, ce qui exige la cessation de toute activité extérieure et un silence aussi bien intérieur, qu'extérieur.

Cette poursuite de Dieu, de sa volonté et de son amour qui doit se faire principalement dans l'oraison, et qui grâce à elle doit s'étendre à toutes les actions et occupations de la vie, est une entreprise qui ne connait jamais de repos. C'est une vie crucifiante, mais comblante en même temps, car l’amour trouve en lui-même sa propre récompense et cette récompense est immense.

Puisse la Vierge Marie, qui est un modèle parfait d’intériorité et d'éducatrice de notre vie intérieure nous guider et nous assister maternellement sur le rude chemin de la recherche de Dieu :

« Si tu la suis, nous dit St Bernard, point ne t'égares ;

si tu la prie, point ne désespères ;

si tu gardes en ta pensée, point de faux pas.

Si elle te tient plus de chute ;

si elle te protège, plus de crainte ;

si elle te guide, plus de fatigue :

avec sa bienveillance tu parviens au port... »

 

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Regards sur Jésus
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