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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 23:05

Lecture des Actes des apôtres 7, 55-60

Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l'Esprit Saint, il regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu ». Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ». Puis il se mit à genoux et s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché ». Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean 22, 12-14.16-20

Pour la lecture brève on omet le texte qui est entre crochets

Moi, Jean, j'ai entendu une voix qui me disait : « Voici que je viens sans tarder, et j'apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu'il aura fait. Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs vêtements pour avoir droit aux fruits de l'arbre de vie, et pouvoir franchir les portes de la cité. Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Je suis le descendant, le rejeton de David, l'étoile resplendissante du matin ». L'Esprit et l'Épouse disent : « Viens ! » Celui qui entend, qu'il dise aussi : « Viens ! » Celui qui a soif, qu'il approche. Celui qui le désire, qu'il boive l'eau de la vie, gratuitement.

[Et moi, je témoigne devant tout homme qui écoute les paroles de la prophétie écrite dans ce livre : si quelqu'un inflige une addition à ce message, Dieu lui infligera les fléaux dont parle ce livre ; et si quelqu'un enlève des paroles à ce livre de prophétie, Dieu lui enlèvera sa part des fruits de l'arbre de vie et sa place dans la cité sainte dont parle ce livre. Et celui qui témoigne de tout cela déclare : « Oui, je viens sans tarder ». – Amen ! Viens, Seigneur Jésus !]

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17, 20-26

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. « Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux ».

Homélie

Le message d’amour apporté ici-bas, par Jésus, notre Sauveur, s’avère toujours plus fort que la haine, puisqu’il lui survit constamment et qu’il ne cesse de rayonner au-dessus de toutes les entreprises hostiles qui essaient de l’étouffer. Vingt siècles d’Histoire de l’Eglise sont là pour en témoigner. Il brille encore de nos jours en dépit des conflits de toute sorte et des actes de violence extrême qui secouent notre pauvre monde si déboussolé et menacent dangereusement la Paix. L’amour sur fond de violence et de haine, tel est bien, en effet, le thème des lectures bibliques que nous venons d’entendre et qu’il nous sera très précieux de méditer quelques instants.

Tout d’abord dans le cas de saint Etienne, ça saute vraiment aux yeux que l’amour se détache sur un fond de violence. Le récit de son martyre que nous allons entendre dans la 1ère lecture, relate une scène de véritable sauvagerie : accusé de blasphème pour avoir proclamé la divinité de Jésus, le jeune diacre est condamné, puis exécuté sur le champ, sans l’ombre d’un procès, ni la moindre esquisse d’une défense. Ses accusateurs se bouchent même les oreilles pour ne pas entendre, hurlent de grands cris dans leur rage, se précipitent sur lui, l’entraînent hors de la ville et le tuent à coups de pierres. Un jeune homme dont la complicité ne fait pas de doute, assiste à l’exécution : il s’appelle Saul. C’est le futur saint Paul. Si l’évangéliste tient à signaler sa présence c’est parce que, manifestement, il voit dans l’héroïque martyre d’Etienne la source et comme la rançon de la conversion bouleversante de l’apôtre.

Que fait Etienne sous les jets de pierre qui le frappent ? Il implore la miséricorde de Dieu pour ses assassins : « Seigneur, supplie-t-il à genoux, ne leur impute pas ce péché ». A la violence donc il répond par le pardon, à la haine, il oppose le plus grand amour. Son martyre est une parfait décalque de celui du Christ, s’écriant lui aussi avant de mourir : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Le voilà, frères et sœurs, le véritable esprit du christianisme : il est du côté de l’amour et non de la haine ; il pardonne aux coupables et en tire ses plus grandes victoires. C’est sur fond de violence aussi que se déroule la soirée mémorable du Jeudi-Saint où Jésus, après avoir institué la Sainte Eucharistie, adresse à son Père la merveilleuse prière pour l’unité des chrétiens. Judas, le traitre, vient de quitter la salle. Un complot s’ourdit dans l’ombre. Pour Jésus, le dénouement tragique est proche. Or, c’est à ce moment même – le contraste n’est-il pas saisissant ? – que Jésus recommande aux siens de s’aimer les uns les autres : « Oui, comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres... C’est à ce signe que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples... » Quelques instants plus tard se tournant vers le Père, dans cette prière si émouvante qu’on appelle la Prière Sacerdotale, il va jusqu’à dire : « Père que tous soient UN comme Toi et Moi nous sommes UN ; qu’ils soient UN en nous pour que le monde croie que tu m’as envoyé... » Nous sommes là en face du vœu le plus cher de Jésus : ce qu’il désire par-dessus tout c’est que l’Unité entre ses disciples soit aussi ressemblante que possible à la Communion du Dieu-Trinité en qui se marient l’unisson absolue et le respect des personnes distinctes, l’un et l’autre portés à l’infini par un parfait amour. Et ce qui est frappant, c’est que Jésus implore cette grâce suprême à l’heure même où Satan attise dans les cœurs la haine implacable qui va se déchaîner sur Lui tout au long de sa Passion... Et en sachant fort bien que durant toute l’histoire à venir une haine semblable suscitera embûches sur embûches parmi les hommes et même parmi les chrétiens qui trop souvent connaîtront les conséquences désastreuses de la division... Jésus, néanmoins, insiste pour que tout cela soit efficacement maîtrisé et désarmé et pour que ce soient finalement l’amour ainsi que l’unité qui aient le dernier mot.

Puissions-nous, frères et sœurs, pour notre part, ne jamais aller à l’encontre de cette volonté expresse de notre Seigneur, ne jamais lui infliger le moindre démenti. Oh certes, nous connaissons les effets du péché originel au cœur de tout homme ici-bas. Nous n’avons pas l’illusion de penser que l’unité parfaite ne pourra jamais se réaliser sur cette terre comme elle le sera dans l’au-delà. Mais avec l’aide de Dieu (qui ne nous manque jamais, si nous savons la puiser dans la prière et les sacrements, si nous savons l’implorer aussi par l’intercession de Marie, la Médiatrice de toutes les grâces), nous devons travailler de toutes nos forces à faire souffler dans le monde l’Esprit de l’Evangile qui est un esprit d’amour et non de haine, d’unité et non de discorde, de compréhension mutuelle et non de conflit incessant.

Ne l’oublions jamais : il n’y a qu’une méthode souverainement efficace pour faire reculer l’épidémie du mal, c’est de répandre partout la contagion du bien. Sur fond de violence et de haine, soyons courageusement, soyons inlassablement des semeurs d’amour. Comme l’a si bien dit ce géant de la charité, que fut Raoul Follereau, l’apôtre des Lépreux : « Tout amour semé tôt ou tard, fleurira. Seul l’Amour sauvera le monde ».

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année C
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Carlito 07/05/2016 09:02

Oh, que les homélies de notre cher Abbé COUSTY sont revigorantes!

Loué-soit Jésus-Christ pour nous avoir donné un serviteur comme lui !

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