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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 15:44

Lecture du livre d'Isaïe 6, 1-2a. 3-8

Le prophète Isaïe découvre que le Dieu trois fois saint ne dédaigne pas de choisir pour envoyés, des hommes pécheurs.

L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils se criaient l'un à l'autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu de l'univers. Toute la terre est remplie de sa gloire ». Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors : « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures ; et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l'univers ! » L'un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu'il avait pris avec des pinces sur l'autel. Il l'approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné ». J'entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j'ai répondu : « Moi, je serai ton messager : envoie-moi ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : Lorsque la Bible dit de Dieu qu’il est saint, elle entend dire par là qu’il est le Tout-Autre. Il est étranger à nos imperfections, nos limites, nos péchés. Il est hors de notre atteinte, et notre intelligence, laissée à elle-même, se façonne toujours une idée trop humaine de lui ; il n’entre pas dans nos catalogues qui réduisent tout à notre mesure, il ne se plie pas à nos convenances, nos ambitions, nos préjugés ; bref, il est… Dieu ! Nous pouvons mesurer notre sens de Dieu à la conscience que nous avons de notre petitesse et de notre péché devant lui. Mais le plus stupéfiant est d’entendre alors le Dieu très saint nous appeler à partager sa vie : il ne se montre jamais plus saint à nos yeux que quand il nous pardonne et nous aime.

« Moi, je serai ton messager : envoie-moi ». Si nous lui répondons cela, conscients pourtant de nos faiblesses et de notre péché, le Seigneur nous prendra pour ses messagers.

Psaume 137

R/ : Je te chante, Seigneur, en présence des anges.

  • De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne. R/
  • Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force. R/
  • Tous les rois de la terre te rendent grâce quand ils entendent les paroles de ta bouche. Ils chantent les chemins du Seigneur : « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! » R/
  • Ta droite me rend vainqueur. Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15, 1-11

Le cœur de l’Évangile, c’est Jésus mort et ressuscité pour nous. Sinon, c’est pour rien que nous sommes devenus croyants.

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu, c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.

Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort -, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis.

Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé Apôtre, puisque j'ai persécuté l'Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n'est pas moi, c'est la grâce de Dieu avec moi.

Bref, qu'il s'agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Pourquoi Paul est-il devenu apôtre du Christ, lui qui, au départ, persécutait l’Église ? Parce qu’il était grand orateur ? Parce qu’il brûlait de faire des voyages missionnaires ? Parce qu’il avait une âme ardente et généreuse ? Parce qu’il voulait la libération des pauvres et des opprimés ? Non ! Tout cela peut faire l’apôtre d’une cause humaine, pas l’apôtre de Jésus Christ. Mais parce Paul a rencontré dans sa vie le Ressuscité, parce qu’il l’a vu vivant au milieu des siens, parce que le Christ l’a appelé à le suivre, il est devenu ce qu’il est. « C’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis ».

« Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu ». Merci, Seigneur, d’être le fruit de ta grâce, aussi bien par mes qualités humaines que par la foi que j’ai reçue, par amour que tu fais grandir en moi, par l’espérance dans laquelle tu me tiens debout.

Alléluia. Alléluia. La voix du Seigneur appelle : « Venez à ma suite, dit le Seigneur, et je vous ferai pêcheurs d’hommes ». Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5, 1-11

Une pêche merveilleuse prélude à la mission universelle.

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour la pêche ». Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre, mais, sur ton parole, je vais jeter les filets ». Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. À cette vue Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ». En effet, un grand effroi l'avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras ». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Pressé par la foule, le Christ éprouve le besoin d’être aidé pour que le filet de la Parole atteigne tous les hommes. Cette aide, il va la demander aux pêcheurs qui ont mis leur barque à sa disposition. Non pas tout de go : ces humbles se récuseraient, bien conscients de leur incapacité à instruire les foules, eux qui n’ont pas étudié. Jésus les amène d’abord à accomplir sur son ordre un coup de filet merveilleux. Une nuit d’efforts n’avait rien obtenu ; un seul geste exécuté à la parole du Christ donne un résultat inespéré. Si ces pêcheurs suivent le Christ pour annoncer l’Évangile, c’est qu’ils savent qu’avec lui ils seront aussi efficaces pour pêcher les hommes.

« Avance au large et jetez vos filets ». Comment notre communauté chrétienne ou notre équipe reçoit-elle cet appel du Christ ? Quelles initiatives et quels risques avons-nous pris pour y répondre ? Comment combler la distance qui nous sépare encore du large ?

Homélie

Dans ce très beau récit de la Pêche miraculeuse et de l’Appel des premiers disciples, il y a un point sur lequel je voudrais attirer tout particulièrement votre attention : c’est l’attitude extraordinaire de confiance qui est exprimée par les paroles de Simon-Pierre : « Maître nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre, mais sur ton ordre je vais jeter les filets ».

C’est une phrase où tous les mots portent : nous avons travaillé... nous qui sommes de la partie, nous qui avons une grande compétence, nous qui connaissons le métier de marins-pécheurs et notre lac, nous avons travaillé aux heures les plus favorables et sans ménager notre peine... Résultat : dans nos filets, pas un seul poisson... et tu nous dis maintenant, Seigneur, d’essayer en plein-jour, dans des conditions franchement mauvaises. Mais parce que c’est Toi qui nous le demandes, parce que nous devinons en Toi quelque chose de mystérieux et de divin, parce que déjà nous avons confiance et surtout parce que déjà nous t’aimons, nous allons recommencer, nous allons à nouveau jeter le filet. Et voici que cette manière de raisonner, qui parait si dépourvue de raison, si étrangère à la logique et au bon sens, aboutit en fait au miracle.

Que cet enseignement est précieux pour nous, chers frères et sœurs, et que d’applications il peut trouver dans notre vie réelle de tous les jours ! Car, n’est-ce pas pratiquement tous les jours que nous serions tentés de dire : « Seigneur, il n’y a rien à faire... » en dépit de bien des efforts, la situation reste inchangée, la seule solution logique et raisonnable serait de renoncer. Rien à faire d’abord dans ma vie personnelle. Tu le vois bien Seigneur, malgré ma bonne volonté que je crois sincère, je retombe dans les mêmes fautes, je suis victime des mêmes habitudes : examens de conscience monotones, confessions qui sont de lamentables constats d’échecs, ce qui me conduit finalement à raréfier ces recours au sacrement de ta Miséricorde. Et ceux qui m’entourent constatent en moi les mêmes défauts, le même égoïsme, la même dureté, les mêmes poussées de colère... Comment puis-je atteindre ce sommet que tu me proposes ? Par ce piétinement sur place ou par ces progrès dérisoires, suivis de brusques reculs ?

Non, tu le vois bien Seigneur, rien à faire, aucun résultat ! Or, la même constatation parait s’imposer aussi quand il s’agit du témoignage qu’il faut rendre au Christ, de l’influence qu’il faudrait exercer... L’Evangile me dit que je dois être « le sel de la terre, la lumière qui se diffuse et levain qui soulève la pâte». Je dois chercher à faire connaître la Bonne Nouvelle, à christianiser le milieu où je vis : ma famille, mes amis, les familles qui m’entourent, ma profession, les loisirs, bref toute la vie sociale. Mais j’ai l’impression, Seigneur que tous mes efforts se heurtent à une résistance passive invincible ; j’ai l’impression d’un poids énorme à soulever, d’une atmosphère étouffante qui décourage l’effort de tentatives qui se perdent dans le vide. Je ne perçois guère de changements chez les autres, mes paroles, semble-t-il demeurent sans résonnance et l’exemple que j’essaye de donner personne n’a l’air de s’en apercevoir... Oui, c’est souvent dans notre vie que nous avons l’occasion de dire à Jésus les paroles de Simon-Pierre : « Durant toute la nuit, nous avons travaillé sans rien prendre ».

Et pourtant, frères et sœurs, c’est à la suite de toutes ces constatations qui semblent objectives et lucides, c’est après tous ces raisonnements qui semblent parfaitement rigoureux qu’il faut avoir assez de foi, assez de courage pour réagir finalement comme Simon-Pierre : « Malgré tout cela, Seigneur, sur ta parole, je vais recommencer... »

Oui, maintenant Seigneur alors que les illusions ont disparu, que par suite de la fatigue ou de l’âge tout mouvement réclame un effort explicite de volonté, oui, en cet instant même où la confiance m’est plus difficile et que certaines voix murmurent : « à quoi bon, tu n’y arriveras pas », c’est maintenant que je dois recommencer la lutte contre moi-même, contre les tentations, contre mes défauts exaspérants et c’est maintenant aussi que je veux renouvelez et tendres toutes mes énergies pour faire du bien autour de moi, rendre la vie meilleure à ceux qui me sont proches, donner un peu de lumière à ceux qui doutent et qui cherchent, réconforter ceux qui souffrent, autrement dit c’est maintenant que je veux recommencer à aimer.

Après tout, chers frères et sœurs, et cela il importe de bien le comprendre, le Seigneur ne nous demande pas des victoires constatées dans des communiqués glorieux, il ne nous demande rien d’autre que de la générosité pour des efforts sans cesse répétés. Il nous rappelle aussi, face à nos échecs, que nous ne devons pas compter d’abord sur nous, mais sur Lui, sur sa grâce : « Sans moi, nous dit-il, vous ne pouvez rien faire ». C’est sur Lui, et Lui seul, que nous devons nous appuyer pour atteindre le résultat. Car, il ne faut pas en douter un seul instant, le résultat viendra, mais il ne viendra qu’au terme d’un long combat spirituel qui sera la mise à l’épreuve de notre fidélité.

Au cours de cette Eucharistie, nous allons demander au Seigneur par l’intercession de Marie qui est le Modèle le plus parfait de la Foi, cette confiance absolue qui rend possible l’impossible et nous lui ferons cette promesse : « Sur ta Parole, ô Jésus, et comptant sur ton aide, je vais repartir avec un élan nouveau : oui, sans plus attendre, je vais recommencer à aimer ».

Amen.

Prière Universelle

Dieu nous appelle, malgré nos faiblesses, à collaborer à l’avènement de son royaume. Invoquons l’Esprit sur son peuple rassemblé pour que se renouvelle en son milieu le goût et la force d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut.

R/ : Seigneur, écoute notre prière.

  • Pour l’Église, afin qu’elle discerne avec lucidité et sagesse celles et ceux qui sont véritablement appelés à une mission particulière, prions le Seigneur. R/
  • Pour les dirigeants de notre monde, afin qu’ils aient à cœur d’écouter autant les humbles et les petits que les grands et les puissants, prions le Seigneur. R/
  • Pour celles et ceux qui sont appelés, afin que chacun et chacune sache répondre à l’invitation dans la joie, prions le Seigneur. R/
  • Pour les missionnaires, afin qu’ils soient renouvelés dans leur engagement au service du Christ et de son peuple, prions le Seigneur. R/
  • Pour notre communauté, afin qu’elle discerne avec sagesse et perspicacité les appels à œuvrer pour l’avènement du Royaume, prions le Seigneur. R/

Dieu notre Père, sans cesse tu appelles tous tes enfants à suivre ton Fils et à vivre selon son Évangile. Donne à chacun et chacune de découvrir au fond de son cœur le désir de vivre en vrais fils et filles de la lumière. Nous te le demandons par le Christ Jésus, notre Seigneur, qui vit avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

Source : http://www.vieliturgique.ca

Lecture du 5ème dimanche T.O. en DOCX et PDF

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commentaires

C
Quelle belle "trouée" dans l'obscurité de nos échecs, de nos lassitudes, de nos désillusions, de nos obscurités etc....Voilà ce qu"était notre cher Abbé COUSTY une lumière pour ceux qui ont eu la chance de le côtoyer ! <br /> Que le Seigneur nous garde toujours dans la joie de servir un si beau et bon Seigneur ! Cela est le véritable repos dans l'Esprit !<br /> Alléluia !
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