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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 21:50

Lecture du premier livre de Samuel 16, 1b.6-7.10-13a

Le Seigneur dit à Samuel : « J'ai rejeté Saül. Il ne règnera plus sur Israël. Je t'envoie chez Jessé de Bethléem, car j'ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d'huile, et pars ! » En arrivant, Samuel aperçut Éliab, un des fils de Jessé, et il se dit : « Sûrement, c'est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l'onction ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l'ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur». Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n'a choisi aucun de ceux-là. N'as-tu pas d'autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau ». Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu'il ne sera pas arrivé ». Jessé l'envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « C'est lui ! Donne-lui l'onction ». Samuel prit la corne pleine d'huile, et lui donna l'onction au milieu de ses frères. L'esprit du Seigneur s'empara de David à partir de ce jour-là.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtres aux Éphésiens 5, 8-14

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière — or la lumière produit tout ce qui est bonté, justice et vérité — et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte d'en parler. Mais quand ces choses-là sont démasquées, leur réalité apparaît grâce à la lumière, et tout ce qui apparaît ainsi devient lumière. C'est pourquoi l'on chante : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 9, 1-41

Pour la lecture brève, on omet le texte qui est entre crochets.

En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. [Ses disciples l'interrogèrent : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui. Il nous faut réaliser l'action de celui qui m'a envoyé, pendant qu'il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde ». Cela dit,] il cracha sur le sol et, avec la salive, il fit de la boue qu'il appliqua sur les yeux de l'aveugle, et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » (ce nom signifie : Envoyé). L'aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.

Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer — car il était mendiant — dirent alors : « N'est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient: « C'est lui ». Les autres disaient : « Pas du tout, c'est quelqu'un qui lui ressemble ». Mais lui affirmait : « C'est bien moi ». [Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, il m'en a frotté les yeux et il m'a dit : 'Va te laver à la piscine de Siloé.' J'y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j'ai vu ». Ils lui dirent: « Et lui, où est-il ?3 Il répondit : « Je ne sais pas ».]

On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répondit : « Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois ». Certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu'il n'observe pas le repos du sabbat ». D'autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s'adressent de nouveau à l'aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu'il t'a ouvert les yeux ? » Il dit : « C'est un prophète ». [Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C'est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu'il est né aveugle ? Comment se fait-il qu'il voie maintenant ? » Les parents répondirent : « Nous savons que c'est bien notre fils, et qu'il est né aveugle. Mais comment peut-il voir à présent, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s'expliquer ». Ses parents parlaient ainsi parce qu'ils avaient peur des Juifs. En effet, les Juifs s'étaient déjà mis d'accord pour exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »

Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur ». Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n'en sais rien ; mais il y a une chose que je sais : j'étais aveugle, et maintenant je vois ». Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t'ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m'entendre encore une fois ? Serait-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l'injurier : « C'est toi qui es son disciple ; nous, c'est de Moïse que nous sommes les disciples. Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé ; quant à celui-là, nous ne savons pas d'où il est ». L'homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d'où il est, et pourtant il m'a ouvert les yeux. Comme chacun sait, Dieu n'exauce pas les pécheurs, mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce. Jamais encore on n'avait entendu dire qu'un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire ».] Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ?» Jésus lui dit : « Tu le vois, et c'est lui qui te parle ». Il dit : «Je crois, Seigneur !», et il se prosterna devant lui. [Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles ». Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : 'Nous voyons !' votre péché demeure ».]

Homélie

Ce mendiant de Jérusalem, dont saint Jean vient de nous conter, avec un art consommé, la bouleversante aventure faisait partie de ces gens qui semblent faits pour le malheur. Etant déjà aveugle de naissance (ce qui constitue un énorme handicap) il n’était guère aidé par son entourage. Certains l’accusaient d’avoir gravement péché, car son infirmité, à leurs yeux, ne pouvait être qu’une malédiction méritée !

Guéri par Jésus, le voilà maintenant en proie avec une méchante polémique. Les voisins ne veulent pas reconnaître sa guérison. Les pharisiens qui se prennent pour les meilleurs représentants de la religion juive se servent de lui pour chercher querelle à Jésus au sujet du sabbat. Ils le soumettent à une inquisition très pénible qui aboutit à un jugement sans appel « Tu n’es que péché depuis ta naissance ». Ses parents eux-mêmes l’ont laissé tomber pour ne pas avoir d’histoires avec les autorités. Le cœur rempli de tristesse, il est finalement chassé du Temple comme un malfaiteur se demandant sans doute si ça valait vraiment la peine de retrouver la vue pour devenir un paria méprisé et rejeté de tous.

Mais la revanche du Seigneur qui est si compatissant pour ceux qui souffrent n’a pas tardé. Un seul grand bonheur allait faire oublier à ce pauvre homme tous ses malheurs. Car c’était encore trop peu, en effet d’avoir retrouvé la lumière naturelle. Jésus voulait ouvrir ses yeux intérieurs, les yeux de son âme, à un autre soleil « celui qui éclaire tout homme venant en ce monde » c'est-à-dire, Lui-même, le Fils de Dieu fait homme qui est la parfaite transparence du Père des Lumières.

- « Crois-tu au Fils de l’Homme ? » lui demande Jésus.

- « Et qui est-il, Seigneur pour que je croie en Lui ? »

On devine dans cette question, tout le désir brûlant d’un homme qui guéri, une heure plus tôt, de son aveuglement physique, cherchait déjà une clarté plus essentielle, celle qui fait passer quelqu’un de la sombre nuit de l’absurde à la joyeuse et exaltante illumination de la foi.

- « Eh bien ! dit Jésus, tu l’as vu c’est Lui qui te parle ».

Alors, tombant à genoux l’ancien aveugle déclara sans la moindre hésitation : « Je crois Seigneur ». Il venait de trouver le véritable bonheur, celui en comparaison duquel tous les autres ne sont que pacotille et illusion : la Foi en Jésus-Christ, cette FOI qui est la Vraie Lumière pour la vraie vie.

Chers frères et sœurs, nous tous qui sommes ici, nous avons la Foi... c’est un don incomparable que le Seigneur nous a fait au moment de notre baptême : un don de double vue, car à ce moment là, il a greffé, en quelque sorte, sur notre intelligence des yeux intérieurs qui nous permettent de discerner et de contempler des réalités, qui de par leur nature échappent à nos yeux de chair et même à notre simple raisonnement intellectuel :

- ces réalités surnaturelles que nous ne pourrions pas connaître si Dieu, lui-même ne nous les avait révélées,

- ces réalités que nous appelons des « mystères », mais qui diffusent une intense lumière et donnent les seules réponses satisfaisantes aux questions fondamentales que les hommes se posent : « D’où venons-nous, qui sommes-nous, où allons-nous ? »

Or, ce don gratuit de la Foi qui nous lie très intimement à Dieu, qui nous fait participer à la connaissance qu’il a de Lui-même et de toutes choses qu’en faisons-nous ?

Est-ce que nous n’oublions pas trop facilement que nous sommes responsables de la croissance de notre Foi ?

Que nous avons l’impérieux devoir de la faire grandi... Et comment cela ? En la cultivant ; en la nourrissant chaque jour avec cet aliment indispensable qui est la Parole de Dieu, une Parole de Dieu de plus en plus écoutée, méditée savourée grâce aux moyens si nombreux et si divers qui nous permettent de l’accueillir, de découvrir son inépuisable richesse et de l’approfondir toujours davantage.

Si nous voulons êtres des chrétiens dignes de ce nom, nous ne pouvons absolument pas nous contenter des quelques notions reçues au catéchisme, et qui sont plus ou moins entretenues par les sermons du dimanche...

Si nous tenons à faire des progrès constants sur la route qui mène à Dieu, dans la voie étroite et sublime de la sanctification et si de plus nous voulons êtres capables de témoigner et d’éclairer, un tant soit peu, ceux qui doutent et qui cherchent, il importe que nous soyons solidement formés à l’Ecole de la Foi qui est l’Enseignement du Christ transmis par l’Eglise.

Alors que ce soit notre résolution de ce matin : être toujours assoiffés de vérité, ne ménager aucun effort pour sortir des ténèbres de l’ignorance et de l’erreur, en nous laissant envahir par toute la clarté de Dieu : devenir ainsi des Fils de Lumière.

Allant de découverte en découverte, d’émerveillement en émerveillement nous ne pourrons alors que rendre grâces au Seigneur à chaque instant, et comme ce fut le cas pour l’Aveugle né, toute notre vie se trouvera transformée. En dépit de tous les malheurs qui pourront survenir, nous saurons ce que cela signifie : avoir la Joie dans la Foi.

Oui, nous serons de plus en plus heureux de croire... Et puis ça se verra et ça se répandra comme la Lumière et comme le Feu.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année A
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commentaires

Carlito 30/03/2017 03:03

" Vous êtes le lumières du monde ! " nous dit Jésus. Mais n'y voyons aucune supériorité ou privilège humain mais sur le plan divin de la grâce, oui ! N'oublions pas le Diable et l'esprit mondain qui grondent et fondent sur le disciple qui se nourrit et se fortifie chaque jour pour le faire tomber et le décourager. Ainsi si l'on ne prend garde nous pourrions perdre cette Lumière divine.

"Vous êtes la lumière du monde" alors gardons notre lampe allumée et ne nous perdons pas sur notre chemin.
Oui l'Abbé Cousty a raison plus nous approfondissons la Parole de Dieu, plus la paix et une certaine joie sourdront de nos cœurs éveillés !

Bon carême à toi Jacqueline ! Dieu te bénisse pour ce beau travail !

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