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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 21:30

Année B

Lecture du livre du prophète Isaïe 61, 1-2, 10-11

L’Esprit du Seigneur conduit le prophète à annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres. Demandons aussi pour nous cette grâce à l’Esprit Saint.

L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.

Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Les juifs revenus d’exil sont en majorité un peuple de pauvres qui éprouve bien des difficultés à se réimplanter en Palestine et à y retrouver une vie normale : il connaît les tracasseries administratives et se trouve en butte à la jalousie de ses voisins. Il est pauvre aussi parce que l’expérience de l’exil l’a profondément marqué : certains en sont sortis abattus, le cœur brisé ; beaucoup en sont revenus plus conscients de leur petitesse devant Dieu, avec un cœur disponible pour le chercher humblement. C’est à ce peuple de pauvres que le prophète est envoyé porter cette bonne nouvelle : Dieu aime les pauvres ! Celui qui s’ouvre à cet amour de Dieu à son égard, tressaillira d’une joie plus grande que celle qui envahit le cœur des jeunes mariés au jour de leurs noces.

« Je tressaille de joie, mon âme exulte ». Marie a repris ce refrain pour chanter son bonheur au Seigneur qui s’est penché sur son humble servante. Demandons-lui, à l’approche de Noël, de nous faire partager sa joie et son bonheur.

Cantique

R/ : Mon âme exulte en mon Dieu.

  • Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. R/
  • Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. R/
  • Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens 5, 16-24

« Rendez grâce en toute circonstance ». Mais cette prière de remerciement n’est-elle pas celle qui a souvent le plus de mal à sortir de nos lèvres ?

Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N’éteignez pas l’Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal. Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu’il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l’accomplira.

Commentaire : L’attente de la venue définitive du Christ engendrait quelque fièvre dans la jeune Église de Thessalonique. En étaient responsables quelques prédicateurs ou prophètes prétendant agir sous l’impulsion de l’Esprit de Dieu. Il n’est pas question de soupçonner ni de rejeter a priori ces manifestations prophétiques, écrit Paul, mais d’en vérifier l’authenticité selon un critère bien simple : ce qui porte au bien, il faut le garder ; ce qui porte au mal, il faut le repousser, car cela ne peut venir de l’Esprit. Préparer la venue du Christ, c’est d’abord vivre dans la paix, la joie et la prière, confiants dans la fidélité de Dieu à nous protéger de toute embûche.

Si l’on reste seul, il est difficile de lire les signes des temps et de discerner l’action de l’Esprit Saint. C’est à plusieurs que ce discernement est possible parce que l’Esprit est présent à l’Église quand elle s’assemble (avec prudence cette année).

Alléluia. Alléluia. L’Esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 6-8.19-28

Jean Baptiste n’est pas le Messie, mais il en révèle la présence au milieu de nous.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ ». Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non ». Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe ». Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale ».

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : L’existence de Jean Baptiste, sa présence au désert, ses paroles, le baptême qu’il propose intriguent ses contemporains. Ne serait-il pas le Sauveur attendu ou du moins l’un des anciens prophètes chargés d’en annoncer la venue ? Rien de tout cela, déclare le Baptiste. Qui donc, alors ? Celui dont la vie témoigne de la présence parmi les hommes de Quelqu’un qu’ils ne connaissent pas encore.

« Que dis-tu de toi-même ? » demande-t-on à Jean Baptiste. Si la même question nous était posée, que répondrions-nous ?

Homélie

L’Evangile de ce 3ème dimanche de l’Avent nous montre saint Jean-Baptiste au bord du Jourdain, aux prises avec une sorte de commission d’enquête, envoyée de Jérusalem par les autorités religieuses. A leurs questions, il répond en toute franchise : « Je ne suis pas le Messie que vous attendez. Je ne suis pas davantage le prophète Elie revenu sur la terre. Je ne suis pas le grand prophète. Ma mission c’est de préparer le chemin à Celui qui soit venir : je ne suis que sa voix, son porte-parole, son messager ». D’ailleurs ajoute-t-il : « Il est déjà là Celui que j’annonce. Il se tient au milieu de vous, mais vous ne le connaissez pas... »

Arrêtons-nous ce matin à cette parole : « Il se tient au milieu de vous Celui que vous ne connaissez pas », car elle s’adresse aussi à nous. Elle est toujours d’actualité. A nous aussi, en effet, on pourrait dire « vous êtes à la recherche de Dieu... » Vous vous demandez peut-être où il est et comment faire pour le trouver. Mais il est là, voyons, au milieu de vous : vous le rencontrez, vous le côtoyez à chaque instant mais vous ne semblez pas vous douter de sa présence.

De fait, si nous y réfléchissions un instant, nous comprendrions que pour trouver Dieu, pour rencontrer Celui auquel durant tout l’Avent nous ne cessons de dire « viens Seigneur », il n’est pas nécessaire, d’aller très loin : il suffit d’ouvrir les yeux (ceux de la foi) pour le reconnaître, car Il est partout dans notre vie... seulement il y est d’une manière cachée et c’est derrière des apparences très diverses que nous avons à le découvrir.

Il est présent dans les tabernacles de nos églises (où on devrait venir l’adorer plus souvent). En ce moment, il est là, au milieu de nous qui sommes rassemblés pour célébrer l’Eucharistie. Lorsque, tout à l’heure je consacrerai le pain et le vin, Il sera présent sur l’autel pour offrir une fois de plus son sacrifice d’amour du Calvaire et se donner à nous comme Pain de Vie dans la communion.

Mais même en dehors de cette présence eucharistique qui est la présence réelle par excellence même quand nous ne sommes pas à l’église, il est encore présent à côté de nous et en nous de bien des manières.

- Il est présent au plus intime de notre âme par la grâce sanctifiante qui se définit comme une habitation mystérieuse mais très réelle de la bienheureuse Trinité.

- Il est présent dans notre prière personnelle, même lorsque nous n’éprouvons aucune ferveur.

- Il est présent dans notre travail et nos occupations de chaque jour, puisque le travail, le devoir d’état est une expression de la volonté de Dieu sur nous et là où est la volonté de Dieu, Dieu est, car Dieu et son vouloir ne font qu’un...

- Il est particulièrement présent, dans nos épreuves, nos maladies et nos souffrances auxquelles il compatit avec une ineffable tendresse et par lesquelles il nous associe si nous y consentons, à son propre sacrifice...

- Il est présent dans le prochain, puisqu’il considère comme fait à lui-même ce que l’on fait au plus petit de ses frères.

- Il est présent dans les évènements même les plus déroutants, une manifestation de sa Providence.

Et surtout n’allons pas croire que ce sont là rêveries ou imaginations trompeuses, puisque tout cela : travail, épreuves, maladies, relations sociales, exigences de la Charité tout cela est occasion de Grâce et que la Grâce c’est Dieu présent et agissant.

Ainsi donc, frères et sœurs, nous n’avons pas à chercher le Seigneur dans les nuages, mais dans la vie, dans l’humble réalité de chaque jour, car tout ce que nous vivons, tout ce qui nous arrive peut-être occasions de rencontre et de communion avec Lui.

« Il est là, disait Jean-Baptiste, Celui qui doit venir, Celui que vous attendez, mais vous ne le connaissez pas ». Ce fut bien, en effet, tout le drame. Parmi les Juifs contemporains et compatriotes de l’Homme-Dieu, combien ne soupçonnèrent même pas sa présence... Ils ne surent pas voir Dieu invisiblement présent dans l’humble charpentier de Nazareth, qui leur révélait l’infinie tendresse du Père et les invitait à entrer dans son Royaume d’Amour...

Ils ne surent pas le discerner :

- soit parce qu’ils attendaient quelqu’un de tout à fait différent... Jésus, en effet, ne répondait pas du tout à l’idée qu’ils se faisaient du Messie.

- soit parce que leur fol orgueil et leur jalousie les frappait d’aveuglement « Tu es un blasphémateur, lui disaient-ils, parce que n’étant qu’un homme, tu te fais Dieu ».

Oh, prenons bien garde, chers frères et sœurs, de ne pas renouveler pour notre compte une telle méprise ! Ce malheur ne se reproduira pas si nous savons ravier et intensifier notre esprit de Foi.

Le vrai chrétien, celui qui vit essentiellement de la Foi, ne rencontre pas seulement le Seigneur dans la prière et les sacrements, mais le voyant dans toutes les créatures il le trouve en toutes choses et peut ainsi maintenir son contact avec Lui, même au milieu des occupations les plus absorbantes.

L’esprit de Foi lui fait pénétrer l’opacité des créatures et des évènements, au-delà desquels il voit toujours la main de Dieu qui guide et dirige tout.

Savoir ainsi reconnaître et rencontrer le visage si aimant du Seigneur, dans chaque créature – même en celles qui nous heurtent, nos offensent, nous font souffrir – et aussi dans chaque évènement jusqu’aux plus désagréables, pénibles ou déconcertants – est un des grands secrets de la vie spirituelle. Mais seul le Seigneur peut, si nous l’en supplions instamment, nous faire parvenir à un tel degré de Foi.

Demandons-Lui cette grâce surtout en ce temps de l’Avent par l’intermédiaire de Celle qui est le modèle insurpassable de la Foi chrétienne : la Très Sainte Vierge Marie. Puissions-nous, avec son aide maternelle grandir toujours plus dans une Foi vigoureuse, éclairée, courageuse et contagieuse. Que notre Foi soit, de plus en plus, en notre cœur, ce foyer de lumière surnaturelle qui éclaire tous les détails de notre vie pour que nous puissions toujours y trouver le Seigneur et qui constitue une source intarissable de joie, parce qu’elle nous fait toucher mystérieusement le Seigneur, nous permettant ainsi de communier à son être et à sa vie, dans l’attente du jour bienheureux, où dans la vision de gloire « nous le verrons tel qu’Il est ».

 Amen.

 

En cliquant sur cette image, vous trouverez la Prière Universelle du trés bon site "Jardinier de Dieu".

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