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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 14:54

Année C

Lecture du livre de l’Exode 3, 1-8a.10. 13-15

Le Dieu que rencontre Moïse, est celui qui voit la misère de son peuple, entend ses cris et vient pour le sauver.

En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ». Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel. Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël ». Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS’ ». Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : Peut-on connaître Dieu ? À la question de Moïse : « Quel est ton nom ? », Dieu répond : « Je suis qui je suis ». C’est une fin de non-recevoir adressée à une vaine curiosité humaine. On ne peut connaître Dieu, à moins de faire l’expérience de sa présence et de son action pour les hommes. Alors, on verra qu’ « il-est-avec » le pauvre dans l’angoisse, le petit réduit à la misère, l’humilié sous la botte des exploiteurs. Il est avec eux pour les délivrer. Mais seul celui qui, comme Moïse, s’est compromis avec Dieu pour délivrer ses frères sait cela autrement que dans les livres.

Quelles sont les terres saintes que foulent mes pieds, Seigneur ? C’est le cœur des pauvres, c’est la misère de tant de tes frères, ce sont les cris de souffrance qui s’échappent des lèvres des malades… va, c’est vers eux que je t’envoie. Tu ôteras tes sandales pour t’approcher d’eux avec humilité et délicatesse. Et tu sauras alors que je suis avec toi.

Psaume 102

R/ : Le Seigneur est tendresse et pitié.

  • Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! R/
  • Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. R/
  • Le Seigneur fait œuvre de justice, il défend le droit des opprimés. Il révèle ses desseins à Moïse, aux enfants d’Israël ses hauts faits. R/
  • Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10, 1-6.10-12

La vie chrétienne est toujours une marche risquée ; les sacrements ne sont pas une assurance contre tous les risques.

Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer. Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ; tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ; tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ. Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert. Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là. Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés. Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps. Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.  – Parole du Seigneur.

Commentaire : Paul rencontre dans la jeune communauté chrétienne de Corinthe des esprits forts qui se croient à l’abri des tentations et prétendent pouvoir tout voir, tout entendre, raisonner sur tout. Pourtant, ni leur foi, ni les sacrements ne les dispensent d’être prudents et de se défier d’eux-mêmes. L’histoire sainte est pleine d’enseignements à ce sujet. Malgré leur confiance en Moïse, bien qu’ils aient tous traversé la mer Rouge, mangé la manne et bu de l’eau du rocher – qui figuraient à l’avance les sacrements du baptême et de l’eucharistie – les Hébreux n’ont pas tous atteint la terre promise. Ceux qui se sont laissés aller sont resté en cours de route.

Prendre garde de ne pas tomber, même si l’on se croit solide, cela commence par ne pas juger ceux de nos frères qui sont en difficulté et par soutenir ceux qui faiblissent. Comment notre communauté chrétienne et nos équipes développent-elles cette solidarité active entre croyants ?

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le royaume des Cieux est tout proche. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13, 1-9

La hache est au pied de l’arbre qui ne porte pas de fruit, disait Jean Baptiste. Mais Jésus offre au figuier stérile un délai de grâce !

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.

Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même ».

Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : En faisant allusion aux Galiléens massacrés par Pilate et aux dix-huit victimes retirées des décombres de la tour de Siloé, Jésus n’appelle pas d’abord ses contemporains à se préparer à une éventuelle mort subite, mais à comprendre l’importance du moment présent : Israël est comme un figuier stérile dont tout autre que Dieu aurait déjà décidé l’abattage. S’il patiente quelque temps encore, les trois ans de la prédication du Christ, il est urgent d’en tenir compte. Passé ce délai, Dieu confiera la réussite de son projet à un autre peuple, l’Église qui portera du fruit parmi les païens.

Deux événements de l’actualité : à l’encontre de l’opinion générale, Jésus n’y voit pas un châtiment divin contre de grands pécheurs ; il proclame au contraire la patience de Dieu qui offre toujours un délai de grâce. Saura-t-il toucher nos cœurs pendant le Carême ?

Homélie

Pour accrocher l’attention de ses auditeurs, Jésus se réfère volontiers à des faits divers ou événements qui font l’objet de toutes les conversations. Or, voici que deux catastrophes survenues à Jérusalem lui permettent d’insister fortement sur ce qui est sa préoccupation dominante : la conversion de tous les hommes qu’il est venu sauver.

Pilate, gouverneur à la poigne rude vient de faire abattre dans le temple une bande de galiléens, des révolutionnaires, sans doute, pour lesquels les romains étaient sans pitié. Peu auparavant une tour des remparts, près de la piscine de Siloé, s’étaient écroulée faisant périr 18 personnes.

A l’époque de Jésus la mentalité courante pensait que les épreuves subies par quelqu’un étaient une punition que Dieu lui infligeait pour ses péchés. Mais Jésus n’accepte pas cette manière de voir. Il ne veut pas qu’on établisse un lien de cause à effet entre la culpabilité d’une personne et le malheur qui lui arrive. La recherche du coupable, ce n’est en fait, qu’une manière trop facile de se donner une bonne conscience en se plaçant soi-même dans le camp des justes. Avouons-le franchement, notre mentalité nous, hélas, ressemble par bien des côtés à celle des contemporains de Jésus. On voit bien la culpabilité des autres, mais pas la sienne. Ce sont toujours les autres qui sont responsables, ou bien c’est l’autorité, le système ou encore la société, ce n’est jamais nous.

Dites-moi, frères et sœurs, est-ce si souvent que nous sommes assez vrais, assez humbles pour nous remettre personnellement en cause, autrement dit pour nous reconnaître pécheurs ? Or voici que Jésus, aujourd’hui dans cet évangile, nous renvoie à notre conscience. Oh ! Comme il voudrait que nous acceptions enfin de porter un regard lucide et sans complaisance sur notre péché, comme il voudrait que nous en comprenions la gravité et découvrions les conséquences désastreuses qu’il a sur nous-mêmes et sur les autres, la pire de ces conséquences étant lorsqu’il s’agit d’un péché grave non pas la mort physique, mais la mort spirituelle, la mort de cette vie divine qui habite notre âme depuis notre baptême. Car le seul malheur à redouter voyez-vous, c’est bien celui-là : perdre la vie surnaturelle qui est notre trésor le plus précieux, mais combien fragile et nous savons bien qu’on peut la perdre par un seul péché grave, un péché dont on sait qu’il va tuer en nous l’amour de Dieu, mais auquel, on consent parce qu’on préfère sa volonté propre à la volonté de Dieu. C’est la raison pour laquelle Jésus nous avertit avec véhémence « Si vous ne vous convertissez pas vous périrez tous de même... »

Comprenons, bien encore une fois, que ce n’est pas de la mort physique qu’il veut nous parler, mais uniquement de l’autre : la mort éternelle dans laquelle on peut être fixé par la mort physique, si au moins dans les derniers instants on n’a pas demandé humblement , pardon, mort éternelle qui consiste en la privation définitive de ce Bien infini qu’est Dieu, en la perte de ce bonheur parfait avec Dieu et en Dieu pour lequel nous avons étés crées. « Ne craignez pas, avait-il déclaré en d’autres circonstances, ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps, craignez plutôt celui qui peut perdre l’âme (c'est-à-dire le démon) et la jeter dans la géhenne de feu (c'est-à-dire l’enfer) ».

Si Jésus manifeste une telle dureté dans ses propos c’est parce qu’il veut nous secouer énergiquement, c’est parce qu’il veut nous réveiller de notre tragique inconscience, nous faire redécouvrir toute la gravité, toute la nocivité du péché, et nous stimuler par là à une sérieuse et salutaire conversion. Nous aurions grand tort de voir dans les paroles dures de Jésus une condamnation. Car, en vérité, ce n’est pas Dieu qui condamne, c’est l’homme qui, en toute liberté se condamne à périr éternellement en disant un non catégorique à l’Amour divin, en se fixant orgueilleusement dans un refus et un mépris total de cet Amour. La violence de Jésus, ce n’est pas autre chose, voyez-vous, que la violence de l’Amour divin miséricordieux qui ne peut pas supporter de voir les hommes courir si légèrement, si allègrement à leur perte. Et nous savons bien jusqu’où elle est allée cette folie d’amour qui habite le cœur de Jésus... Elle l’a conduit jusqu’à se laisser horriblement torturer et crucifier, pour que l’homme, ouvrant les yeux, puisse mesurer au moins un peu la malice infinie du péché et pour qu’enfin touché et bouleversé par un si grand Amour, il se décide à retrouver coûte que coûte, l’amitié divine qu’il avait perdue.

Chers frères et sœurs, au cours de cette marche ascendante vers Pâques qu’est le Carême, nous nous efforcerons d’être plus attentifs aux avertissements très sévères que Jésus nous a adressés, avertissements que depuis plus d’un siècle, la Vierge Marie, notre Mère si aimante, a repris comme en écho lors de ses apparitions à la terre, en particulier à Lourdes et à Fatima. Rappelons-nous ses paroles :

- à Lourdes : « Pénitence, pénitence, pénitence »

- à Fatima : « Il faut que les hommes changent de vie, qu’ils n’offensent plus Notre Seigneur qui est vraiment trop offensé »

Puissions-nous prendre davantage conscience que notre vie à transformer est une exigence permanente de l’Evangile. C’est tous les jours qu’il nous faut travailler à ce changement radical de tout notre être qui est concerné et dans toutes ses relations. Il est bien évident qu’un tel retournement exige un arrachement très coûteux : la rupture par rapport au péché et à tout ce que le péché implique ne peut pas se faire sous douleur... Mais ce qu’il faut bien voir aussi c’est que la conversion comporte un aspect positif : car on ne rompt avec le mal que pour revenir à Dieu, pour se réconcilier avec celui dont l’amour s’est manifesté si merveilleusement dans le Christ et qui nous redonne la Paix et la Joie en nous accordant son Pardon. Se convertir, c’est sortir de la nuit pour tout voir et pour tout vivre dans la Lumière de Pâques.

« Ouvrez les Portes au Rédempteur » c’est par ces mots, on s’en souvient, que le Pape Jean-Paul II a inauguré son Pontificat. Faisons en sorte que ce pressant appel ne tombe pas dans le vide.

Oui, ouvrons frères et sœurs notre cœur à Jésus, lui qui est si impatient d’y entrer et d’y établir sa demeure, afin de le transformer en Buisson Ardent tout rayonnant et tout flamboyant du feu de son Amour.

« Le temps passe, l’éternité approche ». Ce serait folie de remettre à plus tard notre conversion.

Amen.

Prière universelle

Prier, c'est ce que nous pouvons faire de mieux lorsque nous nous sentons dépassés par l'ampleur de la mission :

  • Seigneur notre Dieu, tu fais confiance à ton Église pour faire avancer ton Règne. Purifie-la de tout orgueil, nous t'en prions. R/
  • Seigneur notre Dieu, des peuples opprimés attendent que tombe le mur de l'injustice. Montre-leur ton salut, nous t'en prions. R/
  • Seigneur notre Dieu, tu suscites sans cesse parmi nous des témoins de ton amour. Encourage leurs efforts, nous t'en prions. R/
  • Seigneur notre Dieu, tu choisis notre communauté pour révéler ta tendresse aux hommes. Affermis nos liens avec toi, nous t'en prions.

Prions : Seigneur, nous nous ouvrons à ton amour pour mieux vivre ce Carême. Mets en nous le vrai dynamisme de l'Évangile par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen !

Source : https://diocese.ddec.nc/cern/ADAP_1/annee_c/careme/careme03_c.htm

 

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