Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 16:15

Année B

Lecture du livre de l’Exode 20, 1-17

La pratique du Décalogue est la réponse du peuple à l’initiative du Dieu qui libère.

En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération. Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom. Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.

Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient ». - Parole du Seigneur.

Commentaire : Ces dix commandements sont le code de la route d’un peuple sorti de l’esclavage et qui marche vers la liberté sous la conduite du Dieu libérateur. Ils ont pour but de garantir et de baliser cette marche en dénonçant les idoles qui asservissent l’homme et en mettant en garde contre la tentation d’asservir son frère en lui volant sa femme, ses biens ou sa réputation. Ce code peut nous paraître simpliste au regard de l’Évangile, mais peut-on prétendre vivre l’Évangile sans être d’abord fidèle à ces commandements ?

Aimer, c’est avoir un amour exigeant pour celui que l’on aime. Comment concilions-nous amour et exigence dans notre tâche de parents, d’éducateurs, d’enseignants ou de catéchistes ?

Psaume 18

R/ : Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle.

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. R/

Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. R/

La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables : R/

plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 1, 22-25

Que Dieu se soit révélé dans un crucifié prendra toujours les hommes à contre-pied de leurs idées sur Dieu et sur l’homme.

Frères, alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient juifs ou grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. - Parole du Seigneur.

Commentaire : La réflexion des philosophes grecs sur Dieu et le sens aigu de la grandeur divine qu’avaient les Juifs sont certainement par les plus hauts sommets spirituels de l’Antiquité. Cette recherche avait conduit le monde grec à la conception d’un Dieu rationnel, norme suprême de l’intelligence et de l’harmonie de l’univers, et le monde juif à celle d’un Dieu tout-autre, inaccessible, le Tout-Puissant créateur et maître de l’histoire. Et que fait Dieu ? Il a planté la croix de son Fils en plein milieu de ce monde. Et qu’annoncent Paul et les apôtres ? Que cet homme crucifié est l’ultime parole où Dieu se fait connaître en qu’en lui repose le salut du monde ! Et qu’est-ce que l’Église ? Le groupe de ceux qui, devant cette folie de Dieu au regard des hommes sensés, ont abandonné toute assurance propre, toute prétention à se valoriser eux-mêmes pour croire que cette faiblesse infinie de Dieu est la force qui transformera le monde !

Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément ? A la folie ? Oui, c’est ainsi que Dieu nous aime et il nous l’a prouvé par la croix de Jésus. Et nous, comment aimons-nous,

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2, 13-25

C’est un corps d’homme, celui de Jésus ressuscité, que Dieu se rend présent désormais à tous les hommes.

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ». Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai ». Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Les sacrifices d’animaux et les offrandes que faisaient au Temple de Jérusalem les nombreux pèlerins de la Pâque nécessitaient la présence des marchands et des changeurs qui envahissaient le parvis. Ce trafic, s’il prêtait parfois à des transactions malhonnêtes, était nécessaire. Pourquoi donc le geste violent de Jésus ? En agissant ainsi, Jésus met fin, symboliquement, au privilège du peuple élu : désormais c’est le Christ ressuscité qui est le seul chemin vers Dieu, le seul Temple où l’on peut rencontrer Dieu. Et ce nouveau Temple est universel, il n’est la propriété d’aucun peuple, d’aucune civilisation.

Notre communauté chrétienne, corps du Christ, est la maison du Père. Les services ecclésiaux que nous y accomplissons pour la rendre vivante et ouverte au monde prolongent l’amour de Jésus pour elle, et parfois aussi son tourment.

Homélie

L’enseignement qui se dégage de cet Evangile des « vendeurs chassés du Temple » est particulièrement dense et d’une grande portée.

Vous l’avez peut-être remarqué, saint Jean qui commence son récit en parlant de la Pâque Juive le termine en évoquant la Pâque de Jésus. C’est qu’en effet de la Pâque Juive à la Pâque Chrétienne un même mystère insondable se joue : un mystère de mort dont surgit la vie, un mystère de destruction d’un Temple dont un autre Temple surgit. Ce qu’il faut bien comprendre tout d’abord c’est que le geste répressif de Jésus expulsant les vendeurs du Temple est un geste de purification. Jésus entend rappeler avec force que le Temple c’est la maison de Dieu, le haut-lieu du recueillement et de la prière. Il ressent comme une offense très grave faite à Dieu la profanation de ce Temple. Il ne peut tolérer que ce lien privilégié, cœur de la Terre Sainte où Dieu accueille son peuple devienne un entrepôt commercial et un champ de foire.

Comment pourrait-on trouver Dieu et le prier dignement dans un tel vacarme ?

L’honneur de Dieu commande le geste du Christ ainsi que sa réprobation : « Enlevez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic... »

Qu’elles soient admises parce que commodes, avantageuses ou utiles, il y a des situations, des traditions qui sont inconciliables avec une piété vraie, conforme à la volonté de Dieu...

Mais beaucoup plus qu’un geste de purification, le geste de Jésus est un geste d’amour. L’expression « La maison de mon Père » attire en effet l’attention sur l’identité profonde de cet homme : « Jésus de Nazareth ». Un grand secret se cache en sa personne ! Entre lui et Dieu il y a une extraordinaire intimité d’amour. Il est vraiment chez lui, plus que partout ailleurs dans ce Temple Saint de l’Eternel. Oui, ce « Saint des Saints », ce sanctuaire où personne n’a le droit d’entrer (sauf le grand prêtre une fois par an) ; ce lieu séparé de tout, ce lieu « intouchable » où on ne peut pénétrer, sans mourir, Jésus dit tout simplement que c’est la maison de « Son Père » et donc sa propre maison de Fils. Déjà à l’âge de 12 ans, il avait dit la même chose à Marie et à Joseph tout étonnés : « Ne savez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »

Oui, Jésus nous fait comprendre, ici, par son attitude que ce qui est premier dans le culte que nous rendons à Dieu, ce ne sont pas les gestes que nous faisons, mais le cœur filial que nous y mettons.

Ses disciples, nous dit saint Jean, se rappelèrent cette parole du psaume : « L’amour de ta maison fera mon tourment ». Pour Jésus, « L’amour du Père le dévore littéralement, comme un feu dévore les brindilles... » Son sacrifice, à Lui ne sera pas rituel extérieur à Lui. Ce sera lui-même qu’il offrira en sacrifice et il y passera tout entier.

Et là encore frères et sœurs, chacun et chacune d’entre nous doit s’interroger : en quoi consiste le culte que je rends à Dieu ?

Est-ce que je me contente d’assister à la Messe ? Ou bien est-ce que j’y participe, en joignant à l’offrande du Christ, l’offrande de tout mon être, et plus particulièrement de ce que je viens de vivre au cours de la semaine écoulée ?

Est-ce que je suis comme Jésus et en union avec Lui, brûlé de zèle, dévoré d’amour, fasciné par Dieu, tout donné à la cause de Dieu ?

« Détruisez ce Temple et en 3 jours je le relèverais » dit Jésus. Ici, dans le texte grec il n’y a pas le mot Temple mais le mot Sanctuaire. Or, ce sont deux mots différents :

Le Temple désignait l’ensemble des édifices, y compris les cours, les places, les divers parvis. Quand Jésus dit « Détruisez ce Sanctuaire », il va beaucoup plus loin que s’il disait « Détruisez ce Temple », car le Sanctuaire, c’était au cœur du Temple, un tout petit édifice qui abritait la Présence de Dieu.

Jésus sera condamné à mort, vous le savez, pour avoir prononcé cette phrase, « Détruisez ce Sanctuaire et je le relèverai... Aux yeux des Juifs, en effet, c’était un blasphème. Car ce Sanctuaire était l’orgueil de la nation juive, un bien vénéré de prière et de pèlerinage, le seul bien de culte d’Israël...

Quelle audace chez cet homme Jésus ! pensaient-ils ? Saint Jean prend soin d’ailleurs de préciser tout aussitôt : « Le Sanctuaire dont il parlait c’était son corps ».

Nous voici, bien évidemment au cœur du message proclamé par cette page d’Evangile. Essayons, un instant, de pénétrer dans la conscience que Jésus avait de lui-même. Il sait qui il est. En disant qu’il est un Sanctuaire il se constitue en lieu de la Présence divine. C’est son Corps « En qui habite la plénitude de la divinité », qui est le Nouveau Temple, le lieu du nouveau culte.

Jean-Baptiste avait eu raison de le désigner comme l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, car il fut immolé, sacrifié sur le Calvaire à l’heure même où dans ce même Temple, on immolait d’innombrables agneaux pascals, la veille du Grand Sabbat de la Pâque.

Par son Corps sacrifié Jésus venait remplacer tous les sacrifices et rendre inutile le Temple de Jérusalem dont le rideau pouvait alors se déchirer. Et de ce Corps sortit alors le fleuve d’eau vive, l’eau et le sang annoncé par le prophète Ezéchiel comme « sortant du Sanctuaire ».

Aussi quand il ressuscita (se releva) d’entre les morts ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela : « Voici donc la Pâque de Jésus et des chrétiens qui achève la Pâques des Juifs dont je vous parlais au désert ». Voici la libération inouïe et radicale dont la libération de l’esclavage d’Egypte n’était qu’une annonce et une figure. Voici le Temple nouveau qui rend caduc tout autre lieu de culte.

Ainsi le lieu de la Présence de Dieu n’est plus un édifice, c’est quelqu’un. C’est le Corps du Christ. Toute la liturgie chrétienne n’existe qu’autour de ce Corps. Mais comprenons jusqu’où va ce mystère.

Saint Paul dira aux premiers chrétiens « Vous êtes le Corps du Christ ». Voilà où se fonde l’éminente dignité de l’homme « Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? »

Ce n’est donc pas seulement le Corps ressuscité de Jésus, qui est le nouveau Temple de Dieu, c’est le corps de chaque baptisé.

Voilà pourquoi saint Paul ajoute « Glorifiez Dieu dans votre corps ».

Oui, par vos yeux qui contemplent, par vos oreilles qui écoutent, par vos lèvres qui prient, qui sourient ou qui annoncent la Bonne Nouvelle, par vos mains qui se tendent soit pour donner soit pour accueillir, rendez Gloire à Dieu.

Puisse cette vérité, à savoir :

- que nous sommes pour le Christ « des humanités de surcroît » selon la belle expression de sainte Elisabeth de la Trinité,

- que nous sommes ses prolongements même en notre corps nous faire vibrer de reconnaissance pour le Seigneur et d’amour pour nos frères qui sont comme nous des Sanctuaires du Dieu vivant.

Amen.

Prière Universelle

En ce 3ème dimanche de Carême, Dieu, nous nous réunissons ici pour te louer, pour te confier toutes les difficultés et les besoins de nos frères, nos sœurs, en ce monde :

R/ : Notre Père, notre Père, nous te supplions humblement.

  • Seigneur Dieu, aide ton Église à témoigner au monde que le cœur de ta loi c'est l’amour, nous t’en prions. R/
  • Seigneur Dieu, aide les responsables des pays à découvrir que gouverner ne signifie pas régner, mais que c’est servir leurs peuples dans la justice et la paix, nous t’en prions. R/
  • Seigneur Dieu, aide tes fidèles à vivre le sacrement de la réconciliation avec une profondeur renouvelée afin de goûter ton infinie miséricorde, nous t’en prions. R/
  • Seigneur Dieu, aide les scientifiques en lutte contre la désinformation sur la pandémie de Covid-19 à viser le vrai sens de la vie, nous t’en prions. R/
  • Seigneur Dieu, aide tous les personnes, notamment les jeunes qui sont éprouvés par la crise sanitaire à bien exprimer leur mal-être et à le surmonter, nous t’en prions. R/

Dieu, notre Père, reçois nos prières reçues de ton Esprit en ce jour, par ton Fils, le Christ notre Seigneur. Amen.

Source : http://www.jardinierdedieu.com

Lectures du 3ème dimanche de Carême en DOCX et PDF

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le Blog de Jackie
  • : Nombreux coloriages catholiques et autres, vies de saints et homélies. Suivez-moi sur FB, Twitter, Pinterest et Instagram (voir icônes en bas de page).
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • Jackie
  • Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. 
Il y a une multitude d'infos de toutes sortes : coloriages, contes... Bonne balade à tous. Merci.
  • Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. Il y a une multitude d'infos de toutes sortes : coloriages, contes... Bonne balade à tous. Merci.

Ma Bible illustrée

ANCIEN TESTAMENT

NOUVEAU TESTAMENT

LES PARABOLES

Divers

 

 

Compteur mondial

 

 

 

Espace Missionnaire de Brive

Annonces de la semaine du 22 au 28 février