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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 16:00

Lecture du livre de la Sagesse 6, 12-16

Nous croyons toujours que c’est nous qui cherchons Dieu. Mais à travers la Sagesse, c’est Dieu qui vient à notre rencontre, jusqu’à venir en personne par Jésus.

La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent. Elle devance leurs désirs en se faisant connaître la première. Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte. Penser à elle est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci. Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre. – Parole du Seigneur.

Commentaire : À Alexandrie, capitale culturelle du monde grec au 1er siècle avant notre ère, bien des maîtres de philosophie se présentaient pour donner aux hommes la connaissance de la vérité et de la sagesse de vie. Obtenir cette sagesse réclamait de longues études et méditation pas toujours couronnées de succès. Notre auteur présente en regard la Sagesse qui vient de Dieu comme une amie qui prévient les désirs des hommes, va au-devant d’eux et les accompagnent dans leur recherche. Elle se laisse trouver aisément par ceux qui la cherchent avec loyauté, seule condition pour être digne d’elle. Nous savons désormais que cette vérité et cette sagesse de vie est une personne divine, le Christ Jésus, ami des hommes qui cherchent la vérité d’un cœur loyal.

Dans la prière je relis ce texte en remplaçant la « Sagesse » par la « personne de Jésus Christ » et en prenant le temps de m’arrêter quelques instants sur les phrases qui me parlent le plus.

Psaume 62

R/ : Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu !

  • Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. R/
  • Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire. Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres ! R/
  • Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom. Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange. R/
  • Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler. Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens 4, 13-18

À ceux qui sont inquiets pour le sort de leurs morts, Paul rappelle que la résurrection du Christ est le gage du cortège triomphal qui mènera les vivants et les morts à la rencontre du Seigneur.

Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis. Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Les Thessaloniciens croient que Jésus est ressuscité, mais lorsqu’il s’agit de leurs défunts, ils ne le croient plus puisqu’ils doutent de leur sort. Leur foi a bien du mal à passer dans leur vie et leur espérance. Paul leur rappelle que le chrétien est un homme d’espérance, une espérance inébranlable puisqu’elle s’appuie sur un fait, celui de la résurrection de Jésus, et non sur quelque espoir humain de survie par-delà la mort. Ceux qui ont vécu dans l’amitié du Christ lui sont unis pour toujours. Lors de la résurrection universelle, les vivants comme les morts paraîtront ensemble devant le Christ-Juge pour partager sa gloire auprès du Père s’ils lui sont restés fidèles.

Peu importe le scénario. Pour l’apôtre l’essentiel tient dans cette phrase : « Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur ». C’est de cette certitude qu’il nous faut témoigner auprès de ceux qui sont dans l’ignorance au sujet de leurs défunts.

AlléluiaAlléluia. Veillez, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 1-13

Les dix jeunes filles étaient toutes parties à la noce ; cinq ont trouvé porte close parce qu’elles n’avaient pas gardé leur lampe allumée. Jésus ne prévient pas quand il passe.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’ Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : La phrase finale qui demande de veiller s’adapte assez mal à la parabole puisque toutes les jeunes filles se sont endormies. Il s’agit plutôt d’être prêt à rencontrer le Christ à tout moment, même dans la nuit qui symbolise souvent dans la Bible l’opacité d’un monde livré au péché, même si le Christ paraît tarder à venir, ce qui évoque pour Matthieu la tentation de désespérer du Seigneur aux moments de crise. Il s’agit de tenir en tout temps sa lampe allumée, c’est-à-dire d’agir selon la volonté de Dieu, en vivant dans la foi et la charité et non de se moquer de Dieu en se berçant de belle paroles ou de bons sentiments. Car la parabole est celle d’un jugement sévère : « Je ne vous connais pas », adressé à des chrétiens qui croyaient qu’il suffisait de dire : « Seigneur, Seigneur ! »

Être prêts à aller au-devant du Christ même quand sa venue est impromptue lors d’une rencontre, d’un événement, d’une demande qui nous est adressée.

Homélie

En ces derniers dimanches de l’année liturgique, l’Eglise nous invite à devenir des Sages qui se posent les vraies questions fondamentales et essentielles :

  • Où allons-nous ?
  • Quel est le sens de notre vie ?
  • Qu’est-ce qui est primordial pour nous ?
  • Quelle est l’ultime fin de l’homme ?

Et si la vraie sagesse consistait à ne jamais oublier que notre vie actuelle n’est pas la vraie vie, mais un voyage inexorable vers la mort !…

 

Malheureusement le monde moderne s’ingénie à effacer cette réalité de la mort, à la camoufler derrière les murs insonorisés de nos hôpitaux. Le défunt s’en va souvent seul (comme sur la pointe des pieds) et il passe discrètement du funérarium au cimetière…

Nous risquons fort de mourir dans l’inconscience de notre mort, drogués par toutes sortes de calmants…

Nous vivons surtout aveuglés par le faux-espoir que la mort n’existe pas pour nous. Tout au plus existe-t-elle pour les autres… Pourtant nous la rencontrons à tout instant : chaque jour à la radio nous apprenons la disparition de tel ou tel homme célèbre. Nous revoyons constamment à la télévision les visages d’artistes disparus, d’hommes politiques ou de grands savants.

Les catastrophes se suivent et emportent avec elles leur cortège de victimes de tout âge et de toute condition : on finit même par s’habituer au chiffre impressionnant de ceux qui en quelques instants disparaissent dans les tremblements de terre, les inondations ou les attentats de plus en plus meurtriers.

Alors, frères et sœurs, parlons de la mort. N’hésitons pas à la regarder en face : cela ne nous fera pas mourir maintenant.

D’abord une chose est sûre : c’est qu’un jour nous ne serons plus : demain, dans 10 ans ou dans 80 ans… Peu importe, la vie est courte et la mort nous attend inexorablement. Nous sommes des condamnés en sursis.

Mais il y a une autre certitude, c’est que la mort comme l’époux de la parabole « viendra au milieu de la nuit » c’est-à-dire sans prévenir, sans faire-part, ni invitation. Elle sera toujours une surprise « un cri déchirant la nuit… » « vous ne savez ni le jour, ni l’heure ». Mais son heure pour chacun de nous sera celle de Dieu.

La parabole des vierges sages et des vierges folles éclaire singulièrement ce qu’est la vie et la mort. Au temps du Christ la jeune fille attendait le bon vouloir de son fiancé pour fixer la date des noces. Il venait la surprendre (même en pleine nuit) pour s’assurer qu’elle était prévoyante et digne d’être son épouse.

A travers ce récit, Jésus nous livre la clé du sens de la vie terrestre : le jour de notre baptême nous avons été fiancés au Christ-Jésus, le Fils de Dieu. Saint Paul le disait explicitement à ceux qu’il avait évangélisé. « Je vous ai fait rencontrer le seul époux véritable, vous êtes l’épouse vierge et sainte que j’ai présentée au Christ ». Ce jour-là un cierge allumé nous a été confié, signe de la lumière de la foi déposée en nos cœurs. La vie devient ensuite le temps de l’attente, une attente heureusement supportable, car à chaque Eucharistie, l’Epoux vient mystérieusement nous assurer et nous nourrir de sa présence et de son amour. Mais c’est seulement la mort qui nous fera entrer pleinement dans les noces définitives avec le Seigneur, si toutefois nous avons gardé dans notre cœur la Lumière de la Foi est la Flamme de l’Amour.

Frères et sœurs, nous savons que la terre est cet immense chantier où la matière a donné la vie, qui elle-même a accédé à l’intelligence et à l’esprit. Puis l’esprit, travaillé intérieurement par la grâce, est devenu amour. Le magnifique projet de Dieu est que les hommes deviennent amour comme lui-même est amour.

Pour réaliser ce plan, il a envoyé son Fils qui s’est fait homme pour que les hommes deviennent comme Lui des fils de Dieu. Ce fils, le Christ a accroché les hommes à sa cordée pour les entraîner à sa suite vers la Maison du Père. Mieux que cela il a épousé l’humanité sur le lit nuptial de la Croix. Il lui a mis l’alliance au doigt pour que promue fille de Dieu par épousailles avec le Fils Unique, elle entre un jour dans l’indicible bonheur de la Très Sainte Trinité.

En fait, le projet de Dieu ce sont les noces éternelles de son Fils et de l’humanité commencées ici-bas et consommées dans la Gloire de l’au-delà.

Ainsi chacun de nous, à sa mort entre dans les noces de l’éternité dont les noces terrestres de l’homme et de la femme sont l’Annonce et le Signe.

Dès lors pourquoi craindre la mort ?

Nous serons emmenés par Dieu avec Jésus nous dit Saint Paul, pour devenir par Lui et en Lui, en compagnie de Marie et de tous les saints, des êtres éternellement vivants, jouissant de l’inimaginable Béatitude du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Cette venue de l’Epoux puissions-nous frères et sœurs l’attendre ardemment et impatiemment. Sachant qu’il viendra comme un voleur, essayons de garder toujours allumée dans notre cœur la flamme de la Foi et de l’Amour.

Préparons-nous chaque jour à la rencontre.

Faisons nôtres les paroles du Psaume 62 : « Mon âme a soif du Dieu vivant, quand le verrai-je face à face ? »

Oui, qu’une prière humble, confiante, et persévérante creuse toujours plus en nous le désir de ce grand rendez-vous d’Amour au sein de notre vie.

Amen.

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