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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 19:07

Lecture du livre d'Isaïe 62, 1-5

Notre Dieu apporte la joie aux délaissés de la terre qui deviennent ses préférés.

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas, et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse que sa justice ne paraisse dans la clarté, et son salut comme une torche qui brûle. Et les nations verront ta justice ; tous les rois verront ta gloire. On te nommera d’un nom nouveau que la bouche du Seigneur dictera. Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu. On ne te dira plus ; « Délaissée ! » À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! » Toi, tu seras appelée « Ma Préférence », cette terre se nommera « L’Épousée ». Car le Seigneur t’a préférée, et cette terre deviendra « L’Épousée ». Comme un jeune homme épouse une vierge, ton Bâtisseur t’épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu. – Parole du Seigneur.

Commentaire : La petite troupe des juifs rapatriés de Babylone au VIème siècle avec J.C. est bien déçue : beaucoup de leurs compatriotes n’ont pas voulu rentrer d’exil, les populations demeurées en Palestine sont hostiles aux nouveaux arrivants, la reconstruction du Temple ne s’amorce pas, la ville de Jérusalem fait piètre figure, et surtout Dieu paraît se désintéresser de ce petit noyau de fervents. Le moral est bien bas. Pourtant, écrit le prophète, c’est avec eux que Dieu a lié sa cause, qu’il a fait alliance par amour : s’il les épouse dans les conditions désastreuses de leur existence, quel ne doit pas être leur bonheur de se savoir tendrement aimés de lui, quelle ne doit pas être leur certitude que son amour va balayer leur misère.

Dieu épouse une « terre délaissée, déserte », qu’il nomme « ma préférée ». Combien de délaissés et de gens qu’à désertés l’espérance attendent autour de nous de s’entendre nommer les préférés de Dieu ! Qui saura leur dire ces mots de tendresse ?

Psaume 95

R/ : Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur !

  • Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom ! R/
  • De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! R/
  • Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur, la gloire et la puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom. R/
  • Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté. Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi ! Il gouverne les peuples avec droiture. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12, 4-11

Les dons ou les talents que Dieu distribue généreusement dans son Église, ont une portée communautaire.

Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ; à un autre est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter. Mais celui qui agit en tout cela, c’est l’unique et même Esprit : il distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Paul s’attaque aux rivalités qui existaient entre chrétiens, au sujet des talents qu’ils avaient reçus de Dieu. Les uns réclamaient le premier rôle à cause de leur science à expliquer les mystères chrétiens : d’autres mettaient en avant leur foi ou leur don de guérir d’autres invoquaient leur lucidité, leur aptitude à réfléchir sur le sens des événements ; enfin certains enthousiastes réclamaient bruyamment leur place, à cause de leur façon assez mystérieuse de prier à haute voix. Que leur répond Paul ? Ces dons de l’Esprit Saint sont partagés à chacun, non pour sa vanité personnelle mais en vue du bien commun, qui est l’unité de la communauté dans la diversité de ses expressions.

Je cherche à énumérer les dons de l’Esprit que je découvre dans les personnes de ma communauté chrétienne. Quels sont aussi ceux que je reçois de l’Esprit en vue « du bien de tous ? »

Alléluia. Alléluia. Dieu nous a appelés par l’Évangile à entrer en possession de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2, 1-11

Le premier signe qu’accomplit Jésus est de venir partager la joie des hommes au cours d’un repas de mariage.

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin ». Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ». Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres ». Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas ». Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant ».

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : On pourrait rêver d’avoir été attablé avec le Christ au festin de noces à Cana. Pourtant, à ce moment, Marie elle-même en était restée à espérer un miracle bien matériel : du vin. Quand l’heure de Jésus aura sonné, on reconnaîtra qu’il voulait donner beaucoup plus : son sang. Le vrai festin de noces, c’est le baptême, où le sang du Christ nous purifie et nous rend l’amitié avec Dieu que les ablutions des juifs n’obtenaient pas ; c’est l’eucharistie, où le Christ s’unit à nous, plus intimement que les époux, pour que nous ne fassions plus qu’un avec lui ; c’est toute notre vie, où la joie de son amitié est le plus sûr signe de sa présence qui, elle, ne viendra pas à nous manquer.

Avons-nous la délicatesse de Marie pour percevoir les besoins des gens qui nous entourent, et pour chercher à y répondre ?

Homélie

Que le premier acte public de Jésus, son premier « signé » ait été accompli au cours d’une noce et dans le but de redonner du vin au moment où celui-ci venait à manquer n’est pas sans signification. Le vin n’est-il pas dans toutes les civilisations, sous une forme ou sous une autre, le stimulant de la joie communautaire et le symbole de l’amour qui transforme tout ?

Tous les fiancés, tous les époux qui s’aiment vraiment peuvent en témoigner : l’amour est capable de tout changer dans une vie. Mais tous ceux qui ont une certaine expérience savent aussi à quel point l’amour le plus beau et le plus ardent est capable de diminuer jusqu’à s’épuiser parfois totalement.

Saint Jean nous présente aujourd’hui en la personne de Jésus, non seulement celui qui vient nous apprendre à aimer, mais aussi celui qui peut seul nous redonner de l’amour quand celui-ci vient à manquer.

Nous vivons, c’est évident, une époque dramatique de crise conjugale. Le nombre des foyers qui se détruisent après un temps plus ou moins long de souffrance ne cesse d’augmenter d’année en année. Combien de couples partis pour l’épanouissement et la joie commune et qui deviennent insipides, banalisés comme de l’eau sans goût. Mais dans cette ambiance où l’amour semble déboussolé, les foyers les plus solides eux-mêmes ne sont pas à l’abri de ce tragique constat : « ils n’ont plus de vin ! » Oui, c’est bien l’amour qui risque de faire défaut. En redonnant du vin à des mariés le jour de leurs noces, Jésus signifie que pour lui, ce problème est essentiel : il considère que le premier but de sa mission est d’aider les hommes et les femmes quel que soit leur âge, à aimer vraiment.

Quel est donc ce « vin nouveau » de qualité supérieur, que Jésus nous offre pour sauver l’amour humain qui a trop souvent tendance à devenir une eau fade ? Ce n’est rien d’autre que l’amour divin lui-même.

Pour bien comprendre ce que signifie le Vin des Noces de Cana, il ne faut pas oublier que saint Jean écrit son évangile longtemps après l’évènement à une époque où depuis des années la communauté chrétienne se réunit chaque dimanche pour un repas où coule un vin mystérieux. Comment ce repas de noces par lequel Jésus inaugura son ministère, n’aurait-il pas évoqué pour l’apôtre Jean qui y participait le Dernier Repas (le repas de la Cène) où Jésus changea le vin en son sang, ce sang de l’Alliance Nouvelle qu’il est venu établir entre Dieu et les hommes.

Il faut se rappeler aussi qu’une longue tradition de l’Ancien Testament présentait Dieu comme l’époux de l’humanité. Nous venons de l’entendre dans ce texte brûlant d’amour du prophète Isaïe que l’Eglise a choisi comme 1ère lecture : « on te nommera ma Préférée, car le Seigneur met en toi sa préférence et il sera ton époux ».

Jésus s’insérant dans cette tradition de la Bible, vient révéler que l’Amour de Dieu est encore beaucoup plus grand et plus fort que tout ce que les hommes avaient imaginé : c’est un amour totalement gratuit, un amour qui va jusqu’au bout, un amour qui donne tout : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Un amour qui va jusqu’à verser son sang, comme un vin nouveau, un amour qui pardonne, même quand l’amour humain vient à manquer...

Frères et sœurs, quand Jésus disait à sa mère « mon heure n’est pas encore venue » il pensait à cette heure de la Croix et de la Pâque qui allait manifester au plus haut point son amour sans limites, cet amour divin qui ne manque jamais et qui peut « tout changer ».

On dit parfois que s’il y avait un marchant de bonheur il ferait rapidement fortune. Et s’il y avait un lieu où coule une source d’amour, ne verrions-nous pas une multitude d’assoiffés y venir pour se désaltérer ?

Car une chose est sûre : personne ne peut vivre sans amour. Or l’amour manque terriblement dans les couples, dans les familles, dans les différents groupes auxquels nous appartenons. Nombreux sont ceux et celles qui refusent égoïstement les enfants.

Nombreux aussi ceux et celles qui méprisent, écrasent ou exploitent leur prochain

Nombreux sont ceux et celles qui pervertissent l’amour humain et bafouent toutes les valeurs.

Oui, nous sommes pauvres, extrêmement pauvres d’amour... Mais l’évangile nous indique aujourd’hui un moyen sûr et souverainement efficace pour remédier à cette dramatique situation... C’est de nous adresser avec confiance à Marie la Croyante, elle qui est toute puissante sur le cœur de son Fils. Prions-la pour qu’elle présente notre misère à Jésus : « Regarde, ils n’ont plus d’amour ».

Et Jésus comme à Cana, comme toujours, ne pourra pas lui résister. Il nous ouvrira largement son cœur :

  • ce cœur qui a tant aimé les hommes,
  • ce cœur qui est la source inépuisable de l’amour divin, toujours là à notre disposition, ne désirant qu’une chose se déverser en nous.

Au-delà de l’évènement, somme toute banal, de cette Noce de Cana, saint Jean nous libre lui-même l’interprétation qu’il entend donner à son récit. Il nous montre que Jésus a révélé, ici, sa mission et les disciples ont commencé à entrer dans la Foi en Lui.

Allons-nous, nous aussi, frères et sœurs, « croire vraiment profondément en Jésus et faire en sorte que notre foi renouvelle toute notre vie ? » Tous les fiancés sont d’accord pour reconnaître qu’ils ne sont plus les mêmes à partir du moment où ils aiment et se savent aimés. Les premiers disciples ne furent plus les mêmes à partir de ce miracle, de ce « signe » de Cana, où ils commencèrent à croire en Jésus.

Ah ! Si nous pouvions comprendre à quel point notre vie serait transfigurée si nous nous mettions vraiment à boire à la source, si le « vin nouveau de Jésus » était notre désir, si nous laissions enfin couler dans nos vies ternes et fades la surabondance de son Amour Divin.

Chers frères et sœurs, nous allons poursuivre la célébration de l’Eucharistie. Plus qu’un autre jour nous ferons attention à ces mots qui en sont le cœur : « Ceci est la coupe de mon sang... le sang de l’alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour nous ».

Chaque messe nous rappelle, en effet, l’infini de l’Amour de Dieu.

Chaque messe nous redit que Dieu nous aime éperdument.

Chaque messe pourrait-être, si nous le voulions, cette source que nous cherchons, où nous pourrions venir boire à long traits l’amour dont nous avons tellement besoin pour faire de nos vies si misérables des vies renouvelées, des vies vraiment heureuses parce que transfigurées par l’Amour Divin.

Amen.

Prière universelle

Comme la mère de Jésus s’est adressée à son fils pour lui signaler le manque de vin, tournons-nous vers le Seigneur en toute confiance. Présentons-lui les hommes, les femmes et les enfants de ce monde en évoquant ce qui manque à leur bonheur.

R/ : Seigneur, nous te prions.

  • Pour son peuple divisé qui cherche à rétablir l'unité, prions le Seigneur.
  • Pour les nations qui aspirent à la paix et au respect de leur dignité, prions le Seigneur.
  • Pour les personnes qui souffrent et vivent dans la solitude au milieu de nous, prions le Seigneur.
  • Pour nos communautés chrétiennes appelées à vivre d’importantes transformations dans leurs pratiques, leurs structures et leurs habitudes, prions le Seigneur.

Seigneur notre Dieu, tu as voulu rassembler en un seul peuple les hommes et les femmes que tu as créés. Que ton Esprit fasse de nous des artisans d’unité dans nos milieux. Ainsi nous pourrons partager la joie de ton règne, avec Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

Source : http://www.vieliturgique.ca

Lectures du 2ème dimanche du T.O. en DOCX et PDF

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commentaires

C
Merci Abbé COUSTY,<br /> <br /> Maintenant que vous êtes au cœur des noces de l'Agneau, au ciel intercédez auprès de Marie et Jésus pour Cathy mon épouse et ma petite famille en détresse, afin que nous reformions une vraie famille chrétienne puisque vous avez été témoin de notre Mariage, au plus vite sera le mieux !<br /> <br /> Dieu vous bénisse très cher Abbé !
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