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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 08:14

Lecture du livre d’Isaïe 49, 3. 5-6

Chacun de nous, s’il sert de son mieux Dieu et ses frères, peut dire : « J’ai du prix aux yeux du Seigneur ».

Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur ». Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.

Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : La Bible appelle serviteurs de Dieu ceux qui sont entrés avec lui dans une profonde communion d’action et de vouloir. C’est notamment le cas des prophètes. Le prophète, serviteur de Dieu, de cette deuxième partie du livre d’Isaïe reste un personnage mystérieux. Son rôle est double. D’une part, ramener à Dieu son peuple, ce qui implique à la fois un grand mouvement de conversion et le retour d’exil en Palestine. D’autre part, appeler tous les peuples à la connaissance du vrai Dieu. Jésus Christ seul accomplira parfaitement cette mission universelle du serviteur, qui demeure celle de l’Église, peuple de prophètes.

Comment notre communauté chrétienne prend-elle la défense des droits de l’homme pour témoigner du prix que Dieu attache à toute personne humaine ?

Psaume 39

R/ : Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.

  • D'un grand espoir j'espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi. En ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu. R/
  • Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles : tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j'ai dit : « Voici, je viens ». R/
  • « Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j'aime : ta loi me tient aux entrailles ». R/
  • Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. J'ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1, 1-3

Chaque fois que nous nous rassemblons à la table du Seigneur, nous sommes en communion avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de Jésus Christ.

Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.

À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Chaque fois que les chrétiens se rassemblent en équipe, dans une communauté de base, en assemblée eucharistique, ils sont l’Église de Dieu. Non pas une secte, non pas des gens que réunit une même idéologie, un même milieu de vie ou des options politiques semblables, mais des hommes et des femmes que Dieu appelle à être son peuple. Aussi toute réunion de chrétiens qui se veut Église doit-elle se vouloir en communion avec tous ceux qui, en tout lieu, se réclament de Jésus Christ comme leur Seigneur ; elle doit aussi chercher à correspondre toujours mieux à l’appel à la sainteté que Dieu lui adresse. Sinon, ce groupe ne serait pas l’Église du Christ une et sainte, catholique, c’est-à-dire universelle, et fondée sur les apôtres.

« Vous qui êtes à Corinthe l’Église de Dieu ». Je relis, ou nous relisons en groupe, ce passage de la lettre en remplaçant Corinthe par la ville, le village ou le quartier qui est le nôtre. Qu’est-ce que cette relecture produit en nous ?

Alléluia. Alléluia. « Le Verbe s’est fait chair, il a établi parmi nous sa demeure. À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu ». Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 29-34

Jean Baptiste a reconnu la pleine identité de Jésus grâce à l’Esprit qui est venu demeurer sur lui.

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël ». Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Quand Jean Baptiste affirme qu’il ne connaît pas son cousin Jésus, il parle de la connaissance de son mystère. Il lui fallut l’évènement de la venue de l’Esprit sur le Christ au Jourdain, pour réaliser que Jésus est le Sauveur annoncé qui prend sur lui le péché du monde pour l’enlever ; qu’il est le Fils de Dieu qui, bien qu’arrivé après Jean sur la scène de l’histoire, existe avant lui parce qu’il ‘est » de toute éternité ; qu’il est celui qui peut donner aux hommes la vie de Dieu en leur communiquant l’Esprit Saint.

À certains moments de ma vie il m’est arrivé de me dire, comme Jean Baptiste : « J’ai vu et je rends ce témoignage : c’est lui, Jésus, le Fils de Dieu ». Ou encore de le dire à d’autres dans ma communauté chrétienne ou dans mon équipe. Qu’ont produit en moi ces actes de foi ?

Homélie

Je vous demande d’imaginer un instant le récit d’un témoin qui n’aurait rien vu et rien entendu... Personne ne pourrait croire les divagations d’un tel fantaisiste. Encore moins les allégations d’un menteur. On se moquera du premier et on condamnera le second. Rien de plus normal... Pour attester il faut avoir expérimenté.

Aujourd’hui plus que jamais nombreux sont les gens qui se méfient des beaux parleurs, surtout lorsqu’ils ont des prétentions religieuses – et ils ont raison.

Jean-Baptiste et les Apôtres, eux, furent de vrais témoins. Ils ne sont venus à la parole que sur le tard après avoir patiemment cherché le salut, après avoir longuement fréquenté le Sauveur, après avoir traversé le désert et le feu des purifications intérieures. C’est un cœur bouleversé qui s’exprimait alors sur leurs lèvres. Leurs propos jaillissaient d’une vie transformée... Ils savaient de qui ils parlaient, car la rencontre prolongée, la longue intimité avec Jésus avait d’abord transfiguré leur être avant de délier leur langue. Une fois saisis jusqu’au tréfonds de leur personnalité par la puissance du Ressuscité, les annonciateurs de l’Evangile ne reculèrent devant rien ; la mort elle-même leur devint préférable aux silences de la honte, car leur vie était enracinée ailleurs, dans la communion avec Celui qu’ils avaient vu, entendu et touché... C’est pourquoi ils ne pouvaient se taire. Le trop plein de l’expérience débordait nécessairement sur leurs lèvres. Les puissants de la politique ou de la religion, les orateurs ou philosophes les plus cultivés ne purent empêcher l’inondation évangélique d’emporter même les digues les plus solides de la société de ce temps là.

Rendre témoignage dans le monde d’aujourd’hui, n’est-ce pas, frères et sœurs, notre vocation à tous ? Il faudrait que nous en soyons de plus en plus convaincus. Il ne saurait y avoir, en effet, des témoins de service qui dispenseraient les autres de s’engager à fond. Un chrétien témoigne pour le Christ ou il n’est qu’une ombre sans impact.

Mais comment remplir cette mission essentielle ? Eh bien, comme Jean-Baptiste, comme les apôtres, comme tous les saints : en partant, bien sûr, du donné révélé (c’est-à-dire de la Parole de Dieu) mais aussi de notre expérience personnelle et intérieure.  A moins de jouer sur le clavier de l’hypocrisie – vite démasquée d’ailleurs – nous ne pouvons diffuser le message évangélique qu’à partir d’une pratique sérieuse de la vie chrétienne, cette vie chrétienne qui est essentiellement une vie de foi dans l’espérance et l’amour envers Dieu et envers le prochain. Nous avons à dire en écho la Parole de Vérité d’abord entendue et méditée assidûment dans la Bible ou les textes de la Messe que l’Eglise nous présente et nous commente chaque dimanche et jour de fête.

Frères et sœurs, nous avons à partager le Pain vivant, c’est-à-dire Jésus Ressuscité, réellement présent dans l’Eucharistie, dont nous devons avoir faim constamment, Pain Vivant avec lequel nous devons alimenter en nous la vie divine.

Nous avons à révéler le visage du Seigneur, longuement, silencieusement, amoureusement contemplé dans le face à face et le cœur à cœur de la prière.

Quelle place donnons-nous dans notre vie à la prière ? Question capitale.

Nous avons à faire deviner à travers notre comportement la Présence du Seigneur qui nous habite, qui inspire toutes nos pensées, toutes nos paroles, toutes nos actions qui donne un sens et un but à notre existence, parce qu’il est véritablement comme dit saint Augustin « La Vie de notre vie ».

Oui, frères et sœurs dans le monde si indifférent et dans la société si matérialiste qui sont les nôtres, nous sommes acculés, nous les disciples du Christ à l’authenticité, nous sommes condamnés à un accord profond, à une cohérence toujours plus grande entre ce que nous vivons et ce que nous disons. [Elle est valable pour tous cette consigne si pertinente qu’un grand missionnaire, le Père Peyriguère donnait un jour à des futurs prêtres : « Faites attention, leur disait-il, qu’avec vous ce ne soit pas, au service de l’Eglise, un apôtre de plus qui parle simplement le Christ. Combien donnent le Christ sans le parler ? Combien, à le parler sans le vivre, ne le donnent pas ? Le Christ est encombré d’apôtres qui parlent. Oh ! Qu’il a faim et soif d’apôtres qui le vivent ! »]

Nous nous trouvons donc, frères et sœurs en face d’un choix décisif : ou bien nous retrouverons l’aventure des profondeurs, l’aventure de l’intériorité, avant d’allumer autour de nous le désir de la rencontre et de la communion avec le Christ, ou bien notre voix deviendra la triste résonance de notre vide, un bruit qui ne touchera plus personne.

Que chacun et chacune d’entre nous s’interroge donc au cours de cette Messe : combien de temps vais-je consacrer aujourd’hui et dans tous les jours à venir à mes relations conscientes avec Jésus (et aussi avec Marie qui est le chemin le plus direct et le plus sûr pour aller à Jésus).

Que vais-je changer en moi pour vivre le Christ, de telle sorte que mon témoignage de chrétien ou de chrétienne, soit une parole pleine d’Évangile vécu et soit donc convaincant ?

Jean-Baptiste (l’Évangile vient de nous le rappeler) rendait témoignage à Celui sur qui il avait vu descendre l’Esprit de Dieu.

Les apôtres après la Résurrection annonçaient l’Évangile de Celui que leurs mains avaient touché...

Aujourd’hui dans les différents milieux de vie qui sont les nôtres : Jean-Baptiste, les apôtres c’est NOUS.

Amen. 

Prière Universelle

Avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre, soyons Église de Dieu en prière…

  • Pour l'Église, afin qu'elle grandisse en sainteté et porte le salut de Dieu jusqu'aux extrémités de la terre. Seigneur, nous te prions !
  • Pour ceux qui détiennent une part d'autorité afin qu'ils n'oublient jamais que leur pouvoir doit être un service. Seigneur, nous te prions !
  • Pour ceux que Dieu appelle à un ministère ou un témoignage particulier : pour les vocations sacerdotales, religieuses, missionnaires. Seigneur, nous te prions !
  • Pour ceux que guette le découragement à cause d'épreuves trop lourdes, comme le deuil, la maladie, le chômage, la solitude... Seigneur, nous te prions !

Source de la P.U. : https://diocese.ddec.nc/

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commentaires

C
Amen, Alléluia ! Tout est dit dans une grande simplicité mais sans jamais dans des compromissions coupable ! La parole de notre Abbé COUSTY était claire et limpide comme une eau pure. Avec lui on ne se trompe pas !<br /> Dieu le bénisse !
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