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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 21:30

Année B

Lecture du livre du prophète Isaïe 40, 1-5.9-11

Dieu vient parler au cœur de son peuple, il vient le libérer et lui révéler sa tendresse. Ce programme qu’annonçait Isaïe est toujours celui de l’Avent.

Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu – parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! Que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé ».

Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! » Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. – Parole du Seigneur.

Commentaire : la deuxième partie du livre d’Isaïe qui date de la fin de l’exil et débute par cet appel pressant : « Consolez, consolez mon peuple », a été dénommée le « Livre de la consolation d’Israël ». Consoler ce peuple, c’est l’assurer qu’il n’est pas abandonné de Dieu malgré son péché, c’est lui crier cette bonne nouvelle que Dieu vient le libérer de sa captivité, c’est lui révéler la tendresse de Dieu qui porte sur son cœur ses enfants comme un berger le fait pour ses agneaux fragiles. Nous trouvons ici le premier emploi religieux dans la Bible du verbe « évangéliser » ; il signifie proclamer cette bonne nouvelle qui est tout à la fois annonce du pardon, promesse de libération et révélation de l’amour de Dieu pour les hommes.

« Parlez au cœur ». Quels sont ceux, Seigneur, à qui tu veux parler en te servant de moi (malades, enfants mal aimés, personnes âgées, gens déprimés) pour qu’ils se découvrent portés sur ton cœur ?

Psaume 84

R/ : Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

  • J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles. Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre. R/
  • Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. R/
  • Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin. R/

Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre 3, 8-14

Dieu, Maître des temps et de l’histoire, nous conduit avec patience vers une terre nouvelle où habitera la justice.

Bien-aimés, il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion. Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments embrasés seront dissous, la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper. Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution, vous voyez quels hommes vous devez être, en vivant dans la sainteté et la piété, vous qui attendez, vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu, ce jour où les cieux enflammés seront dissous, où les éléments embrasés seront en fusion. Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix. – Parole du Seigneur.

Commentaire : C’est une tentation continuelle aujourd’hui comme aux premiers temps de l’Église, de penser que Dieu est inerte et prend bien du retard à accomplir sa promesse de faire surgir un monde nouveau où habitera la justice. Mais n’est-ce pas d’abord notre impatience qui nous fait juger ainsi ? Dieu ne mesure pas le temps à nos projets, ni son amour pour les pécheurs qu’il veut tous sauver, aux trop courts délais que nous leur accordons. Heureusement ! Pourtant, la certitude de la venue du Jour du Seigneur nous rappelle que ce monde où nous vivons, n’est pas définitif. Il doit être nettoyé de ses injustices, il doit être renouvelé par la justice de Dieu. À nous de collaborer au projet de Dieu en vivant en conformité avec ce monde que nous espérons.

Dieu prend son temps alors que si souvent nous n’avons pas le temps d’écouter, de comprendre, d’aimer et de nous laisser aimer.

Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ; tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia.

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 1-8

Préparez le chemin du Seigneur ! C’est aussi à nous que Jean Baptiste adresse ce pressant appel.

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : « Crier dans le désert » est devenu pour nous une locution proverbiale signifiant que quelqu’un se démène en vain, sans que sa parole ou ses actes ne rencontrent d’échos autour de lui. Mais quand Dieu crie dans le désert, alors celui-ci se peuple : un homme, Jean Baptiste, se dresse, des foules accourent. Pourquoi ? Parce que la Parole de Dieu annonce une Bonne Nouvelle, parce qu’elle fait désirer aux hommes d’avoir un cœur neuf, parce qu’elle crée la vie où il n’y avait que solitude, désespoir et aridité. Cette Parole c’est Jésus Christ.

Commencement de la Bonne Nouvelle. Comment nous efforçons-nous de prendre la suite de ces débuts, même s’il nous semble parfois qu’il faut toujours recommencer ?

Homélie

Chers frères et sœurs, les textes liturgiques du Temps de l'Avent évoquent à plusieurs reprises la figure vraiment fascinante de Jean-Baptiste qui fut, comme chacun sait, le dernier des prophètes et le Précurseur du Messie.

Dans l'Evangile, c'est Jésus Lui-même qui fait son éloge, et quel éloge ! « 0ui, je vous le dis, parmi les hommes il n'en a pas existé de plus grand que Jean-Baptiste ».

Pourquoi Jésus le juge-t-il si grand ?

Ne serait-ce pas parce qu'Il voit en lui un homme particulièrement exemplaire ?

Oui, un homme dans le sens plénier du terme, un homme authentique, tel que Dieu le veut, c'est-à-dire une conscience, une droiture, une fidélité, inflexible au devoir.

Il nous sera particulièrement profitable - à nous surtout, qui voulons vivre selon l'esprit évangélique - de contempler durant quelques instants les traits marquants de cette physionomie spirituelle hors du commun, tels qu'ils nous apparaissent à travers l'Evangile.

Jean-Baptiste, c'est tout d'abord un homme qui a littéralement la passion de la Vérité et qui jamais ne consentira par opportunisme à l'accommoder, à la diminuer ou à la déformer. Pour lui, il n'y a pas deux vérités, il n'y a pas deux morales.

Lorsqu'il doit s'adresser à la grande foule, je veux dire à ces gens qui ne sont ni des héros, ni des criminels, mais des médiocres et des faibles, il ne dissimule pas les commandements essentiels, il ne force pas non plus leurs exigences : aux collecteurs d'impôts, il dit tout simplement : « Ne chargez pas indûment les contribuables... » Aux soldats : « Ne soyez ni violents, ni pillards ».

Mais quand il a devant lui ces orgueilleux hypocrites qui se flattent d'être sauvés par leurs privilèges religieux et leurs situations, il les démasque avec la dernière vigueur : « Races de vipères, leur lance-t-il, arbres pourris menacés par la hache... »

Et pas un instant il ne s'inquiète des conséquences de ces invectives contre les puissants de ce monde. Ce qui lui importe par-dessus tout, c'est d'être le porte-parole, le haut-parleur de Dieu. Jean-Baptiste, c'est aussi 1'homme qui ne se laisse impressionner ni par la réussite, ni par l'épreuve : ce n'est ni au succès, ni à l'échec qu'il demande des conseils : « Le succès et l'échec, ces deux imposteurs », nous dit un penseur moderne.

Ici encore, nous devons nous rappeler sa carrière extraordinairement contrastée. Il a été l'homme des grands triomphes, celui qui remue les foules, qui jette tout un peuple sur les routes et le voit accourir à lui, celui qui déchaîne les enthousiasmes et dont on dit : « C'est un grand prophète, c'est peut-être le Messie le Libérateur tant espéré... »

Or, pas un seul instant cette popularité ne lui fait tourner la tête.

Rien n'est capable de le faire dévier : coûte que coûte il reste fidèle à sa mission. C'est une âme pleinement maîtresse d'elle-même qui ne se laisse pas manœuvrer.

Mais voici que le moment arrive où le précurseur voit fléchir cette énorme popularité : il devient l'homme dont on se détache et dont la gloire s'éclipse au profit d'un autre : celle de Jésus de Nazareth, Celui qu'il a lui même désigné comme l'Agneau de Dieu venu pour sauver les hommes. Il n'y a pas d'amertume cependant dans le cœur de Jean-Baptiste ; pas la moindre trace de jalousie : il considère que ce renversement est dans 1'ordre. Sa profonde humilité l'incite à s'effacer pour laisser passer Jésus devant : « Il faut qu'Il croisse, dit-il, et que moi je diminue... »

Il y a plus douloureux encore, car sa destinée brusquement tourne au tragique : le voilà en prison, une prison sans espoir.

Désormais sa carrière est brisée... Et cependant Hérode qui le retient captif, n'échappe pas totalement à son influence : peut-être pourrait-il, en étant plus diplomate, plus conciliant, obtenir sa libération ?

Seulement Hérode se comporte comme un pécheur vraiment scandaleux et pour Jean il n'est pas question de transiger avec la loi morale qui exprime la Volonté de Dieu. C'est un homme qui sait dire non quand c'est non...et du fond de son cachot, il ne cesse de reprocher à Hérode sa mauvaise conduite : « Il ne t'est pas permis de garder la femme de ton frère ».

Certes, il a parfaitement conscience que ce non intransigeant, c'est l'équivalent, pour lui, d'un arrêt de mort...

Mais d'avance, il en a accepté toutes les conséquences. Il ne tardera pas d'ailleurs à être décapité ; l'Evangile nous dit en quelles circonstances : mort obscure, stupide en apparence, mais au regard de Dieu, mort glorieuse, suprême témoignage d'un serviteur fidèle dont la conscience n'a jamais capitulé.

Telle est la personnalité vigoureuse que l'Eglise propose à notre admiration et plus encore à notre imitation. La grandeur de Jean-Baptiste, c'est d'avoir été, c'est d'être toujours resté l'homme de sa vocation, celui qui a accompli uniquement et entièrement ce que Dieu attendait de lui. Cette grandeur-là porte un nom : c'est la sainteté.

Laissons-nous donc instruire par cette vie exemplaire, si droite, si héroïque, si lumineuse. Mettons-nous à sa rude, mais excellente école. Nous en avons particulièrement besoin en ces temps que nous vivons, où trop souvent, hélas ! Prédominent une incroyable confusion des idées, un déplorable esprit de compromission et de facilité, et surtout ce déclin de courage que Soljenitsyne n'a pas craint de stigmatiser en de nombreux écrits ou discours. Et si à certaines heures, le devoir nous paraît trop exigeant, trop périlleux, trop lourd, s'il soulève nos répugnances ou nos peurs, souvenons-nous que ce héros, ce grand saint que fut Jean-Baptiste, fut d'abord un homme comme nous ; non pas un bloc de marbre, mais un cœur, une sensibilité délicate, une nature capable de souffrir, et qu'il a éprouvé lui aussi nos répulsions et nos agonies.

Seulement il a trouvé la force de surmonter tous ces obstacles dans cet amour de Dieu si ardent, si généreux qu'il ne cessait de puiser aux sources vives de la prière et de la pénitence. Ces mêmes moyens : la prière et la pénitence qui permettent de se dépasser, qui permettent de progresser chaque jour dans la Foi, l'Espérance et la Charité, Jésus nous les a recommandés instamment. Ils sont absolument indispensables. Celui qui prétend pouvoir s’en passer ne mérite plus le nom de chrétien.

Et nous savons que nous pouvons compter en outre sur la Grâce surabondante des sacrements (Confession sacramentelle et Eucharistie) et sur l’aide si efficace de Marie, la Médiatrice de toutes les grâces, qui, en étroite Coopération avec le Saint-Esprit, forme en nous le Christ... Evoquant un jour le ministère de son Précurseur, Jésus disait : « Jean fût un flambeau qui brûle et qui luit ».

Toutes proportions gardées, n'est-ce pas, frères et sœurs, la mission qui est assignée à chacun d'entre nous ? Alors, que nous soyons grand flambeau ou petite flamme, peu importe ! A la place et dans les conditions de vie qui sont les nôtres, tous nous sommes appelés à éclairer le monde par notre foi et à le réchauffer par notre amour. Surtout « n'ayons pas peur », car la main du Seigneur est aussi avec nous et Marie nous enveloppe de sa tendresse maternelle.

Par notre fidélité à l'Eglise et aux engagements particuliers que nous avons pris, par la vigueur de notre témoignage, soyons les messagers infatigables de Jésus, soyons les précurseurs de l'Unique Sauveur... Ouvrons la route au Seigneur qui vient pour établir son Règne de Justice, d'Amour et de Paix.

 Amen.

Prière universelle

Le Seigneur vient combler les ravins et abaisser tout obstacle qui entrave notre route vers le salut. Avec confiance, laissons monter vers lui notre prière pour un monde plus juste et harmonieux.

Seigneur, sois notre salut.

  • Prions pour les malades ; que la venue du Sauveur renouvelle leur espérance et alimente leur courage.
  • Prions pour nos pasteurs ; que les difficultés auxquelles ils doivent faire face ne les éloignent pas de l’essentiel.
  • Prions pour les hommes et les femmes d’État ; que chacun et chacune participe activement au salut du monde en travaillant pour le bien-être des plus démunis.
  • Prions pour notre communauté ; que ce temps de grâce qu’est l’Avent lui permette de se renouveler dans la foi et de tendre davantage vers l’harmonie.

Seigneur, accueille nos demandes avec bienveillance et exauce-les selon ta volonté, pour le salut de toutes les personnes que nous t’avons présentées. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Source : http://www.vieliturgique.ca/

 

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