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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 23:05

Lecture du livre d'Amos 8, 4-7.

Écoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances. Nous pourrons acheter le malheureux pour un peu d’argent, le pauvre pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! » Le Seigneur le jure par la Fierté d’Israël : « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits ».

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2, 1-8.

J’insiste avant tout pour qu’on fasse des prières de demande, d’intercession et d’action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. Voilà une vraie prière que Dieu notre Sauveur, peut accepter, car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu ; il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous les hommes. Au temps fixé, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre – je le dis en toute vérité – moi qui enseigne aux nations païennes la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en levant les mains vers le ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16, 1-13.

Pour la lecture brève, on omet le texte qui est entre crochets

[Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu’il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires”. Le gérant pensa : “Que vais-je faire puisque mon maître me retire ma gérance ? Travailler la terre ? Je n’ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m’accueillir”. Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” – Cent barils d’huile”. Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement il s’était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.]

(Jésus disait à ses disciples) : « Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ».

Homélie

Cette anecdote évangélique aux allures de fait-divers, nous avons l’impression de l’avoir lue hier dans notre journal. Cette histoire de gérant malhonnête ressemble, à s’y méprendre aux affaires d’aujourd’hui et de toujours, hélas !

Qu’est-ce que Jésus veut nous dire par cet étrange récit ?

- Eh bien ! Tout d’abord que nous sommes en situation d’urgence : l’imminence du renvoi du gérant malhonnête est destinée à nous faire réfléchir sur notre propre vie. Nous ne sommes pas, en effet, assurés d’être en parfaite sécurité à tous égards... Nous vivons sous l’imprécise et néanmoins constante menace d’évènements subits qui peuvent tout bouleverser : une maladie, des difficultés familiales, des accidents, des conflits locaux ou mondiaux etc... Bref, nous vivons dans une sorte d’insécurité : ce sur quoi nous appuyons nos certitudes ou nos insouciances actuelles peut vaciller à tout moment. Il nous faut trouver une planche de salut sans tarder « vite » comme dit l’Evangile.

Le gérant de la parabole a su faire face à une urgence dans sa vie. Nous aussi nous sommes invités instamment à nous montrer attentifs et avisés, mais d’une façon intègre, « en fils de lumière ». Nous recherchons alors davantage l’amitié de Dieu, richesse suprême, qui nous établit dans la vraie sécurité « d’être accueillis dans les demeures éternelles dès maintenant ». L’Evangile nous suggère également que la qualité des relations humaines (amour, amitié, solidarité) soit considérée comme une sécurité supérieure à l’accumulation d’un compte en banque.

- Autre rappel de cette parabole « nous ne sommes que des gérants ». Bien entendu, nous avons tous conscience d’être les légitimes propriétaires de ce que nous possédons. Mais à y regarder de plus près nous constatons que notre avoir est provisoire et relatif. Nous n’avions rien en arrivant sur la terre et nous repartirons dépouillés de nos biens matériel : « on n’emporte pas sa fortune dans son cercueil ». Nous avons, certes, acquis en partie ce dont nous jouissons, mais d’une certaine manière, nous n’en sommes que les dépositaires actuels. Nous devons donc, en ce qui concerne l’usage des biens matériels nous comporter en intendants de Dieu. Nous devons nous montrer bons et généreux avec des biens dont nous nous déclarons légalement propriétaires, et qui, en fait, sont ceux de notre Créateur et Maître. Il nous les a confiés, non pour en user et abuser égoïstement mais pour un usage solidaire.

- Troisième réflexion : vous avez remarqué que par 2 fois Jésus emploie cette expression : « l’argent trompeur ». La richesse matérielle est une façade, qui pour somptueuse qu’elle soit ne garantit pas qu’un homme soit foncièrement bon, intelligent et heureux. Elle est souvent un décor qui cache bien des misères morales et spirituelles. La vraie valeur d’une personne ne se mesure pas à ses avoirs. L’argent est trompeur en effet, car il fait croire aux pauvres que leur vie est sans intérêt parce qu’ils sont sans revenus... L’argent aussi est trompeur parce qu’au lieu de servir il peut asservir. Quand il s’empare d’un être humain, il devient son maître et son dieu, il provoque en lui de terribles dégâts, à l’instar d’une drogue, son cœur devient dur, impitoyable insensible à toute morale. L’argent peut conduire à un enfermement intérieur. Il pousse alors aux pires injustices, aux pires malhonnêtetés, et l’homme ainsi possédé devient un esclave.

Au nom de ce dieu qu’est l’argent que de désordres meurtriers sur notre planète : guère, violences de toutes sortes, prostitutions, exploitation... L’argent est capable de tout détruire : couples, familles, relations à tous les niveaux...

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » dit Jésus. Dieu libère, l’argent tyrannise.

Et pourtant l’argent peut avoir un côté positif : c’est la leçon que Jésus nous demande de tirer de sa Parabole lorsqu’il dit : « Faites-vous des amis avec l’argent trompeur ».

Les banques nous incitent à souscrire des plans d’épargne en actions, le Seigneur, lui, nous propose d’investir dans des plans en bonnes actions, en donnant de notre superflu, en partageant selon nos moyens.

Je peux donc faire servir mon argent à aimer et à aider les autres. Si pour l’argent on peut faire beaucoup de mal, avec l’argent on peut faire tellement de bien.

Alors, la richesse qui, si souvent, détourne ou éloigne de Dieu devient chemin vers Dieu et source de bonheur partagé « jusque dans les demeures éternelles ».

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année C
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commentaires

Carlito 14/09/2016 00:00

Toujours du bon sens ! Oui Jésus dans sa grande Sagesse nous avertit et nous prévient : "On ne peut servir deux maîtres, Dieu ou l'argent !"
Dans notre société française magnifique et je le dis sans hypocrisie car j'en vit et profite, oui ce "bien-être sociale et cette richesse matérielles sont des dons de Dieu. Mais s'efforcer d'évacuer Dieu de notre culture et surtout de vouloir l'extirper à tout prix de notre cœur, on risque d'amputer de notre âme, la source de richesses civilisationelles, d'une partie impoirtante de notre histoire.
Alors cette adage divin de notre Sauveur fait écho à un autre où Jésus nous dit en répondant au Diable Mt 04,4 : " L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » et une autre Parole disant : « Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme » et bien d'autres .........
Faisons bien attention, l'homme est le même aujourd'hui comme hier, confronté aux mêmes tentations.

Nous devons certes remercier Dieu de nous avoir combler mais non pour nous enfermer dans un égoïsme effréné mais tourné vers les autres surtout ceux et celles qui sont dans un grand besoin..........!

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