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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 23:05

Lecture du livre de l'Exode 32,7-11. 13-14

Moïse était encore sur la montagne du Sinaï. Le Seigneur lui dit : « Va, descends, ton peuple s’est perverti, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à quitter le chemin que je leur avais prescrit ! Ils se sont fabriqué un veau en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte” ». Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la tête dure. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les engloutir ! Mais, de toi, je ferai une grande nation ». Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob, à qui tu as juré par toi-même : “Je rendrai votre descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays que j’avais promis, et il sera pour toujours leur héritage” ». Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1, 12-17

Je suis plein de reconnaissance pour celui qui me donne la force, Jésus Christ notre Seigneur, car il m’a fait confiance en me chargeant du ministère, moi qui autrefois ne savais que blasphémer, persécuter, insulter. Mais le Christ m’a pardonné : ce que je faisais, c’était par ignorance, car je n’avais pas la foi ; mais la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi, et l’amour dans le Christ Jésus.

Voici une parole sûre, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur, mais si le Christ Jésus m’a pardonné, c’est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. Honneur et gloire au roi des siècles, au Dieu unique, invisible et immortel, pour les siècles des siècles. Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15, 1-32

Pour la lecture brève, on omet le texte qui est entre crochets.

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit ».

[Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient”. Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : “Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers”.

Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus digne d’être appelé ton fils…” Mais le père dit à ses domestiques : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent la fête.

Le fils aîné était aux champs. À son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir son fils en bonne santé”. Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père qui était sorti le suppliait. Mais il répliqua : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »]

Homélie

Jésus fréquentait volontiers des personnes que les pharisiens, ses ennemis, jugeaient fort peu recommandables. « Il fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux » disaient-ils avec une sorte de haut le cœur provoqué par la liberté de l’amour de Jésus, cet amour qui renverse toutes les barrières pour rejoindre les plus pauvres là où ils sont. Du moins la réaction offusquée de ces « pensants » eut-elle l’heureux effet de susciter chez notre Seigneur les deux paraboles que nous venons d’entendre, paraboles inoubliables qui nous révèlent toutes les deux, l’infinie miséricorde de Dieu notre Père à l’égard des pécheurs. Dans ces paraboles, Jésus nous montre que le Berger et la Ménagère sont tous les deux également anxieux, attentifs et désireux de retrouver ce qu’ils ont perdu.

Ainsi est le Seigneur notre Dieu pour chacun et chacune d’entre nous : sa patience est immense, inlassable et active... car, nous l’aurons bien compris, nous sommes tous cette brebis, cette pièce perdue, puisque nous sommes tous pécheurs et le pécheur lorsqu’il a péché gravement, c’est quelqu’un que Dieu a perdu.

Oh ! Comme il faudrait, frères et sœurs, que s’enracine profondément en nous cette conviction à savoir que Dieu notre Père parce qu’il nous aime d’un amour infiniment miséricordieux ne peut nous abandonner, car pour Lui, tout être humain est unique, cet être humain qu’il a créé dans le sang de son Fils versé sur la croix pour la rémission des péchés.

Il se préoccupe donc de chaque pécheur (et avec d’autant plus de sollicitude qu’il est plus gravement pécheur) l’assiégeant continuellement de sa tendresse paternelle qui ne forcera jamais son « oui », mais qui ne cessera pas pour autant de le chercher jusqu’à ce qu’il revienne dans ses bras, jusqu’à ce que soit rétablie entre eux deux le courant de l’amitié, une véritable communion dans l’amour. C’est alors, nous dit Jésus, chaque fois qu’un tel retour se produit, qu’éclate en plus ciel l’allégresse du Père. La joie de Dieu, quel mystère et cependant quelle réalité : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion ».

Déjà le prophète Michée avait dit que « le Seigneur trouve son bonheur à pardonner ». Comme les mœurs divines sont à l’opposé des mœurs de l’homme ! Et c’est peut-être pour cela que la joie déserte notre terre, comme le ruisseau des montagnes qui finit par se perdre dans les sables du désert. Nous sommes tellement loin, en effet, de nous comporter comme Dieu en dépit des enseignements si clairs que Jésus nous a laissés sur le devoir du pardon. Nous sommes tellement pauvres d’amour !

Si nous savions accueillir les pécheurs et leur pardonner à commencer par celui qui nous a offensés, n’y aurait-il pas un peu plus de joie autour de nous et dans notre cœur ?

Ne soyons donc pas, comme les pharisiens : méprisants, hypercritiques, jaloux et grincheux. Consentons donc enfin à nous laisser envahir par la joie de Dieu, comme le Christ qui à certaines heures en était tellement possédé qu’il ne pouvait plus le cacher : elle le transfigurait. Que de choses changeraient n’est-ce pas dans notre monde si cette atmosphère de joie qui sort du cœur de Dieu et qui éclate dans tout l’Evangile comme une bonne nouvelle pouvait enfin inonder toute la terre comme elle inonde le ciel ! Le règne de Dieu n’est-il pas comme l’affirme saint Paul « joie dans l’Esprit-Saint ». Or ce règne, nous avons besoin de nous le redire inlassablement doit commencer d’abord en nous : il présuppose notre conversion. Il faut absolument que nous parvenions avec le secours de la grâce (qui ne nous manque jamais si nous la demandons avec confiance) à changer notre cœur de pierre en cœur de chair, que nous fassions des efforts pour éliminer de nos vies, tout ce qui est orgueil ou égoïsme, mépris et dureté de cœur, de telle sorte que ce soit l’amour, un amour surnaturel très ardent qui domine en nous et se réponde autour de nous.

Chers frères et sœurs, savoir avec certitude que l’on est aimé tel que l’on est et malgré ce que l’on est (cette vérité est inscrite dans ces deux paraboles de la miséricorde qui sont comme un évangile dans l’Evangile même. Savoir aussi que par notre réponse généreuse à l’amour de Dieu nous pouvons créer de la joie au ciel et sur la terre, n’est-ce pas suffisant pour avoir toujours le cœur en fête ?

Que la Vierge Marie nous aide à en prendre davantage conscience, Elle qui est la Mère de Miséricorde et la Cause de notre Joie. 

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année C
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