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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 21:24

Lecture du livre d'Isaïe 35, 4-7a

Dieu vient sauver son peuple, et sa venue fait passer un souffle de vie sur tous nos handicaps physiques et spirituels.

Dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver ». Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ; car l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride. La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Après quarante jours d’exil, le peuple juif va rentrer en Palestine à travers le désert de Syrie. Cette bonne nouvelle fait passer sur le désert un souffle de vie, signe du renouveau qui envahit les cœurs désertés par l’espérance. À l’image de la steppe qui refleurit, le courage revient aux accablés, les yeux éteints s’ouvrent à la lumière, l’éclopé retrouve ses jambes, le muet crie sa joie. La venue de Dieu pour sauver son peuple libère les possibilités de vie cachées, comme l’eau assure au désert aride sa fécondité. Être sauvé, c’est renaître à la vie et à la joie.

Nos frères infirmes ou handicapés n’attendent pas d’abord notre compassion, mais que nous les aidions à développer les possibilités de vie qui les habitent. C’est souvent à leur contact que nous redécouvrons, à notre tour, celles qui sont les nôtres.

Psaume 145

R/ Je veux louer le Seigneur, tant que je vis.

  • Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. R/
  • Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l'étranger. R/
  • Il soutient la veuve et l'orphelin, il égare les pas du méchant. D'âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours ! R/

Lecture de la lettre de saint Jacques 2, 1-5

Une assemblée chrétienne qui ne serait pas accueillante aux pauvres, trahirait la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus aux pauvres.

Mes frères, dans votre foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire, n’ayez aucune partialité envers les personnes. Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps un homme au vêtement rutilant, portant une bague en or, et un pauvre au vêtement sale. Vous tournez vos regards vers celui qui porte le vêtement rutilant et vous lui dites : « Assieds-toi ici, en bonne place » ; et vous dites au pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien : « Assieds-toi au bas de mon marchepied ». Cela, n’est-ce pas faire des différences entre vous, et juger selon de faux critères ? Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour en faire des riches dans la foi, et des héritiers du Royaume promis par lui à ceux qui l’auront aimé ? – Parole du Seigneur.

Commentaire : Une assemblée chrétienne s’est réunie pour célébrer le Christ, le Seigneur de la gloire, et voilà que dans son comportement elle va s’attacher à la vaine gloire, celle que les hommes accordent à la richesse, au rang social, au prestige de la puissance ! N’est-ce pas trahir Jésus Christ le Messie crucifié, celui qui a proclamé les pauvres héritiers du royaume de Dieu ?

Pour répondre à la lettre de Jacques, vérifions l’attention que nous portons à l’enfant pauvre dont les parents ne viennent pas aux réunions, à la place qu’ont les mamans-célibataires, les divorcés remariés, les chômeurs et les étrangers dans nos assemblées et nos équipes, au temps que nous consacrons aux malades et aux personnes âgées.

Alléluia. Alléluia. Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute maladie dans le peuple. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7, 31-37

Demandons au Christ qui fait entendre les sourds et parler les muets, de savoir écouter sa parole et l’annoncer à nos frères.

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.

Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets ». -Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Nous sommes en terre païenne et Marc voit dans cette guérison d’un païen le signe de la future mission de l’Église. Les païens sont sourds parce qu’ils n’ont pas entendu la révélation du vrai Dieu jusqu’alors réservée au peuple juif ; ils sont muets – plus exactement bègues – parce que les prières des païens ne sont encore que des balbutiements. En la personne de ce sourd-muet, ils rencontrent le Christ. Jésus utilise les procédés de la médecine d’alors et il gémit sur la détresse de son malade – comprenons : sur la détresse des païens abandonnés à eux-mêmes. Puis il commande : « Ouvre-toi ». Devant le miracle la foule s’empresse de proclamer la bonne nouvelle du Sauveur, venu aussi pour les païens.

« Ouvre-toi ». Dis-moi, Jésus, à qui tu veux que j’ouvre mes oreilles pour l’écouter avec attention, mes lèvres pour lui transmettre ta Bonne Nouvelle, et mon cœur pour l’aimer.

Homélie

Ce miracle de la guérison d’un sourd-muet que l’Evangile de Marc nous rapporte aujourd’hui projette sur notre vie un vif rayon de lumière. Par ce signe, Jésus nous montre ce qu’il veut faire pour nos âmes : leur rendre la faculté de parler et d’entendre.

Les braves gens qui avec tant de charité présentaient cet infirme à Jésus ne songeaient pas un seul instant à demander pour eux-mêmes un miracle dont ils n’avaient pas conscience d’avoir besoin. Et pas plus que ces hommes nous ne pensons avoir besoin, nous-mêmes de guérison... Dieu merci ! Nous ne sommes pas sourds, vivant dans un monde qui semble avoir horreur du silence... et d’ailleurs, il faut bien le reconnaître, nous nous complaisons assez dans ce tintamarre qu’il nous offre si généreusement et qui empêche toute réflexion sérieuse.

Et nous ne sommes pas muets non plus, dans ce monde de bavardages, chacun de nous est capable, n’est-il pas vrai de tenir allègrement sa place ?

Seulement voilà : lorsqu’il s’agit de nos relations avec Dieu nous devenons très vite sourds et muets. Or qu’est-ce que la religion chrétienne, sinon un dialogue, un va et vient d’appels et de réponses ? Dieu nous parle et nous devons lui parler.

Dans toute la Bible, l’Ancien et plus encore le Nouveau Testament n’est-ce pas Dieu qui parle à l’homme : Dieu qui l’appelle ? A travers toutes ces pages inspirées c’est la voix même de Dieu qu’on peut percevoir, cette voix qui se servait de la bouche des prophètes tantôt pour alerter ou menacer, tantôt pour éclairer ou consoler jusqu’à cette venue du Christ qui est, lui, réellement la Parole Vivante de Dieu.

Et si le Christ est envoyé sur la terre, n’est-ce pas tout d’abord, pour parler aux hommes et les appeler ? Car (et là c’est saint Augustin qui nous fait cette remarque) : en celui qui est la Parole tout es parole, non seulement les enseignements, mais aussi les gestes, les attitudes muettes, les exemples sans commentaires.

Et voici, chers frères et sœurs, que toutes ces paroles, tous ces appels de la Bible et de l’Evangile retentissent encore aujourd’hui dans nos cœurs. C’est à chacune et à chacun d’entre nous que Dieu dit : « Ainsi parle l’Eternel, voici ma volonté... C’est à chacune et à chacun d’entre nous qu’il dit : viens et suis-moi ». Car nous avons tous une vocation, vocation commune à la Sainteté et vocation particulière dans tel ou tel état de vie, pour telle ou telle mission qui nous est confiée.

En fait, c’est chaque jour, c’est à chaque instant que le Seigneur nous appelle : toutes les fois qu’une option, qu’un choix se présente à nous, toutes les fois que nous avons un acte libre à poser. Et selon les circonstances, c’est un appel soit à la prière, soit à l’amour fraternel, soit à l’épreuve qu’il faut accepter et offrir très généreusement par amour. Il arrive, hélas ! Que trop de chrétiens n’entendent pour ainsi dire jamais cette voix de Dieu, car c’est une voix généralement très douce et très discrète tant elle veut respecter notre liberté. Rien n’est plus facile que de ne pas l’entendre... Il faudrait prêter une très grande attention ; or volontairement (ou involontairement) nous sommes distraits, nous laissant emporter par notre imagination dans un tourbillon. Mais si nous entendons Dieu assez mal, il faut bien avouer aussi que nous lui parlons bien peu. D’ailleurs les deux choses sont liées : les spécialistes nous expliquent en effet, que le sourd-muet ne parle pas parce qu’il est sourd ; faute d’entendre il est incapable de s’habituer à former des sons. Eh bien ! C’est un peu la même chose sur le plan spirituel. C’est parce que nous manquons de Foi et d’esprit de foi, parce que nous n’avons pas assez d’attention et d’amour pour entendre la voix de Dieu que nous avons de la difficulté pour parler à Dieu, autrement dit pour le prier. Mais ici l’inverse est également vrai : c’est parce que nous ne parlons pas assez à Dieu que nous sommes de plus en plus sourds : c’est parce que nous n’avons pas la volonté de prier, c’est parce que nous ne sommes pas assez persévérants dans l’effort pour faire silence et nous tenir attentifs et réceptifs devant le Seigneur que nous ne sommes pas à même d’entendre la voix divine.

Mais que peut-il rester, dites-moi, d’une religion où il n’y a plus de dialogue entre le croyant et son Dieu ? Partant de la nécessité absolue de ce dialogue et donc de la nécessité absolue de la prière, un auteur spirituel contemporain a écrit ces paroles qui devraient nous faire réfléchir : « Quand il n’y a pas de prière dans notre vie, il n’y a pas Dieu. Dieu a dans votre estime la place qu’il a dans votre temps. Si vous n’avez pas de temps pour prier malgré toutes vos excuses, c’est que vous n’avez pas d’estime pour Dieu. Vous avez bien du temps pour tout ce qui vous paraît important. Si vous n’avez pas de temps pour Dieu, c’est qu’il est sans importance. Si vous ne priez pas, vous êtes pratiquement un athée ».

Comprenons enfin, que si nous sommes sourds et muets dans nos rapports avec Dieu, nous ne pouvons pas être très ouverts dans nos rapports avec le prochain. Repliés sur nous-mêmes par égoïsme, préoccupés uniquement de nous-mêmes, de notre confort, de notre image de marque, que sais-je, nous n’entendons pas les clameurs de tant de détresses matérielles ou spirituelles qui nous arrivent de partout. Et si nous sommes muets devant Dieu, vivant pour ainsi dire comme des sans-Dieu nous ne sommes pas en mesure de remplir nos devoirs apostoliques en étant auprès de nos frères les porte-parole du Seigneur, en étant ceux qui éclairent et consolent, ceux qui s’efforcent de promouvoir la Paix et la Justice dans un véritable esprit de charité surnaturelle. Que de fois nous gardons le silence alors que nous avons bien conscience qu’il faudrait parler !...

Interrogeons-nous donc sur toutes nos attitudes :

  • vis-à-vis de Dieu,
  • vis-à-vis de nos frères.

Disons-nous bien que notre vie chrétienne, chers frères et sœurs, ne pourra progresser réellement que si nous avançons à la cadence d’un rythme à 2 temps : c’est le rythme même de la respiration, qui consiste à inspirer et à expirer, à accueillir et à donner.

C’est dans la mesure où nous vivrons les uns et les autres en respectant ce rythme d’accueil et de don que nous parviendrons à établir entre nous cette harmonie profonde qui est la véritable Paix selon le Christ, et que nous construirons cette unité, cette communion de tous les hommes dans la communion de Dieu, à laquelle nous sommes tous appelés.

Le vœu le plus cher de Jésus est exprimé dans sa dernière prière : la grande prière sacerdotale : « Père, qu’ils soient un, comme Toi et Moi nous somme un, qu’ils soient un en nous ».

Amen.

Prière universelle

En ce premier dimanche du mois de septembre, de tout cœur nous te prions Seigneur tous ensemble pour nos frères, nos sœurs ainsi que pour notre planète que toi Dieu tu nous confies.

R/ : Pour les hommes et pour les femmes, pour les enfants de la terre, ton Église qui t’acclame, Dieu, vient te confier sa prière

  • Avec le pape François, nous te prions pour que toutes les sociétés du monde fassent des choix courageux en faveur d’un style de vie sobre et durable, en nous réjouissant de voir des jeunes s’y engager résolument. Nous te Prions Seigneur. R/
  • En écoutant cette phrase d’Isaïe : « l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride », nous te prions pour les personnes qui sont foudroyées par cette pandémie, qu’ils reçoivent de toi la grâce de se lever et du courage à traverser ces dures épreuves. Nous te Prions Seigneur. R/
  • Nous te prions pour toutes les communautés paroissiales, qu’elles apprennent à louer le Seigneur, tant qu’elles existent en vivant chaque l’Eucharistie qui les transforme en serviteurs de ta parole. Nous te Prions Seigneur. R/
  • Nous te prions pour tous ceux qui sont pauvres aux yeux du monde : chômeurs, malades, personnes âgées, divorcés, étrangers sans papier, sans abris… donne nous Dieu la force d’être solidaires avec eux. Nous te Prions Seigneur. R/
  • « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! ». Seigneur, nous te demandons une foi vivante, opérante pour chaque baptisé, qu’il ne reste pas sourd à ta Parole, que s'ouvre son cœur et que se délie sa langue pour témoigner aux autres de ta présence dans sa vie. Nous te Prions Seigneur. R/

Dieu, père de l’Univers, notre maître et notre guide, reçois nos demandes formulées sous l’action de ton Esprit, par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

Source de la P.U. : http://www.jardinierdedieu.com

Lectures du 23ème dimanche du T.O. en DOCX et PDF

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