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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 21:49

Lecture du livre des Nombres 6, 22-27

En ce premier jour de l’année, demandons au Seigneur de nous bénir, c’est-à-dire de se pencher vers nous pour nous apporter la paix.

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai ». – Parole du Seigneur.

Psaume 66

R/ : Que Dieu nous prenne en grâce et qu’il nous bénisse.

  • Que son visage s'illumine pour nous, et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. R/ 
  • Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; sur la terre, tu conduis les nations. R/ 
  • La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que la terre tout entière l'adore ! R/ 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4, 4-7

L’Esprit nous fait prier le Père avec la même liberté que celle de Jésus lui disant : « Abba, c’est-à-dire Père bien-aimé ».

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. – Parole du Seigneur.

Alléluia, Alléluia. À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 16-21

La nouvelle année débute avec le nom de Jésus qui lui fut donné le huitième jour après sa naissance.

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

Huit jours après Noël, le 1er Janvier, l’Eglise fête solennellement Celle que si souvent dans nos « Je vous salue » nous appelons : « Mère de Dieu ».

Quelle est la signification profonde de ce titre prestigieux que depuis le Concile d’Éphèse, en 432, la Foi catholique décerne à Marie, la Toute Sainte ?

Titre unique qui est la clé de voûte de tout le mystère marial et qui place la Femme « bénie entre toutes les femmes » à la cime des grandeurs créées.

Disons tout de suite que ce serait une erreur monstrueuse de penser que l'affirmation : Marie est mère de Dieu puisse signifier que la Vierge est la mère de la divinité. Dieu est infiniment au-dessus du temps et de l'espace, avant toute création : son existence ne dépend de personne. Quand à Marie, elle est, tout comme nous, une créature ayant reçu de Dieu son être et sa vie, notre sœur en humanité. Ce n’est donc pas Elle qui a donné à Jésus la nature divine : cette nature Il la tient de son Père de toute éternité : vérité capitale que nous proclamons chaque dimanche à la Messe : « Je crois en Jésus-Christ le Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles... Vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ».

Ce que Marie, par contre, a donné à Jésus, c’est son humanité. Mais ce qu’il importe ici de bien comprendre, c’est qu’en Jésus la nature humaine et la nature divine appartiennent à une seule Personne : celle du Verbe éternellement Fils de Dieu, qui est Dieu comme son Père. Dans le Christ, en effet, il n’y a aucun dédoublement de personnalité : c’est le même « je » qui déclare : « je » marche (action humaine) et « je » ressuscite (action divine).

Partant de là, on peut donc dire que Dieu a prêché, que Dieu a souffert, que Dieu est mort sur une Croix. On peut tout aussi bien dire que Dieu est né, que Dieu est né de Marie. Marie est par conséquent la Mère de Dieu, la Théotokos, comme disent les chrétiens d’orient, ce qui veut dire « engendreuse de Dieu ».

C’est sur un sommet éblouissant que nous sommes transportés, en contemplant un tel mystère. Tout au long de son histoire, l’Eglise, par la voix de ses Papes, de ses théologiens, de ses mystiques ou de ses fidèles ont félicité l’humble Marie de cette dignité suprême qui l’exalte bien au-dessus de toutes les créatures et la constitue non seulement Reine des hommes, mais aussi Reine des Anges.

Par sa maternité divine, nous dit saint Thomas d’Aquin, la grandeur de Marie touche « à l’infini ».

A ce titre, Elle approche Dieu de si près qu’Elle semble se perdre dans les abîmes de la Trinité. L’évocation d’une telle sublimité qui lie si étroitement la Vierge-Mère au Verbe Incarné et la fait entrer par là même, réellement, dans la Famille de Dieu, donne le vertige. Tout le reste, c’est-à-dire tout ce que la Foi catholique nous enseigne sur Marie ne peut vraiment bien se comprendre qu’à partir de cette réalité lumineuse qu’est sa maternité en tant que « divine », ayant pour terme Dieu fait homme pour le salut des hommes. C’est de cette source que découle en particulier le mystère de sa maternité spirituelle, de sa maternité de grâce à l’égard des âmes, promulguée solennellement par Jésus crucifié, à l’heure où précisément Elle nous enfantait à la vie divine dans sa douleur de Co-rédemptrice : « Voici ton Fils », « Voici ta Mère ».

Le Pape saint Pie X explique qu’en devenant mère du Christ, tête du Corps mystique, Marie devient radicalement la mère spirituelle de ceux qui sont ses membres. Autrement dit, nous sommes tellement solidaires du Christ (qui s’est fait l’un de nous pour qu’une même Vie divine circule entre Lui et nous) qu’il est impossible à Marie d’être la mère du Christ sans être en même temps la mère de ceux qui Lui sont unis par la Foi, qu’il lui est impossible d’être la mère du Sauveur sans être la mère des sauvés, qu’il lui est impossible d’aimer Jésus d’un amour maternel, sans étendre cet amour à tous les hommes.

Oui, Marie nous aime. Elle nous chérit, non pour ce que nous valons ou ce que nous faisons pour Elle, mais à la mesure de son Cœur qui est à la mesure du Cœur de Jésus. Et c’est parce qu’Elle nous aime si parfaitement qu’Elle se montre très exigeante à notre égard, nous apprenant à tout quitter pour « suivre l’agneau partout où il va ».

Son sublime rôle d’éducatrice spirituelle consiste, en effet, à nous élever jusqu’à Dieu, en nous accompagnant à travers les étapes de notre vie spirituelle en nous communiquant toutes les grâces actuelles par lesquelles se préserve, se répare et s’accroît la Vie surnaturelle reçue au Baptême.

A nous de nous maintenir sous sa bienfaisante influence.

A nous de la laisser faire (par un abandon de tous les instants entre ses mains expertes) jusqu’à ce que soit achevée notre configuration à « l’image du Fils » (Rom. VIII 29), Lui qui, à Noël, a épousé notre humanité pour nous rendre participants de sa divinité.

Père Pierre Cousty

Nous débutons l'année nouvelle en célébrant la fête de Marie, Mère de Dieu, Theotokos.

La Sainte Vierge offre au monde le Messie qui est la bénédiction de Dieu pour chaque homme et pour le monde entier. C'est sur cette bénédiction que se fondent les vœux que nous échangeons aujourd’hui : des vœux de bien, parce qu'en Christ Dieu nous a comblé de tous les biens ; des vœux de paix, car "c'est lui qui est notre paix".

C'est dans ce contexte liturgique que s'inscrit aujourd'hui la Journée mondiale de la Paix qui a pour thème cette année un « engagement commun pour vaincre l’esclavage ».

"Le mal passe par la liberté humaine" et il est vaincu lorsque celle-ci, sous l'influence de la grâce s'oriente fermement vers le bien, c'est-à-dire, en définitive, vers Dieu. Que Marie, Reine de la paix, nous aide tous à édifier ensemble ce bien fondamental de la coexistence humaine. Ce n'est que de cette façon que le monde pourra progresser sur la voie de la justice et de la solidarité fraternelle.

Bonne année ! Jean-Paul II – 2005.

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