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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 08:01

1-advent-1.jpgFrères et sœurs, le temps liturgique de l’Avent dans lequel nous entrons aujourd’hui, nous appelle tout d’abord les millénaires durant lesquels l’humanité a attendu le Sauveur promis à nos premiers parents après leur chute.

Plus particulièrement les 19 siècles durant lesquels Dieu par l’intermédiaire des prophètes a préparé patiemment dans le peuple de l’Ancienne Alliance, la première venue de ce Sauveur en la personne de Jésus son Fils Bien-aimé, né de la Vierge Marie : avènement dont nous célébrerons joyeusement à Noël l’anniversaire. En même temps, l’Avent nous invite à vivre dans l’Espérance de l’ultime venue du Seigneur qui interviendra à la fin du monde... Car, c’est absolument sûr, (Il l’a lui-même promis) Jésus reviendra au dernier jour dans une apothéose de Gloire. Il achèvera alors et couronnera son œuvre de Salut en introduisant dans le Royaume de l’éternel Bonheur, l’humanité ressuscitée.

L’Avent ce n’est donc pas un simple souvenir du passé, c’est aussi et surtout une activité présente et une préparation de l’avenir.

L’Eglise nous demande de vivre ces 4 semaines qui précèdent Noël comme le temps du long désir, d’un très grand désir, dans une disposition d’attente vigilante du Seigneur Jésus qui s’avance vers nous, qui veut venir en chacun de nous et en chacun de nos frères. Car Jésus est en même temps le Dieu toujours Présent et le Dieu qui Vient. Il continue sa venue en nos cœurs en nous communiquant les grâces surabondantes qu’il nous a méritées par sa vie, sa mort et sa résurrection lors de sa première venue sur terre. Mais ces grâces, Il ne peut nous les octroyer que dans la mesure où nous les désirons, que dans la mesure où nous ouvrons nos cœurs pour les accueillir...

Et c’est bien ce à quoi nous devons nous attacher durant l’Avent avec une intensité plus grande que d’ordinaire afin qu’à Noël Jésus puisse renaître et revivre en nous.

Nous avons entendu, tout à l’heure le prophète Isaïe – grande figure de l’Avent – adresser à Dieu cette ardente prière : « Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu daignais descendre... Personne n’invoque ton Nom, nul ne se réveille pour se tourner vers toi... »

L’époque que nous vivons ne ressemble-t-elle pas, dites-moi – et c’est une situation encore plus grave – à celle du prophète, éblouis par les progrès vertigineux de la science et des techniques, fascinés par les fausses doctrines, les hommes dans leur fol orgueil, dans leur suffisance, croient pouvoir se passer de Dieu et même pour un très grand nombre ne croient plus du tout en Dieu. Or, nous sommes tous plus ou moins contaminés par ce matérialisme ambiant.

Dieu est absent du monde où nous vivons, mais n’est-il pas trop souvent absent de notre cœur à nous, de nos pensées, de nos préoccupations, de nos décisions, de tout ce qui fait notre vie quotidienne ?

La plupart de nos contemporains se comportent comme s’ils n’avaient pas besoin d’un Sauveur, pas besoin de Jésus Sauveur.

Mais nous-mêmes, est-ce que nous en éprouvons vivement le besoin ?

Le résultat évident de cet abandon de Dieu, de ce refus du seul Sauveur, c’est l’immense détresse dans laquelle se débat l’humanité avec ses guerres, ses violences, ses injustices criantes, sa perversion morale, son désordre à tous niveaux.

L’humanité d’aujourd’hui est de plus en plus désemparée, elle est angoissée et se demande où elle va ? Où elle va ? Mais elle court à sa perte. Puisqu’elle a abandonné Dieu, Dieu l’abandonne à elle-même. Elle fabrique de ses mains son propre châtiment. Mais n’est-ce pas ce que disait déjà le prophète Isaïe : « Tu nous avais laissés au pouvoir de nos péchés ». Mais, en même temps, il implorait avec confiance le secours de Dieu : « Pourtant Seigneur, nous sommes l’ouvrage de tes mains, nous sommes l’argile et tu es le Potier, tu es Notre Père ».

Oui, Dieu est notre Père, un Père infiniment aimant qui a tout fait pour notre Bonheur, mais qui veut être aimé librement par ses enfants. Et c’est nous qui abusons follement de cette liberté pour nous détourner de Lui. Respectant infiniment cette liberté qui est la nôtre, il attend que nous revenions à Lui.

Dieu à tout fait pour notre bonheur puisque pour nous sauver, il nous a fait le don de ce qu’il avait de plus cher : son propre Fils, qui est de toute éternité le reflet resplendissant de sa gloire. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » nous dit saint Jean, résumant par ces quelques mots tout le mystère de Noël, le mystère inouï de l’Incarnation.

Et de ce Fils Bien-aimé qui s’est livré à la mort pour nous, nous avons reçu toutes les richesses, comme le dit saint Paul dans la 2èmme lecture : « Toutes celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu », si bien qu’aucun don spirituel ne nous manque. Tout ce qu’il y a de bien en nous vient de Lui. N’avons-nous pas le privilège (mais qui se double d’une lourde responsabilité) d’appartenir à l’Eglise du Sauveur, d’être membres de ce corps dont Il est la tête : ce qui nous a valu de recevoir, au moment de notre Baptême le don insurpassable de la Vie Divine. Grâce à l’Eglise nous avons constamment à notre portée ces sources de vie que sont l’enseignement de la Parole de Dieu et les sacrements : principalement l’Eucharistie et le Sacrement de Pénitence. C’est dans la mesure où nous savons profiter de ces dons merveilleux, dans la mesure où nous les faisons fructifier que Dieu nous montre son visage de miséricorde. « Car il vient à la rencontre de celui qui pratique la justice », entendons par ce mot l’ajustement à la volonté de Dieu, notre union à Dieu. Or ce qui nous manque le plus c’est la persévérance, la capacité que nous avons « à veiller ». Et pourtant, Jésus a tout disposé pour que nous bénéficions de cette grâce insigne qu’est la persévérance, mais il faut la désirer ardemment, il faut la lui demander inlassablement : c’est Lui, nous dit saint Paul qui nous fera tenir solidement jusqu’au bout. Et c’est cela seul qui importe, si nous ne voulons pas manquer le but final...

Chers frères et sœurs, dans ce temps de grâce qu’est l’Avent, la Vierge Marie occupe une place privilégiée.

C’est Elle qui dans son Cœur Immaculé a récapitulé et porté à sa plus haute tension l’Espérance du peuple de l’Ancienne Alliance.

C’est Elle qui durant 9 mois a attendu avec tant d’amour la naissance de l’Enfant-Dieu, conçu miraculeusement en son sein virginal à l’heure de l’Annonciation.

Prions-là avec une absolue confiance de nous obtenir les grâces qui feront de nous des êtres de désir et des « veilleurs » infatigables.

Amen

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année B
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