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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 07:44

Lecture du premier livre des Rois 19, 9a.11-13a

Lorsque le prophète Élie fut arrivé à l'Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit. La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer ». À l'approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n'était pas dans l’ouragan ; et après l'ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre ; et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n'était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d'une brise légère. Aussitôt qu'il l'entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 9, 1-5

Frères, j'affirme ceci dans le Christ, car c'est la vérité, je ne mens pas, et ma conscience m'en rend témoignage dans l'Esprit Saint. J'ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante. Pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais même être maudit, séparé du Christ : ils sont en effet les fils d'Israël, ayant pour eux l'adoption, la gloire, les alliances, la Loi, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c'est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement. Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14, 22-33

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.

Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n’ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau ». Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Homélie

L’Evangile de ce dimanche ainsi que la première lecture attirent notre attention sur les »Temps forts » qui nous sont nécessaires pour rencontrer Dieu,

  • des temps forts pour la Paix et le recueillement,
  • des temps forts pour l’homme en détresse qui lance des appels au secours à celui qui seul peut le sauver : le Seigneur-Jésus.

L’Evangile nous montre Jésus qui après le miracle de la multiplication des pains a besoin de Paix. Il craint surtout de devenir une « star », un « superman » et d’être choisi par les foules comme roi et libérateur d’Israël. Ce qui n’est pas le but de sa mission. Il oblige donc ses apôtres à se retirer et gravit la montagne... La montagne, dans la Bible, c’est le lieu où l’on rencontre Dieu. Là dans le silence, dans la paix de la nuit, loin du monde Jésus vit « un temps fort » de communion profonde avec son Père, dans le cœur à cœur de la prière.

Personne n’est capable d’imaginer ce dialogue d’amour où le Christ, en tant qu’homme, vit avec son Père cette relation indicible qu’il vit éternellement dans les splendeurs et la joie infiniment comblante de la Sainte Trinité.

Comme on aimerait, n’est-il pas vrai, écouter cet échange merveilleux et sublime ?

Et pour nous, frères et sœurs, qu’en est-il ?

Avons-nous conscience de notre besoin de paix, de silence et de recueillement ?

A l’exemple de Jésus il faut à tout prix nous obliger à trouver « ces temps forts » qui conditionnent, qui favorisent notre mise en présence de Dieu et notre intimité avec Lui. Et pour cela, il faut nous mettre à l’écart de temps en temps : dans notre chambre comme nous y invite l’évangile : dans le calme d’une église ou d’une petite chapelle déserte, ou tout simplement dans une belle nature qui fait deviner la grandeur et la beauté de Dieu à travers sa création et invite à la prière contemplative. N’a-t-on pas dit que la nature c’est le premier livre de prière ?

Disons-nous bien frères et sœurs que le silence est un moyen privilégié de rencontre avec Dieu. Alors ! Que notre parole ne tue pas ce silence !  Nous avons vu dans la 1ère lecture que Dieu n’est pas dans l’orage, il n’est pas dans le tremblement de terre, ni dans le feu. Il est dans la brise légère.

Lorsque nous saurons nous taire pour écouter le murmure de cette brise légère qui est l’Esprit-Saint nous ferons de grands progrès dans notre vie de foi, d’espérance et d’amour, car dans notre prière des lumières nous seront données pour discerner où est la volonté de Dieu sur nous et nous recevrons la force qui nous aidera à l’accomplir. « Dans la prière, disait un évêque, le chrétien prend une certaine distance par rapport à ce qu’il vit chaque jour afin d’y découvrir les appels de Dieu et de mieux voir les engagements qu’il doit prendre ».

Après avoir prié une grande partie de la nuit sur la montagne, Jésus décide d’aller à la rencontre de ses apôtres qui naviguent péniblement sur le lac dans une barque battue par les vagues. Il s’avance vers eux par le chemin le plus court, c’est-à-dire en marchant sur l’eau. Ne croyons surtout pas qu’il veut par là jouer au magicien : il veut tout simplement montrer qu’il est le Maître des puissances du mal. Dans la Bible en effet la mer évoque le monde. Des tempêtes, des monstres marins et des puissances maléfiques...

Stupéfaits de le voir marcher ainsi sur la mer, « croyant voir un fantôme », saisis par une grande frayeur les apôtres se mettent à crier... Jésus aussitôt les rassure : « confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ». Et voici que Pierre se pique au jeu. Présomptueux il s’offre pour faire comme son Maître : marcher sur la mer, marcher sur les puissances du mal...

Connaissant peu sa faiblesse, ne pensant plus à Jésus, mais à la situation bien peu normale dans laquelle il se trouve, il est pris de doute et la mer, c'est-à-dire le mal, reprend son pouvoir sur lui. Il s’enfonce jusqu’au moment où la peur lui arrache une prière sous forme de S.O.S. : « Seigneur sauve-moi ».

Cet épisode est riche en enseignements mais il nous rappelle tout d’abord que dans nos vies il n’y a pas que des passages paisibles, nous y rencontrons parfois des turbulences... Et lorsque tout va mal, lorsque tout est noir, nous ne voyons plus la présence de Dieu dans notre vie et au cœur de nos épreuves. C’est dans ces moments-là surtout que nous avons besoin de soutien indispensable de la prière.

Une prière suppliante et persévérante qui n’est pas portée par le sentiment mais seulement par la volonté.

Une prière pleine de confiance qui ne doute jamais de la Toute-puissance de Jésus, de la Toute-puissance de son Amour.

La prière c’est en quelque sorte notre planche à voile, qui nous permet de « surfer » sur toutes les épreuves de la vie :

  • dans nos maladies, elle nous ouvre à la patience,
  • dans nos deuils, elle nous ouvre à l’espérance,
  • dans nos souffrances quelques qu’elles soient, elle nous fait découvrir une juste perception du réel : « pour l’homme qui prie, disait Léon Bloy, il n’y a ni désespoir, ni tristesse amère ».

Enfin souvenons-nous que la misère nous fait découvrir notre faiblesse et ainsi la nécessité d’un Sauveur. C’est dans l’expérience toujours désolante de sa faiblesse que l’âme prend conscience qu’elle n’a pas de force à elle, mais que la force du Christ l’habite et la soutient.

Cette vérité, frères et sœurs, je voudrais l’illustrer en vous citant une petite parabole qui me servira de conclusion :

« Une nuit, je rêvais que je marchais sur la plage de Dieu. Dans le firmament apparaissaient les tableaux de ma vie. A chacun d’eux je relevais 2 traces de pas dans le sable : la mienne et celle de Dieu. Après avoir vu le dernier tableau je revins en arrière et remarquai qu’à plusieurs reprises, durant les périodes les plus tristes et les plus difficiles de ma vie, je n’observais qu’une seule trace. Je questionnai Dieu à ce sujet : Seigneur tu m’as dit que si je te suivais, tu marcherais avec moi, mais je vois qu’au cours des périodes les plus tristes de ma vie, il n’y a qu’une seule trace de pas sur le sable ! Pourquoi dans ces moments où j’avais le plus besoin de toi, tu m’as laissé seul ? Dieu répondit : pourquoi doutes-tu ? Jamais je ne t’aurais quitté durant les périodes d’épreuves et de souffrances : lorsque tu ne vois qu’une trace, c’est que je te portais sur mon dos ».

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année A
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commentaires

Carlito 10/08/2017 21:10

Toujours un bel enseignement avec notre cher père COUSTY, simple mais riche !
Et toujours dans le mille, clair et il va toujours à l'essentiel : ne jamais oublier que Dieu est TOUJOURS présent.

Carlito

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