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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 10:36

Livre de Jérémie 23,1-6

Rois et gouvernants, tels de mauvais bergers, ont conduits le peuple à la catastrophe. Aussi le Seigneur s’apprête-t-il à conduire lui-même son troupeau.

Quel malheur pour vous, pasteur ! Vous laissez périr et vous dispersez les brebis de mon pâturage – oracle du Seigneur ! C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël, contre les pasteurs qui conduisent mon peuple : Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées, et vous ne vous êtes pas occupés d’elles. Eh bien ! Je vais m’occuper de vous, à cause de la malice de vos actes – oracle du Seigneur.

Puis, je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis de tous les pays où je les ai chassées. Je les ramènerai dans leur enclos, elles seront fécondes et se multiplieront. Je susciterai pour elles des pasteurs qui les conduiront ; elles ne seront plus apeurées ni effrayées, et aucune ne sera perdue – oracle du Seigneur.

Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, et Israël habitera en sécurité. Voici le nom qu’on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : Dans le Proche-Orient ancien, comme en Grèce, les rois portaient le titre de pasteur de leur peuple. Les reproches violents de Jérémie s’adressent en effet aux rois de Judée qui ont conduit le peuple à la catastrophe de l’exil où « les brebis se sont égarées et dispersées ». Le Seigneur, en vrai berger, s’en va les rassembler et les ramener en Palestine : Jérémie annonce là le retour d’exil. Dieu déléguera ses pouvoirs de gouvernement à des hommes qui prendront soin du peuple, mais tout particulièrement au Messie. Celui-ci, descendant de la lignée de David, fera régner le droit et la justice parmi son peuple qui retrouvera l’unité perdue lors de la séparation en deux royaumes.

Dans les responsabilités que nous pouvons avoir dans le monde et l’Église, le Seigneur nous invite à être attentifs à ceux qui sont apeurés et accablés ou encore perdus. Car nous sommes les pasteurs qu’il veut leur donner.

Psaume 22

R/ Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer.

  • Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. R/
  • Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. R/
  • Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. R/
  • Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. R/

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,13-18

Un mur de haine sépare encore hommes et peuples. Il ne croulera que sous la poussée d’un amour qui s’enracine dans celui de Jésus.

Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ; il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père. – Parole du Seigneur.

Commentaire : La réconciliation que Jésus nous a obtenue rend proches des gens qui étaient éloignés. Elle rapproche d’abord les hommes et les peuples entre eux. L’inimité entre juifs et païens était à l’époque l’exemple le plus typique de la haine qui pouvait séparer les hommes et qui se concrétisait dans la barrière de la Loi et de ses prescriptions juridiques. En mourant pour tous les hommes, Jésus révèle que l’amour de Dieu est universel, et que tous les hommes sont ses fils qu’il veut réunir en un seul corps mystique, en un seul Homme nouveau. Elle rend proches aussi Dieu et les hommes. L’amour de Dieu se révèle dans la croix du Christ annonce le pardon et la réconciliation des hommes pécheurs avec Dieu.

Pour abattre le mur de haine qui séparait les hommes le Christ est mort en croix, victime de cette haine. Pour abattre les barrières d’incompréhension et d’intolérance entre les gens et les peuples, il faut des hommes prêts à payer de leur personne. Voulons-nous être de ceux-là ?

Alléluia. Alléluia. Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,30-34

Les foules ne lâchent plus Jésus et ses apôtres ; le Christ est saisi de pitié devant ce désarroi des foules abandonnées à elles-mêmes.

En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu ». De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Aux apôtres, de retour de mission, qui lui font un compte rendu détaillé de leur action et de leur enseignement, Jésus propose un temps de récollection et d’intimité avec lui, à l’écart de la foule. Hélas ! La foule devine leur dessein et les précède. Retraite et vacances tombent-elles à l’eau ? La retraite, non : les disciples sont invités à entrer dans l’intime de l’âme de Jésus en découvrant sa tendresse de pasteur pour le peuple de Dieu dispersé et désuni, et en écoutant l’enseignement qu’il leur donne. Les vacances, oui, elles sont bien entamées, mais le repos auquel Jésus appelait ses apôtres n’était-il d’abord de se réjouir de la marche de l’Évangile dans le cœur des hommes ?

Profitons-nous de nos vacances pour nous retremper, par la lecture et la prière, dans l’intimité du Christ ?

Homélie

Chers frères et sœurs, une phrase de l’Evangile que je viens de lire retiendra plus particulièrement notre attention ce matin : « Il fut saisi de pitié envers eux parce qu’ils étaient des brebis sans berger ».

Pour exprimer ce sentiment de pitié qui fait vibrer le Cœur de Jésus, saint Marc utilise un mot grec qui signifie avoir une émotion forte, un ébranlement intérieur, une souffrance presque physique devant la misère d’autrui. Et comment Jésus en voyant cette foule haletante qui le cherche (sans lui laisser le temps de manger ou de se reposer un peu) pourrait-il demeurer insensible ? Car c’est tout l’éventail de la détresse humaine qui se déploie en cet instant devant lui.

- Il y a bien sûr toutes ces misère visible qui sont celles des corps : tous ces malades ou handicapés qui n’attendent qu’un mot ou un geste (de la part de Jésus) pour retrouver la santé et avec la santé la joie de vivre.

- Il y a combien plus nombreuses toutes ces misères cachées que sont les maladies morales : tous ces gens mal aimés qu’on écrase, qu’on exploite, qu’on méprise ou qu’on laisse dans une insupportable solitude, tous ceux qui sont déçus, trahis, révoltés ou amers, toutes ces personnes qui doutent de tout : du présent ou de l’avenir, des autres ou d’eux-mêmes. Tous ces êtres désorientés qui se demandent si la vie a un sens, si elle vaut la peine d’être vécue.

- Il y a enfin toutes ces âmes qui aspirent plus ou moins consciemment à être libérées de l’oppression la plus tyrannique qui soit : celle du péché, misère sans nom celle-là que seul le regard pénétrant du Fils de Dieu peut discerner derrière ces visages fermés ou angoissés...

Oui, vraiment, des brebis égarées, dispersées, divisées, mais qui devinent en Jésus le seul vrai Berger, capable de les rassembler, de s’occuper de chacune d’elles et de les guider par un chemin sûr, vers le vrai bonheur...

De toute cette peine, de tout ce désarroi Jésus souffre au plus intime de son cœur ; et s’il est aussi affecté c’est parce qu’il aime, c’est parce qu’il considère cette foule comme sa famille. Son amour de Bon Pasteur est assez ardent, assez prévenant, assez accueillant pour étendre sa sollicitude et manifester sa tendresse à chacune de ces personnes comme si elle était un frère, une sœur, une mère. Tous ces mal-aimés ont enfin trouvé quelqu’un qui les aime vraiment, car la pitié, la miséricorde qui emplit le cœur de Jésus s’exprime à travers des gestes. Et tout d’abord par des gestes de guérison en faveur de ces malheureux qui sont si douloureusement éprouvés en leur chair... Ayant  guéri les malades Jésus se met très probablement à la disposition de ceux qui veulent s’entretenir avec lui, les écoutant avec beaucoup d’attention, manifestant à chacun beaucoup d’intérêt, comme s’il était le seul à avoir des soucis, le seul à avoir besoin de ses conseils et de son aide. S’étant ainsi occupé de chacun, Jésus peut dans un second temps s’adresser à tous. Saint Marc note« qu’il se met à les instruire longuement », donnant par là une nouvelle preuve de son immense amour pour son peuple ; car cette foule a besoin d’être enseignée, éclairée, nourrie et transformée par la Parole Vivante et Vivifiante de Dieu, elle a besoin de trouver un sens à sa vie dans cette Bonne Nouvelle qui est révélation du mystère de Dieu et de son plan d’amour sur les hommes. Cette Bonne Nouvelle qui est porteuse d’une immense espérance, car elle est promesse de salut éternel pour tous les hommes.

Chers frères et sœurs, parce que nous sommes les disciples du Seigneur, parce que nous devons être des copies vivantes de Jésus, nous sommes chargés d’une mission semblable à la sienne : nous devons aimer comme Jésus a aimé, nous devons continuer, prolonger dans le milieu de vie qui est le nôtre l’action bienfaisante du Sauveur. Il faut donc, qu’à son exemple, nous ayons un cœur brûlant d’amour, un cœur qui se laisse émouvoir qui se laisse toucher par toutes les formes de misère que nous côtoyons aujourd’hui. Comme le Christ, il nous faut sympathiser, au sens le plus fort du terme : c'est-à-dire souffrir avec, sentir avec, être avec, pleurer avec ceux qui pleurent... selon la formule de saint Paul. Une telle pitié n’a rien de sentimental. Certes elle peut être ressentie plus ou moins selon les tempéraments, mais elle consiste surtout en une ouverture d’esprit, une attention volontaire à l’autre, pour lui-même ; elle suppose donc l’oubli de soi, une grande disponibilité et une inlassable générosité. Pour voir la misère, il faut les yeux de la charité, et pour découvrir cette autre misère qu’est le vide spirituel de l’homme et son besoin de Dieu, il faut en outre les yeux de la foi.

Frères et sœurs, est-ce que nous ouvrons bien grands ces yeux de la foi et de la charité ? Avons-nous assez conscience qu’à travers chacun de nous Jésus veut continuer à exercer sa miséricorde à l’égard de tous :

  • qu’il veut, à travers nous, répondre à ce besoin d’amour que tout être humain porte en lui, visible ou caché,
  • qu’il veut manifester par ce témoignage de notre charité que tous les mal-aimés des hommes sont quand même les bien-aimés de Dieu.

Des interrogations aussi importantes ne doivent pas restés sans réponse. A l’exemple du Christ, il nous faut agir en nous mettant généreusement au service de tous.

« Nous devons aimer nous dit saint Jean, non pas avec des paroles et des discours, mais en actes et en vérité ».

Certes, le chrétien ne dispose pas comme le Christ du pouvoir de faire les miracles, mais il a en lui l’Esprit du Christ et cet Esprit est particulièrement inventif. Que ce soit par des gestes individuels ou par une participation active à des œuvres collectives ou à des mouvements d’apostolat, le chrétien docile à l’Esprit-Saint trouve toujours le moyen de porter secours à ses frères quels qu’ils soient : proches ou lointains. Il lui suffit d’aimer, de vouloir aimer.

Chers frères et sœurs, dans une prière suppliante, humble et confiante (que nous ferons passer par Marie) nous demanderons fréquemment à Jésus, notre Bon Pasteur, la grâce d’aimer de plus en plus comme lui à aimé, avec son propre cœur battant dans le nôtre. Nous le lui demanderons avec insistance, car nous avons bien conscience que sans lui nous ne pouvons rien faire.

Amen.

Prière Universelle

Le célébrant : Grâce au Seigneur, notre berger, nous ne manquons de rien. Avec confiance, adressons-lui nos demandes et nos prières.

  • « Je leur donnerai des pasteurs qui les conduiront ». Pour l’Église, pour tous ceux qui ont la mission de la rassembler, la conduire et l’instruire. Qu’ils ne se découragent pas devant les difficultés rencontrées et sachent revenir à la source. Seigneur, nous te prions.
  • « Il exercera dans le pays le droit et la justice ». Pour tous ceux qui ont des responsabilités parentales, éducatives, syndicales, professionnelles, ecclésiales… Éveille en eux le désir de construire un monde de justice, de paix et inspire-les dans leurs actions au service des autres. Seigneur, nous te prions.
  • « Ils étaient comme des brebis sans berger ». Pour chacun de nous, qui tournons parfois en rond sans savoir très bien « pour quoi » et « pour qui » nous vivons. Que la rencontre avec Dieu et avec nos frères, nous aide à trouver le chemin qui donne du sens et du goût à la vie. Seigneur, nous te prions.
  • « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu ». Pour notre communauté. Que cette période de vacances soit une occasion de réfléchir, de prier et de faire le point afin de pouvoir repartir le regard plus clair en nous faisant plus proches les uns des autres. Seigneur, nous te prions.

Le célébrant : Toi qui as été saisi de pitié envers les foules sans berger, Seigneur, sois attentif à nos prières. Que ton Esprit vienne au secours de notre faiblesse pour que nous soyons les prophètes selon ton cœur, toi qui vis et règne pour des siècles des siècles. Amen.

Source : http://www.paroissejp2-limoges.com

Lectures du 16ème dimanche T.O. en DOCX et PDF

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commentaires

M
Votre système de captcha n'est pas pour moi, je n'y vois pas assez, j'ai mis un temps infini à faire accepter mon message. Dommage, ça freine l'envie de communquer.
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J
Je vais essayer de faire mon possible pour le captcha !
M
Merci de ces commentaires, ils sont complets et tout à fait remarquables. Une véritable trouvaille! Je suis allée sur le site de la paroisse Jean-Paul II de Limoges mais je n'ai pas pu trouver les homélies. Si tous les commentaires sont de cette nature, j'aurais un grand plaisir à les lire régulièrement. Un prêtre carme exceptionnel vient de notre paroisse et je me sens bien orpheline des mots d'amour et de miséricorde qu'il égrenait inlassablement.
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