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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 21:51

Lecture du Livre de la Sagesse 12, 13. 16-19

La patience de Dieu envers les pécheurs dont nous sommes n’est pas signe de faiblesse, mais de l’espérance qu’il met en nous.

Il n’y a pas d’autre dieu que toi, qui prenne soin de toute chose : tu montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes. Ta force est à l’origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te permet d’épargner toute chose. Tu montres ta force si l’on ne croit pas à la plénitude de ta puissance, et ceux qui la bravent sciemment, tu les réprimes. Mais toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance. Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Le Seigneur est le Dieu tout-puissant, pourtant il ne montre pas de force, et la patience de Dieu ne peut manquer de faire conclure à certains que Dieu n’est pas si puissant que cela et que sa justice tarde bien à régner sur la terre. Notre auteur s’est posé cette question tout au long de son livre. Faire usage de sa puissance, agir avec violence est le propre des hommes ou des gouvernements contestés qui craignent que le pouvoir leur soit ôté. Ce n’est pas le cas de Dieu. Sa puissance est infinie, donc faite de patience, d’humanité, de ménagement pour le pécheur à qui elle offre continuellement de se convertir.

« Par ton exemple, tu as enseigné que le juste doit être humain ». Dieu apprendrait-il aux hommes à être humains ? Oui, puisqu’il nous a créés à son image.

Psaume 85

R/ : Toi qui es bon et qui pardonnes, écoute ma prière, Seigneur.

  • Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent, écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie. R/
  • Toutes les nations, que tu as faites, viendront se prosterner devant toi, car tu es grand et tu fais des merveilles, toi, Dieu, le seul. R/
  • Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, plein d'amour et de vérité ! Regarde vers moi, prends pitié de moi. R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8, 26-27

Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit Saint nous fait entrer dans la prière filiale de Jésus.

Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Notre faiblesse dont parle Paul, est notre incapacité à vouloir ce que Dieu veut, à entrer dans son dessein. Notre prière a du mal à s’accorder à la volonté de Dieu ; continuellement c’est nous que nous mettons en avant, nos projets, nos besoins, nos craintes. Seul l’Esprit Saint peut donner à notre prière de vouloir ce que Dieu veut, d’entrer dans son projet pour le monde et d’y puiser la force pour agir. Mais cette prière de l’Esprit en nous ne tombe pas sous nos sens ; il s’exprime en termes divins, inexprimables. Nous savons seulement qu’il nous transforme, si nous avons quelque peu l’expérience de la prière.

Me tenir devant toi dans la prière, Seigneur, sans toujours trop savoir comment m’y prendre. Croire qu’alors l’Esprit intercède pour moi, et que toi, Père, qui voit le fond des cœurs, tu exauces sa prière. Voilà qui me donne le désir de te prier, même quand l’envie me manque.

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13, 24-43

Pour la lecture brève, on omet le texte qui est entre crochets

Dieu laisse coexister dans le monde le bon grain et l’ivraie : il ne connaît pas nos impatiences.

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?”Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela”. Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier” ».

[Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches ».

Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé ».

Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde’. Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ ». Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »]

Commentaire : Pourquoi l’arrivée du royaume de Dieu n’a-t-elle pas balayé d’un seul coup toute souffrance et tout péché hors de ce monde ? Parce qu’il est le théâtre de deux semailles opposées : le Christ y sème le bon grain en vue de la moisson future ; un ennemi y sème de l’ivraie en vue de compromettre la moisson. Mais la moisson aura lieu, dit le Maître avec un bel optimisme, certain des réjouissances futures des moissonneurs. Reste à calmer notre impatience et à laisser le semeur lui-même opérer le tri que nous prétendons faire avant l’heure, à sa place. Un grain de moutarde jeté dans un champ où il semble perdu, du levain caché dans près de quarante kilos de farine, quels ridicules commencements ! Pourtant, l’un deviendra un arbre, l’autre soulèvera ces kilos de pâte inerte. L’action de Dieu part des petits commencements pour réaliser de grandes choses.

Personne n’est tout bon ni tout mauvais. Même chez ceux dont la vie nous paraît n’être qu’un champ d’ivraie, Dieu nous demande de découvrir le blé qui peut pousser et qu’il veut engranger dans son grenier.

Homélie

Ainsi il y a de l’ivraie dans le champ du Seigneur !

Ce n’est pas lui qui l’y a semée, car Jésus n’est venu semer que la Parole du Règne de Dieu. « C’est un ennemi qui a fait cela », explique Jésus. Mais comment a-t-il pu réussir ? - parce que « les gens dormaient ». Peut-être avaient-ils des raisons de se reposer ; mais ils auraient dû s’arranger ensemble pour qu’une surveillance, une vigilance, soit possible.

II fallait rester vigilant, car le mal est vite fait quand il s’agit de semer. Jésus le souligne également : l’ennemi a semé de l’ivraie en plein milieu du blé, et il s’en est allé, sachant bien que désormais sa mauvaise graine allait pousser sans lui, en profitant de la bonne terre, préparée pour la bonne graine.

L’inconvénient, avec la mauvaise herbe, c’est qu’au début, et longtemps, elle ressemble au bon blé. Tant que l’herbe est verte, tant que les graines ne sont pas formées, impossible de reconnaître l’ivraie avec certitude. De même dans la terre de notre cœur, lorsque nous laissons l’ennemi semer ses graines de malheur : la désunion, l’égoïsme, ou la tristesse. C’est au bout d’un certain temps que l’on constate le désastre : « mon champ est plein d’ivraie ; mon cœur de croyante est partagé, et il porte à la fois des fruits pour la vie et des germes de mort ».

Alors, quel est le remède ? Les serviteurs, dans la parabole, viennent trouver le maître du champ, avec toute leur bonne volonté, et avec beaucoup d’illusions : « Veux-tu que nous allions ramasser cette ivraie ? » L’ivraie a déjà produit ses épis, et déjà on peut la reconnaître. Mais le maître est formel : « Non ! de peur qu’en arrachant l’ivraie vous ne déraciniez le blé avec elle ».

Il est bien dommage qu’il se trouve de l’ivraie dans notre cœur, dans nos groupes chrétiens, dans nos communautés ; mais ce qu’il faut sauvegarder avant tout, c’est la moisson qui lève et qui va nourrir les hommes, c’est la croissance de l’Évangile dans notre vie, c’est l’expansion missionnaire de l’Église où tous les peuples trouveront le salut.

Si pour éliminer l’ivraie il faut arracher le bon grain, mieux vaut patienter jusqu’à la moisson ; si pour extirper le mal il faut compromettre les fruits du bien, mieux vaut laisser Dieu faire le tri à Son heure.

« Laissez l’une et l’autre croître jusqu’à la moisson », dit Jésus ; et l’on pourrait trouver sa réponse décevante, tellement le désir est puissant au fond des cœurs de vivre dans un monde pur, dans une Église unie, dans une communauté ardente et unanime. Et pourtant, c’est Jésus qui a raison.

D’abord parce que Dieu, en patientant jusqu’au jugement, patiente avec chacun de nous, sans détruire en nous les forces de vie pour arracher tout de suite le mal de notre cœur. Dieu nous donne le temps de la conversion.

Et puis Dieu se réserve le jugement, que Jésus décrit souvent dans l’Évangile comme un moment de vérité où seront révélés le fond des cœurs et le poids réel de chaque existence. Laissons à Dieu le dernier mot sur toute chose, et gardons la paix. Le mal ne gagnera pas, ni dans notre cœur ni dans le monde, si nous laissons faire la patience de Dieu : « Ayez confiance ; disait Jésus, j’ai vaincu le monde », le monde du refus.

Certes, l’ivraie pousse, grandit, et c’est souvent un scandale ; mais nous n’avons pour la combattre, en nous et autour de nous, que les seules armes de l’Évangile, les outils du grand Moissonneur. Jésus s’est livré pour nos péchés. Pour stopper la montée de l’ivraie dans le champ du monde, il a offert à Dieu sa vie donnée aux hommes et son obéissance ; il a vécu pleinement Fils et totalement frère.

Et depuis vingt siècles il moissonne, pour son grenier éternel.

Source : http://www.carmel.asso.fr Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.

 

***********

 

La parabole de l’ivraie et du bon grain aborde la question des situations délicates où nous constatons que, malgré tous les efforts que nous avons fait et les dispositions que nous avons prises pour réaliser quelque chose de bien, du mal est apparu et gâche toute l’opération. La réaction bien humaine est d’extirper le mal pour ne laisser apparaître et se développer que le bien. Cette solution pourrait à la rigueur s’appliquer pour des choses, par exemple, un fruit qui se gâte, ou une tumeur qui risque de se développer. Mais lorsqu’il s’agit de sujets humains, la solution n’est pas aussi simple. Qui peut déterminer de façon certaine ce qui est mauvaise ou bonne graine ? N’est-elle pas en chacun de nous ?

Jésus fait savoir qu’il n’appartient pas aux hommes de le faire. Mieux vaut supporter la présence du mal que d’arracher le bien lorsqu’on n’a pas les moyens d’un véritable discernement et laisser ce travail à ceux qui en sont capables (“les moissonneurs”). Cette parabole est une leçon de patience ; Jésus l’applique au Royaume. Les disciples doivent cultiver une patiente confiance et accepter que le Royaume soit une communauté, une Eglise même, où se mêlent le bien et le mal. La moisson, dans la Bible désigne le jugement dernier : il n’est ni du ressort des disciples ni de leur compétence.

Dans les persécutions que subirent les premiers chrétiens, St Pierre dans une lettre écrit ceci : “ Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer : c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour. Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée” (2P 3, 8-10).

Cette parabole a laissé perplexes les disciples et ils demandèrent à Jésus de la leur expliquer, ce que Jésus a fait dans le même chapitre, quelques versets plus loin.

Certes le bien et le mal se côtoient dans la phase terrestre de croissance du Royaume. Mais le disciple qui comprend le message de Jésus sait qu’il y aura un jugement sans échappatoire. Pour le moment, le Royaume est proposé à tous et Jésus nous invite dès à présent à faire le bon choix.

Source : Père Guy Lecourt

Prière Universelle

Avec l'Esprit Saint qui vient au secours de notre prière, intercédons auprès du Père des cieux pour la conversion du monde, présentons-lui les besoins de l'humanité de notre temps.

  • Fortifie ton Église dans la fidélité à suivre ton exemple, pour que ses enseignements soient entendus par tous les habitants de notre terre. Seigneur qui prend soin de toute chose, nous t'en prions.
  • Devant la crise économique et sociale planétaire, assiste les gouvernants pour qu'ils aient le courage d'une collaboration internationale, avec une vision commune de la sécurité alimentaire, de la santé et du travail. Seigneur qui gouverne avec justice, nous t'en prions.
  • Viens au secours des personnes malades du Covid-19 et des personnels soignants, et réconforte les personnes âgées qui souffrent de solitude et d'isolement dans ce contexte de pandémie. Seigneur, plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent, nous t'en prions.
  • Augmente en chacun de nous la foi, l'espérance et la charité, pour que nous devenions tes fils à l'image de ton Fils Jésus. Seigneur, qui es bon et qui pardonnes, nous t'en prions.

Dieu notre Père, écoute notre prière de ce jour, daigne l'exaucer, et que ton Royaume s'étende jusqu'aux extrémités de notre terre. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Source : http://cathophalsbourg.over-blog.com/ Isabelle Brunner, ALP

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