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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 16:21

Lecture du livre d'Isaïe 55, 10-11

La pluie que le Dieu créateur donne à la terre fait germer la semence. Sa parole peut aussi faire germer un monde nouveau.

Ainsi parle le Seigneur : "La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission". - Parole du Seigneur.

Commentaire : Que de fois le peuple de Dieu, déçu de ne pas voir s'accomplir les promesses divines annoncées par les prophètes, n'a-t-il pas désespérer ou mis en cause la puissance de Dieu ou la fidélité à sa Parole ! Les déconvenues qui ont suivi le retour d'exil ont fait ressentir tout particulièrement cet apparent échec des promesses du Seigneur. Le Créateur qui a disposé de la pluie fécondante pour assurer la nourriture de l'homme serait-il moins efficace pour accomplir ce qu'il avait promis ? Certes, la Parole de Dieu n'agit pas automatiquement sur les hommes comme le fait la pluie sur la terre ; elle respecte leur liberté ; mais l'espérance et l'amour qu'elle met en leur cœur entraîne la libre adhésion humaine au projet de Dieu.

Auprès de ceux qui éprouvent les déconvenues ou le désespoir devant la lenteur de la justice, de la paix et de la fraternité à s'établir, comment témoigner de l'efficacité des promesses de Dieu, sinon en joignant nos efforts aux leurs ?

Psaume 64

R/ : Tu visites la terre et tu l'abreuves, Seigneur, tu bénis ses semailles.

  • Tu visites la terre et tu l'abreuves, tu la combles de richesses ; les ruisseaux de Dieu regorgent d'eau : tu prépares les moissons. R/
  • Ainsi, tu prépares la terre, tu arroses les sillons ; tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies, tu bénis les semailles. R/
  • Tu couronnes une année de bienfaits ; sur ton passage, ruisselle l'abondance. Au désert, les pâturages ruissellent, les collines débordent d'allégresse. R/
  • Les herbages se parent de troupeaux et les plaines se couvrent de blé. Tout exulte et chante ! R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8, 18-23

Ce ne sont pas seulement les hommes qui sont appelés à renaître de l'eau et de l'Esprit. L'univers matériel connaît ce même enfantement douloureux pour participer à cette création renouvelée.

Frères, j'estime donc qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révéler en nous. En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pars de son plein gré, mais à cause de celui qui l'a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage, de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore. Et elle n'est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé par recevoir l'Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. - Parole du Seigneur.

Commentaire : Le plus haut idéal, pour les païens du 1er siècle, était d'échapper à l'emprise de la matière, en attendant l'heure où l'âme immortelle se débarrasserait de son corps, pour rejoindre le monde divin. Telle n'est pas l'espérance chrétienne. Le chrétien attend la résurrection de son corps qui le rendra parfaitement fils de Dieu, à l'image du Christ ressuscité. Bien plus, l'univers est pour lui comme un grand corps où il vit, respire, s'ébat, avec lequel il est lié, un peu comme son âme l'est à son corps. Il sait que le sort de l'univers est lié au sien. L'homme entraînera l'univers dans son propre destin. Un monde nouveau est en gestation, qui verra le jour lors du retour définitif du Christ.

L'univers est en évolution, disent les scientifiques, sans vouloir préjuger de son aboutissement. Il est en gestation, écrit Paul, affirmant qu'il en naîtra un univers transfiguré. L'espérance chrétienne dont nous avons à témoigner, concerne non seulement le sort de l'humanité, mais aussi la création, l'univers matériel. La préoccupation écologique en est un signe parmi d'autres.

Alléluia. Alléluia. La semence est la parole de Dieu ; le semeur est le Christ ; celui qui le trouve demeure pour toujours. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13, 1-23

Pour la lecture brève, on omet le texte qui est entre crochets.

La Parole de Dieu rencontre bien des obstacles dans notre monde et dans notre cœur. Mais là où elle s'implante, elle porte du fruit en abondance. Quel terrain lui préparons-nous ?

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »

[Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais ce n'est pas donné à ceux-là. A celui qui a, on donnera, et il sera dans l'abondance ; à celui qui n'a pas, on enlèvera même ce qu'il a. Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, - et moi, je les guérirai ! Mais vous, heureux vos yeux puisqu''ils voient, et vos oreilles puisqu''elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.

Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu'un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffe la Parole, qui ne donne pas de fruit.

Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un ».] - Acclamons la Parole de Dieu. Mais le récit constate le peu de succès de cette entreprise : 

Commentaire : La parabole décrit un fait historique : le Christ est venu dans le monde dans le monde pour semer la Bonne Nouvelle. Mais le récit constate le peu de succès de cette entreprise : une partie du grain vient à maturité, mais il y a des pertes considérables. Pourquoi ces échecs du Christ et de l'Eglise à sa suite ? Parce que le royaume de Dieu est une entreprise d'amour, il ne s'établit pas sans la libre collaboration des hommes. Seuls les disciples qui entendent la Parole avec foi, peuvent comprendre que le Fils du Dieu tout-puissant ait accepté les limites que la liberté humaine impose à sa Parole, au risque de l'étouffer.

Qui est la bonne terre ? IL faut la rechercher dans les trois premiers terrains : le sol piétiné par les passants, le sol pierreux ou celui menacé par les ronces. Autrement dit, la parabole nous invite à cultiver le terrain de notre cœur pour que la Parole y porte du fruit.

Homélie

Chers frères et sœurs, Jésus nous fait comprendre aujourd’hui que la Parole de Dieu est comparable à une semence qui paraît sans cesse se perdre dans la terre et qui cependant y germe puis grandit et se multiplie au centuple.

Mais d’où vient qu’elle soit si peu fructueuse en nous. Ce n’est pas faute d’avoir été semée ! Que de sermons entendus, que d’exhortations, que de réunions, que de réflexion, que de revues ou livres religieux publiés !

Jamais peut-être la Parole de Dieu n’a été plus diffusée, plus ensemencée que de nos jours. Alors, comment se fait-il qu’elle soit si peu efficace ?

Comment se fait-il qu’elle transforme si peu nos habitudes, nos manières de pensées, de vouloir et d’agir ?

La réponse ? Jésus nous dit qu’il faut la chercher en nous-mêmes. Il faut examiner quel genre de terrain nous sommes, autrement dit quelles sont les véritables dispositions de notre cœur. Il est indispensable en effet, que la Parole de Dieu trouve en nous une préparation, une aspiration, un besoin, si nous voulons qu’elle nourrisse efficacement nos âmes.

Dans cette étonnante Parabole du Semeur, Jésus nous apprend à distinguer plusieurs sortes de dispositions :

Il y a d’abord ceux qui ressemblent à un chemin durci, on dirait maintenant à une route goudronnée. La semence de La Parole tombe sur eux sans même les effleurer. Ils ont entendu quantité de sermons, mais aucun ne les a jamais changés. C’est parce qu’en fait, n’ayant pas faim et soif de la Parole de Dieu, ils n’en attendent rien et déplorent comme perdu le temps passé à l’écouter.

Jésus, Lui, tandis qu’il parlait, voyant les âmes de ses auditeurs transparentes devant Lui et il voyait aussi le démon, toujours à l’affût, prêt à foncer comme un oiseau sinistre, pour enlever la semence et faire en sorte qu’elle n’ait aucune prise sur la terre des âmes, aucune action dans les cœurs. Il y a tout de même un fait remarquable (et que Jésus donne comme une preuve évidente de l’existence du démon) c’est la rapidité avec laquelle on oublie la Parole de Dieu.

Combien de fidèles en sortant de l’Eglise ont déjà tout perdu de ce qui leur a été lu ou commenté… Mais que ces mêmes personnes regardent un film à la télévision, et les voilà capables de vous raconter ce film en entier ou d’en repasser en esprit les épisodes les plus marquants…

Nous avons tant de mal, n’est-ce pas à retenir par cœur quelques versets d’Evangile, mais les refrains entendus à la radio, eux, nous poursuivent du matin au soir…

Alors que tout nous impressionne, que tout se marque en nous, n’est-il pas navrant de constater que seule la Parole de Dieu ne nous impressionne, pour ainsi dire pas, et disparaît au plus vite sans laisser de traces ?

Il y a une seconde catégorie d’auditeurs : ce sont les superficiels : âmes sensibles et enthousiastes, sans doute ; mais qui n’ont pas de profondeur… Elles se passionnent volontiers et se croient converties parce qu’elles ont été émues… Tout ce qu’on dit les touches, mais, hélas, rien ne les change. La Parole de Dieu, en elles, ne s’enfonce pas et ne peu donc pas prendre racine dans leur vie quotidienne. L’expérience qu’elles ont de Dieu ne se prolonge pas par cette conversion permanente que doit toujours susciter l’assimilation de sa Parole.

Pour ces âmes-là, il existe un remède, très efficace : c’est la prière. Il faudrait que dans un dialogue personnel et très fréquent avec le Seigneur, elles sachent reprendre le message reçu… Il faudrait qu’à l’exemple de la Vierge Marie elles aient la volonté de méditer inlassablement dans leur cœur tout ce que Dieu leur a dit. Quant à Marie
nous dit Saint Luc, « elle conservait tous ces souvenirs les méditant dans son cœur ».

La troisième catégorie est sûrement une terre profonde, car elle concerne des esprits réfléchis, des caractères bien formés. En eux, la Parole de Dieu pourrait germer, mais ils se hâtent, hélas de l’étouffer. S’étourdissant de travaux et d’agitation, ils trouvent que leur vie présente est assez remplie pour avoir le droit de négliger leur vie intérieure. Ils s’intéressent à trop de choses pour s’occuper aussi (et en priorité de Dieu).

Ce sont des gens qui se trouvent trop intelligents pour s’incliner devant la simplicité du message évangélique. Ils trouvent toujours :

  • une objection à lui faire,
  • une raison pour le contredire,
  • un défaut pour en plaisanter,
  • une excuse pour ne plus y penser.

Ces auditeurs-là sont les pires de tous : volontairement insensibles, ils laissent croître les épines de leur orgueil, de leur égoïsme ou de leur hypocrisie pour étouffer la semence dont ils redoutent les effets…

Mais quelle est donc cette bonne terre qui absorbe le grain avec avidité, le fait germer et fructifier ?

Eh bien ce sont ceux qui accueillent la Parole de Dieu comme une révélation, comme une interpellation personnelle, ceux qui se laissent désinstaller de leurs sécurités et de leur bonne conscience, qui prennent vraiment pour eux tout ce qu’on enseigne, qui s’y reconnaissent volontiers en disant : « oui, ça c’est pour moi, voilà ce que je dois faire, voilà ce que je dois changer »

Ce sont des âmes toujours disponibles qui accueillent la Parole non comme venant d’un homme (lequel d’ailleurs n’est qu’un porte-parole) mais comme venant de Dieu.

Toujours prêtes à se laisser travailler, à se laisser façonner par elle, elles coopèrent généreusement à la grâce… Et le résultat c’est une merveilleuse fructification. C’est un progrès incessant dans la Foi, dans l’Espérance, dans l’Amour de Dieu et du prochain : c’est-à-dire vers cette sainteté qui est la vocation de tout baptisé.

Quand Jésus parlait de cette dernière catégorie d’auditeurs, il évoquait certainement l’image de sa très Sainte Mère : car, la Bonne Terre par excellence, n’est-ce pas Marie, modèle parfait, modèle insurpassable de la vie chrétienne ?

Puissions-nous, à son exemple, nous laisser féconder par la Parole de Vie.

Et que cette parole fructifie au maximum d’abord en nous-mêmes, mais aussi autour de nous, grâce à notre apostolat, pour la plus grande gloire du Divin Semeur.

Amen.

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commentaires

C
Merci très cher Abbé COUSTY<br /> <br /> Priez pour nous, pour notre vie chrétienne soit dans la Vérité et la persévérance et nous laisser transformer par la Parole de Dieu particulièrement par la Sagesse évangélique.<br /> <br /> Carlito
Répondre
J
Toujours le mot juste ! Merci de ton soutien, Carlito. A trés bientôt !

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