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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 18:00

Lecture du livre du prophète Ézékiel 2, 2-5

La mission du prophète Ézékiel semble une cause perdue d’avance : son peuple rebelle écoutera-t-il la Parole du Seigneur ? Mais Dieu ne désespère jamais.

En ces jours-là, l’esprit vint en moi et me fit tenir debout. J’écoutai celui qui me parlait. Il me dit : « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël, vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi. Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères se sont soulevés contre moi. Les fils ont le visage dur, et le cœur obstiné ; c’est à eux que je t’envoie. Tu leur diras : “Ainsi parle le Seigneur Dieu...” Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! – ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : L’exil est venu sanctionner les infidélités du peuple élu à son Dieu. En vain le Seigneur l’avait-il averti par ses prophètes. Dieu va-t-il maintenant l’abandonner à sa misère ? Non, il appelle un nouveau prophète, Ézékiel, présent au milieu des Israélites en déportation, et l’envoie vers son peuple. Avec des moyens bien faibles, Ézékiel saura défendre, devant un adversaire puissant, le peuple dont – au nom du Seigneur – il se sent responsable. Qu’on l’écoute ou non, Israël saura qu’il y a un prophète parmi lui, il saura que son Dieu lui offre de se convertir et de retrouver l’amitié perdue.

Dieu a un tel désir d’entrer en dialogue avec les hommes qu’il ne se résout pas à se taire même devant des cœurs obstinés. Il nous enseigne ainsi à témoigner de l’Évangile avec persévérance même quand nous ne rencontrons pas d’écho favorable.

Psaume 122

R/ Nos yeux, levés vers le Seigneur, attendent sa pitié.

  • Vers toi j'ai les yeux levés, vers toi qui es au ciel. Comme les yeux de l'esclave vers la main de son maître. R/
  • Comme les yeux de la servante vers la main de sa maîtresse, nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu, attendent sa pitié. R/
  • Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous : notre âme est rassasiée de mépris. C'en est trop, nous sommes rassasiés du rire des satisfaits, du mépris des orgueilleux ! R/

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12, 7-10

Quand Paul expérimente sa faiblesse et les embûches qui se dressent sur sa route apostolique, il sait que sa force est celle du Christ.

Frères, les révélations que j’ai reçues sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse ». C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. – Parole du Seigneur –

Commentaire : Paul avoue que sa légitime fierté des révélations exceptionnelles dont il a été l’objet par Dieu deviendrait bien vite de l’orgueil sans cette écharde dans sa chair (quelque maladie, peut-être le paludisme contracté en évangélisant les Galates). Il a conscience de n’être rien si la puissance du Christ ne venait relayer sa misère. Et du même coup, l’exemple de Paul nous indique où puiser la force : non pas dans nos mérites passés, non pas dans une téméraire confiance en soi, mais dans ce que notre faiblesse nous ouvre le cœur de Dieu à qui rien n’est impossible.

Lorsque pour un service d’Église, une rencontre de catéchèse, une animation liturgique, un accompagnement de jeunes, j’éprouve de l’appréhension, m’est-il arrivé de constater que la grâce du Seigneur me suffit ? Et d’être heureux que la puissance du Christ ait donné alors toute sa mesure dans ma faiblesse ?

Alléluia. Alléluia. L’esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6, 1-6

Le charpentier du village peut-il nous apprendre quelque chose sur Dieu ? Impensable ! Comme de croire que par le banal de notre existence le Seigneur puisse s’adresser à nous.

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison ». Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : L’enseignement de Jésus à la synagogue de Nazareth montre à ses compatriotes qu’une sagesse spéciale lui a été donnée par Dieu. D’autre part, ils n’ignorent pas les miracles de Jésus dont la rumeur publique leur a colporté la nouvelle. Ils en sont frappés d’étonnement. Serait-il le Messie de Dieu ? À leurs yeux c’est pourtant impossible : ils le connaissent trop bien, lui et toute sa parenté. Ils achoppent à cette idée. Ce refus de reconnaître Jésus comme le Messie, à Nazareth, est significatif de son rejet par tout Israël.

Il est venu parmi les siens comme le charpentier de leur village, et ils ne l’ont pas reconnu. Sous quels traits est-il venu chez nous quand nous avons su le reconnaître ?

Homélie

Pourquoi Jésus, au cours de son ministère rencontre-t-il de si fortes résistances, non seulement de la part des pharisiens ou des autorités religieuses de son peuple mais aussi de la part des Apôtres, de certains membres de sa famille ou de ses compatriotes de Nazareth ?

C’est parce qu’étant venu pour rendre « témoignage à la vérité » il apparaît comme souverainement libre vis-à-vis des préjugés ou des opinions reçues. Il ne cherche jamais à plaire à qui que ce soit, mais uniquement à Dieu son Père : « Ce qui lui plait, affirme-t-il, je le fais toujours ».

Jésus n’a pas d’autre ambition, en effet, que de transmettre fidèlement et quoiqu’il en coûte le message divin, message inouï qui invite tous les hommes à entrer dans l’intimité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, afin de communier à leur prodigieuse vie d’amour source du seul vrai bonheur et cela dès cette heure. Ce qui implique évidemment un certain nombre d’exigences qui ne sont du goût de tout le monde, parce qu’elles obligent à un retournement de mentalité, un renversement de valeurs, un détachement de tout ce qui n’est pas Dieu ou ne conduit pas à Dieu, bref à une conversion. De tout cela dès le départ, Jésus est pleinement conscient. Il sait très bien qu’il lui faut prendre des risques s’il veut être fidèle absolument à cette mission de salut que le Père lui a confiée :

  • risque de se faire des ennemis acharnés chez les puissants et les riches,
  • risque d’être incompris par beaucoup dans le peuple,
  • risque de décevoir sa famille et bon nombre de ses amis,
  • risque d’être trahi par un de ses apôtres...

Tous ces risques Notre Seigneur les accepte lucidement et sereinement. Il n’aura pas peur d’être selon la prophétie du vieillard Siméon « un signe en butte à la contradiction » et il supportera héroïquement toutes les persécutions pourvu que la vérité divine soit annoncée et l’amour divin manifesté conformément au plan rédempteur tracé par son Père.

Chers frères et sœurs, Jésus nous a bien prévenus : « le disciple n’est pas au-dessus du Maître... Comme ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ». Si nous voulons être des vrais chrétiens, c'est-à-dire d’autres copies vivantes de Jésus, nous devons accepter de la suivre jusqu’au bout ; nous ne devons pas craindre d’être à notre tour, des signes en buttes à la contradiction. Le chrétien qui s’efforce de vivre pleinement selon l’Evangile doit nécessairement étonner, provoquer des questions, faire réagir par son attitude et par ses paroles. Son existence, sa présence même ne peuvent laisser indifférents ; dans la mesure où il s’efforce de vivre le Christ, c’est lui qu’il fait transparaître et c’est vers lui qu’il oriente les regards, il ne doit pas par conséquent être surpris, si très souvent, comme le Christ, il attire l’opposition et la haine. Jésus nous envoie vers nos frères pour continuer sa mission. Nous avons à diffuser la lumière de l’Evangile et pour cela nous ne devons pas hésiter même si c’est dur à prendre le contre-pied des idées du monde qui, pour la plupart, sont contraires à l’enseignement du Christ. Nous ne devons pas avoir peur de ramer à contre-courant en affirmant par exemple que l’enfant est une personne vivante dès sa conception et que le faire avorter constitue un crime, en défendant par exemple une saine conception de la famille, de la sexualité ou de l’éducation face à tant d’idées fausses qui circulent sur ces problèmes si importants.

Qu’importe, si on se moque de nous, si on se mal voir de certains, même proches !

Qu’importe, si on dit qu’on est vieux-jeu, qu’on n’est pas dans le vent...

Ce qui importe au plus haut point c’est d’être en parfait accord avec la pensée de l’Eglise et donc avec la pensée du Christ... « Celui qui vous écoute, m’écoute disait Jésus à ses apôtres. Celui qui vous méprise me méprise ».

Ce n’est pas le jugement des hommes que nous avons à redouter mais le jugement de Dieu. On peut – et c’est normal – se sentir très faible, dépassé par l’ampleur de la tâche et être tenté de découragement. Il faut à ses moments-là méditer la Parole de saint Paul : « J’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes les persécutions et les situations angoissantes, car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ». Fort de la grâce, fort de cette puissance du Christ qui donne toute sa mesure dans la faiblesse.

Frères et sœurs, nous n’avons pas à imposer le Christ, mais par notre manière de vivre, par notre témoignage nous devons le proposer à la liberté des hommes. Son message annoncé dans toute sa vérité, dans toute sa pureté, sera toujours source de joie pour les uns, scandale et folie pour les autres. Si nous voulons entrer de plus en plus dans la voie du salut et y entraîner le plus grand nombre de nos frères, nous devons être des témoins authentiques ; nous devons avancer avec courage sur le rude chemin de la fidélité, en sachant accueillir la contradiction ou la haine sans révolte ni amertume, avec une inlassable patience et une charité parfois héroïque...

Puissions-nous toujours mieux comprendre que nous sommes là en présence du mystère de la croix, de la Rédemption par la Croix. On peut y échapper certes, mais alors trahit le Christ et on manque sa vie.

Amen.

Prière universelle, cliquez sur l'image ci-dessous.

Lecture du 14ème dimanche T.O. en DOCX et PDF.

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