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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 07:14

Lecture du livre de Zacharie 9, 9-10

Voici ton roi qui vient vers toi: Il est juste, humble, monté sur un âne, et il proclamera la paix aux nations. Ce Messie, le reconnaissons-nous ?

Ainsi parle le Seigneur : "Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient vers toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, le petit âne d'une ânesse.

Ce roi fera disparaître d'Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l'arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s'étendra d'une mer à l'autre, et de l'Euphrate à l'autre bout du pays. - Parole du Seigneur.

Commentaire : La victoire d'Alexandre le Grand à la bataille d'Issus, en 333, qui inaugure l'effondrement de l'empire perse dont la Palestine était devenue une colonie, réveille les espérances messianiques du peuple élu. Pourtant le prophète se démarque de l'esprit guerrier du nouveau conquérant. Le Messie attendu entrera dans Jérusalem sans violence, sur la monture des anciens de Judée, pour y faire régner la justice et la paix. Son règne s'étendra à l'intérieur des anciennes frontières de la Palestine pour rayonner la paix sur toutes les nations. Jésus Christ accomplira cette espérance lors de l'entrée à Jérusalem, le jour des Rameaux.

La violence des peuples, des minorités opprimées ou des jeunes marginalisés est à la fois un cri de détresse et une contestation de l'injustice qu'ils subissent. Nous ne pouvons nous réjouir de la violence, mais il nous faut comprendre la détresse et les aspirations qu'elle veut faire entendre.

Psaume 144

R/ : Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! ou Alléluia !

  • Je t'exalterai, mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais. R/
  • Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. R/
  • Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. R/
  • Le Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit, fidèle en tout ce qu'il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés. R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8, 9. 11-13

Notre vie chrétienne est un combat pour que grandisse en nous l'emprise de l'Esprit de Dieu qui nous a saisis à notre baptême.

Frères, vous n'êtes pas sous l'emprise de la chair, mais sous celle de l'Esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n'est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l'Esprit, vous tuez les agissements de l'homme pécheur, vous vivrez. - Parole du Seigneur.

Commentaire : Pour Paul, le baptisé ne trouve plus le principe de son existence et de son agir en lui-même, mais dans l'Esprit de Jésus qui l'habite. Certes, il reste un être voué à la mort et marqué par le péché. Pourtant si l'Esprit a donné vie au Christ en le ressuscitant d'entre les morts, pourquoi ne serait-il pas aussi efficace en nous ? Sans même attendre notre propre résurrection, déjà si nous sommes fidèles, l'Esprit nous donne une vie nouvelle qui est ouverte à Dieu et à nos frères.

Nous sommes en dette d'amour envers tous ceux qui nous aiment et qui nous ont aimés les premiers, et en tout premier lieu envers Dieu. Comment rembourses, si ce n'est en manifestant à d'autres le même amour gratuit ?

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Dieu notre père, Seigneur de l'univers, toi qui révèles aux petits les mystères du Royaume ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11, 25-30

Jésus appelle à lui tous ceux qui peinent sous le fardeau de leurs souffrances, de leurs misères ou de leurs péchés. Son cœur doux et humble saura les aimer et les soulager.

En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m'a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger ». - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : L’Évangile fourmille de gens privilégiés : les pauvres héritent du Royaume au détriment des riches, les pécheurs sont appelés et non les justes, les enfants et leur pareils entrent dans le Royaume et non les puissants, et ici les gens incultes reçoivent la révélation du mystère de Dieu - la connaissance intime qu'a le Père du Fils et celui du Père - qui reste caché aux sages et aux savants. Pourquoi ces gens ne possèdent rien de ce qui attire habituellement l'attachement ou l'estime : ni la richesse, ni la puissance, ni la culture religieuse, ni la perfection morale, sont-ils privilégiés de Dieu ? "Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté", nous répond Jésus. En portant sa tendresse sur ces êtres démunies Dieu révèle qu'il n'aime pas par convoitise, mais gratuitement, non pour les mérites de l'autre, mais pour le faire grandir et l'épanouir. Qui se veut le disciple de Jésus et prend le joug de son commandement d'amour entre dans la compréhension de ce mystère où il trouve joie et soulagement.

Le Père et le Fils se révèlent librement à qui ils veulent. Ce ne sont pas les sages et les savants qu'ils ont choisis, mais les tout-petits. Partialité ? Non, cela veut dire que nous sommes invités à être sans prétention devant Dieu.

Homélie

Jésus aime les propos qui vont à l’encontre des opinions communément admises. Est-ce que, dites-moi, les termes de sage et de savant, sagesse et sciences, ne représentent pas pour nous, deux des plus hautes valeurs humaines ? Valeurs respectables, valeurs enviables, valeurs recherchées ?

Or, ce sont ces sages et ces savants qui se voient – pourrait-on dire - délaissés par Dieu au profit des tout-petits qui, on le comprend bien ne sont ni sages, ni savants. La logique voudrait que ce soit aux sages et aux savants que Dieu se manifeste, puisqu’ils seraient mieux à même de comprendre. Eh bien non ! Dieu, notre Père veut que les choses divines soient révélées aux petits, et pas aux sages ni aux savants.

Il y a là, frères et sœurs, un renversement des valeurs qui confond la raison et met notre logique en échec. Si cela nous dérange, si nous ne comprenons pas c’est la preuve, précisément que Dieu ne s’est pas révélé à nous, parce que nous sommes trop « sages et trop savants », trop malins et trop sûrs de nous. Si nous étions des tout petits au sens où Jésus l’entend, nous aurions déjà compris et nous ne serions pas vexés.

Mais pourquoi Dieu ne se révèle-t-il pas aux sages et aux savants ? C’est tout simple : à cause de leur prétention, de leur orgueil. Trop souvent les savants sont imbus de leur savoir ; ils en savent trop. Ils n’ont plus rien à apprendre. Ils n’ont plus besoin de maître. Alors à quoi bon prendre la peine de leur enseigner encore quelque chose ? Les sages sont forts, ils sont habiles : ils sont prétentieux, ils n’ont plus besoin de rien. Pourquoi Dieu prendrait-il la peine de leur venir en aide ? Il y a quelques semaines, dans l’Évangile du dimanche, Jésus déclarait à des contradicteurs pleins d’eux-mêmes : « Je ne suis pas venu sauver des justes, mais des pécheurs. Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades ».

Jésus, nous le voyons a de la suite dans les idées, il met à l’écart les justes, les bien-portants pour s’occuper des petits, des ignorants, des malades, des pécheurs. Parce que ceux-ci ont besoin de lui et lui ouvrent tout simplement la porte de leur cœur pour l’accueillir.

Chez les autres, tout remplis d’eux-mêmes, il n’y a pas de place pour lui à moins qu’ils ne sachent se vider de leur orgueil, de leur suffisance, se dépouiller d’eux-mêmes et qu’ils comprennent que, eux aussi, sont malades, pécheurs et que somme toute – en dépit de leur science – faibles, petits, très peu de chose...

Il faut se rappeler, frères et sœurs, que lorsque Jésus, s’adressant à son Père lui disait « Je te rends grâces d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits », il s’était heurté – et cela depuis le début de son ministère – à l’incompréhension des scribes, des pharisiens et des prêtres de l’époque. Et comme ces bien pensants et ces gens en place l’avaient rejeté, il s’était tourné, avec succès cette fois, vers les petites gens, les simples, les modestes. C’est donc dans ce contexte d’échec et d’incompréhension que Jésus fait monter vers son Père une hymne de jubilation. Au lieu de se laisser aller à des réflexions désabusées, il se met à prier, à louer, à remercier, ayant su reconnaître dans les événements l’action du « Seigneur du ciel et de la terre ». C’est comme s’il disait à son Père : « Au fond tout cela était prévu par toi ». C’était la volonté que, ta révélation fût faite par moi, ton Fils, en termes modestes, sous forme de simplicité et de pauvreté... Père, je te rends grâces.

Mais aussitôt, quittant sa joyeuse contemplation, s’arrachant au ciel pour revenir sur la terre où son Père l’envoie comme Sauveur, Jésus parcourt du regard le cercle de ses disciples et de tous ces petits qui l’écoutent, or, derrière eux, n’est-ce pas toute l’humanité qu’il perçoit, n’est-ce pas chacun de nous qu’il invite « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids et moi je vous procurerai le repas... »

Comme c’est encourageant, frères et sœurs ! Jésus nous voit avec toutes nos pesanteurs, tous nos fardeaux. Ceux des corps malades ou infirmes, ceux des cœurs désolés ou abandonnés, ceux des esprits troublés et désemparés, ceux des consciences lourds ou sans espérance. Oui, Jésus est là devant nous, non comme un juge ni comme un lointain Seigneur, mais comme un frère doux et humble de cœur, avec la seule présence de son amour. Alors c’est la grande invitation, pressante, certes, mais combien respectueuse de notre liberté : prendre le joug du Christ, devenir ses disciples pour trouver le repas. Mais surtout n’allons pas croire que ce repas va nous être octroyé comme cela pour rien, sans efforts de notre part. Jésus ne nous promet pas un bonheur facile. Il réclame l’attachement total à sa volonté, ce qui suppose le détachement vis-à-vis de tout ce qui n’est pas conforme à cette volonté. Etre son disciple, ce n’est pas seulement recevoir de lui un message ou une doctrine, c’est le recevoir lui-même en personne de sorte que rien ne nous manque du moment que nous l’avons avec nous et en nous. Et c’est cette présence du Seigneur au plus intime de nous-mêmes et au cœur de nos vies qui rend tous les jougs commodes et tous les fardeaux légers : puissions-nous en être de plus en plus convaincus.

Demandons instamment à Marie qui est l’éducatrice de nos âmes de nous conduire jusqu’à son Divin Fils, afin qu’à son école nous apprenions à êtres de plus en plus doux et humbles de cœur.

Amen.

Prière universelle

Forts de l'Esprit Saint qui habite en nous et unis à Jésus Christ, présentons au Père des cieux les louanges et les fardeaux de l'humanité de notre temps.

  • Loué sois-tu Seigneur, pour ton nom. Donne à ton Église d'accueillir l'Esprit en plénitude, pour que le monde entier puisse vivre de la vie donnée par la résurrection de ton Fils, nous t'en prions.
  • Loué sois-tu Seigneur, pour la gloire de ton règne. Pour que les dirigeants des nations s'unissent dans la gestion de la crise humanitaire et économique mondiale, avec une attention spéciale sur la situation tragique du Yémen, de la Syrie et du Liban, nous te prions.
  • Loué sois-tu, Seigneur qui redresses les accablés. Accorde aux personnes qui souffrent de maladie ou d'exclusion, et aux enfants qui n'ont pas de nourriture, de trouver aide et soutien, nous t'en prions.
  • Loué sois-tu Seigneur, pour ta fidélité. Renforce chacun de nous dans la fidélité à ton Christ, pour que nous devenions ses disciples confiants et obéissants, nous t'en prions.

Père, Seigneur du ciel et de la terre, daigne exaucer nos prières. Accorde à tous tes enfants le repos de l'âme, et révèle ta présence à tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Source :Isabelle Brunner, ALP - http://cathophalsbourg.over-blog.com/

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