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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 14:45

Lecture du livre du prophète Ézékiel 17, 22-24

Le Messie, symbolisé par un jeune rameau, deviendra un arbre magnifique où tous les peuples, tels des oiseaux, viendront s’abriter.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ; au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune, et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée. Sur la haute montagne d’Israël je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. En dessous d’elle habiteront tous les passereaux et toutes sortes d’oiseaux, à l’ombre de ses branches ils habiteront. Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur : je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé, je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai ». - Parole du Seigneur.

Commentaire : Depuis la première déportation des juifs en exil par Nabucodonosor, le roi légitime est en exil. Un souverain à la solde de l’empereur babylonien règne à sa place en Judée. Qu’en est-il de l’espérance mise dans le Messie descendant de la dynastie de David ? Dieu va prendre un jeune rameau du cèdre qui symbolise le roi, et le bouturer sur la montagne de Sion où est construite Jérusalem ; il deviendra un cèdre magnifique accueillant les oiseaux sous ses branches. Comprenons : le Messie descendant de David étendra son règne sur toute la création. Alors tous les arbres – entendons : tous les puissants de la terre – sauront que la puissance et la vie sont aux mains de Dieu seul.

Il faudra du temps pour que le jeune rameau devienne un cèdre magnifique. Mais Dieu qui a le temps, prend son temps. Il nous enseigne à compter avec le temps pour croire aux petits commencements.

Psaume 91

R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce !

Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut, d’annoncer dès le matin ton amour, ta fidélité, au long des nuits. R/

Le juste grandira comme un palmier, il poussera comme un cèdre du Liban ; planté dans les parvis du Seigneur, il grandira dans la maison de notre Dieu. R/

Vieillissant, il fructifie encore, il garde sa sève et sa verdeur pour annoncer : « Le Seigneur est droit ! Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! » R/

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 5, 6-10

Paul aime assez Jésus Christ pour trouver sa joie à le faire connaître sur terre, et conserver dans le même temps le désir de le voir face à face.

Frères, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. Oui, nous avons confiance, et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur. Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur. Car il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps. - Parole du Seigneur.

Commentaire : C’est bon de vivre. Paul ne le contestera pas, lui dont l’existence a été bien remplie. C’est bon la vie avec le Christ comme ami. Paul ne le niera pas, lui dont toute l’existence a été une vie donnée à Jésus Christ. Et pourtant, c’est encore meilleur la vie en plénitude dans la vision du Christ et non plus dans le dur chemin de la foi. Il peut nous paraître étrange d’entendre Paul qualifier notre existence terrestre de vie d’exilé loin du Seigneur : ce ne peut l’être que pour celui qui n’a jamais souhaité retrouver un être cher, que pour celui qui ne sait pas ce qu’est l’amitié avec Jésus Christ. Mais pour cela il faut, comme Paul, s’efforcer de « plaire au Seigneur » pour se réjouir de paraître un jour à découvert devant lui.

Comme l’apôtre Paul, savoir garder pleine confiance tandis que nous cheminons dans la foi, alors que nous aimerions tellement voir si notre vie plaît au Seigneur !

Alléluia. Alléluia. La semence est la parole de Dieu ; le semeur est le Christ ; celui qui le trouve demeure pour toujours. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4, 26-34

Malgré la lenteur avec laquelle le règne de Dieu germe sur terre, Jésus est certain de la moisson. Son espérance fonde la nôtre.

En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé ». Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre ».

Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Toute la Bible annonce que Dieu établira un jour son règne sur terre avec puissance. Or, Jésus proclame que le règne de Dieu s’est approché des hommes. Pourtant on ne voit rien venir, si ce n’est un petit groupe de disciples autour d’un Maître contesté dans son enseignement et ses miracles par les chefs religieux de la nation. Est-ce bien cela le règne de Dieu ? Jésus répond par ces deux paraboles. Une fois le grain semé, le paysan est inactif jusqu’au moment de la moisson, car le grain pousse de lui-même. Ainsi, en Jésus Christ puis dans l’Église qui continue son œuvre, Dieu fait approcher son règne qui viendra irrésistiblement au Jugement dernier. Tout comme la plus petite des semences devient la plus grande des pousses du jardin, ainsi le commencement minuscule du ministère de Jésus n’en est pas moins destiné à s’épanouir dans le rassemblement universel final de tous les hommes.

L’inaction du paysan entre les semailles et la moisson est le signe de la confiance qu’il fait à la terre. La même confiance est faite aux hommes pour faire croître le grain du Royaume jusqu’à son accomplissement final.

Homélie

Nous vivons dans un monde où tout s’évalue en termes de productivité et de rentabilité. C’est ainsi qu’un travailleur est jugé essentiellement d’après son rendement ; ou cherche constamment à accélérer les cadences ; on exige des fruits immédiats. De plus en plus nombreux sont ceux (et pas seulement parmi les jeunes) qui ne savent plus attendre : ils veulent tout, tout de suite.

Autant d’attitudes qui révèlent un mal profond : la volonté de tout maîtriser. L’homme d’aujourd’hui, en effet, voudrait maîtriser la vie. Il se considère comme source et centre alors qu’il n’est qu’une créature et donc un être dépendant. Or, voici que dans l’Evangile de ce jour, Jésus nous indique que le Royaume de Dieu n’est pas le produit d’une technique, ni le fruit d’une performance humaine.

« Il en est du Règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit : il ne sait comment ».

Ce qui dépend de l’homme c’est de préparer le terrain, de le rendre accueillant à la semence ; puis de jeter le grain en terre. Mais l’essentiel lui échappe. « D’elle-même la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi enfin du blé plein l’épi ». C’est Dieu qui agit. C’est Lui et Lui seul qui est le Maître de la vie. L’homme une fois qu’il a pleinement accompli ce qui lui est demandé, ne peut rien faire d’autre que de se mettre dans une attitude de réceptivité, de disponibilité et laisser Dieu agir. Or c’est cela, précisément qui nous coûte le plus : accepter de recevoir, accepter de se laisser guider, de se laisser faire... autrement dit reconnaître que nous ne sommes pas Dieu. En fin de compte ce qui caractérise notre vie chrétienne c’est qu’elle est un perpétuel combat spirituel pour arriver à confesser que Dieu est Dieu, pour pratiquer le 1er commandement « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu... » Et cela nous ne parvenons à l’accomplir véritablement qu’au moment de notre mort, car alors nous ne pouvons plus disposer de nous-mêmes, nous ne pouvons que nous abandonner à Dieu pour le laisser faire.

« Telle est la signification de la vie, nous dit le grand théologien suisse Urs von Balthasar, reconnaître, prouver que nous ne sommes pas Dieu. La mort est la révérence de notre vie, la cérémonie de l’adoration devant le trône du Créateur ».

Comprenons donc, chers frères et sœurs, que ce qui est attendu de nous, c’est ce que saint Paul appelle « l’obéissance de la foi » c’est-à-dire, vis-à-vis de Dieu, une attitude faite de confiance, d’assurance tranquille, d’abandon paisible, de soumission intelligente et volontaire (et non pas aveugle ou fataliste). C’est par excellence l’attitude filiale qui caractérise le Christ et qui culmine au moment de sa mort sur la croix : « Père, entre tes mains je remets mon Esprit » ; qui caractérise également la Vierge Marie sa Mère : « Qu’il me soit fait selon ta Parole ». Cette obéissance de la Foi, il faut qu’à l’exemple de Jésus et de Marie, elle s’inscrive très concrètement dans tous les actes de notre vie quotidienne : « Mets ta confiance en Dieu comme si tout dépendait de Lui et non de toi, et livre toi à l’action, comme si tout dépendait de toi et non de Lui »nous dit une maxime attribuée à saint Ignace de Loyola.

Dans l’Evangile de ce dimanche, Jésus compare encore de Règne de Dieu à une graine de sénevé : « Quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toute les semences, mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères... »

Ici, nous le voyons, l’accent est mis sur le contraste étonnant, la fabuleuse disproportion qu’il y a entre un point de départ minuscule et un point d’arrivée gigantesque. Cette parabole était pour Jésus une manière de répondre au scandale que son attitude constituait aux yeux des juifs, ses contemporains. Ceux-ci, en effet attendaient un Messie dont l’intervention serait spectaculaire et triomphale. Or, ce Messie de leurs rêves ils ne le reconnaissaient absolument pas dans ce Jésus de Nazareth, qui ne bousculait rien, et paraissait plutôt bien faible et très ordinaire.

Jésus voulait leur signifier – mais cela, ils ne pouvaient pas le comprendre – que de cette petite graine qu’il était Lui, le Fils de Dieu devenu homme, ainsi que ses douze apôtres, allait germer, surgir et se développer le grand arbre de l’Eglise, (prémisses et signe du Royaume à venir) qui étire droit ses rameaux sur tous les peuples, jusqu’aux extrémités de la terre.

Désormais, chers frères et sœurs, quiconque a semé un germe dans une âme... quiconque essaie de semer la Bonne Nouvelle (les parents et les catéchistes par exemple) quiconque s’est engagé au service d’une œuvre pour aider ses frères, quiconque offre sa prière persévérante et sa souffrance pour la conversion des pécheurs (et qui trop souvent ne peut que constater la petitesse des résultats apparents) celui-là peut s’appuyer fermement sur cette parabole pour surmonter ses découragements. On peut dire qu’elle nous donne, en fait, une définition de cette espérance dont Jésus n’a jamais prononcé le mot, mais qui est inscrite au cœur même de l’Evangile

Plus que jamais, frères et sœurs, il nous faut entretenir en nous cette vertu d’Espérance. Il nous faut redire très souvent la demande du Notre Père : « Que ton règne vienne » avec la certitude absolue que nous serons exaucés. Certes, à vues humaines et surtout en ces temps troublés qui sont les nôtres nous pourrions en douter de cette venue du Règne de Dieu. Il se heurte à tant d’obstacles. Il est refusé ici, contrecarré ailleurs, inconnu en tant de lieux. Nous-mêmes nous lui faisons parfois obstacle par notre mauvaise volonté comme par notre péché. Il nous est bon par conséquent de savoir que peu à peu, suivant une logique qui n’est pas la nôtre en prenant un temps trop lent à notre goût, le Royaume grandit.

Il faut accepter en effet que le Règne de Dieu ait ses lois propres que l’homme ne peut influencer, ni changer. Si ce règne s’instaure toujours de façon discrète, d’humble apparence, de manière paradoxale, c’est pour qu’il n’y ait aucune confusion possible, c’est pour que la puissance de Dieu se manifeste clairement dans le triomphe de la faiblesse. Nous pensons ici à la merveilleuse déclaration de saint Paul aux Corinthiens :« Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ». D’ailleurs toute l’histoire de l’Eglise nous manifeste cette puissance sublime de Dieu qui agit selon sa loi propre, lorsque l’homme se soumet à Lui.

S’il en est besoin, frères et sœurs, relisons attentivement, par exemple, la vie des grands saints fondateurs ; en général, leur œuvre est partie de trois fois rien et à rencontré de nombreux obstacles ; souvent, de leur vivant, ils ont été ignorés, voire méprisés et écartés de leur œuvre ; le résultat, c’est qu’ensuite on a reconnu clairement comme venant de Dieu ce qui s’était accompli avec leur humble collaboration. N’oublions donc jamais qu’il n’y a pas d’autre chemin pour édifier le Royaume que celui du grain de blé tombé en terre, et, tirons-en les conséquences.

Amen.

Prière Universelle

Quand nous regardons notre monde, nous nous disons que nous aurions bien besoin que le Seigneur nous aide à le comprendre. Prions avec confiance pour que son royaume, encore en germe, grandisse et soit accueilli par tous nos frères et sœurs.

R/ : Fais briller, Seigneur, ton amour.

  • Prions pour les disciples du Christ qui forment l’Église partout dans le monde ; que le Seigneur renforce leur courage d’annoncer l’Évangile. R/
  • Prions pour les chefs spirituels et religieux qui nous gouvernent ; que le Seigneur les soutienne dans leur désir d’être justes. R/
  • Prions pour les plus faibles parmi nous ; qu’ils trouvent dans notre générosité des signes du Royaume. R/
  • Prions pour notre communauté ; que le Seigneur lui rappelle sa vocation d’annoncer le Royaume à venir. R/

Dieu notre Père, comme tous les humains, nous cherchons des signes de ta présence au milieu de nous. En envoyant ton Fils dans le monde, tu t’es rapproché de ton peuple. Que déjà nous vivions comme si nous appartenions à ton règne de justice et de paix. Nous te le demandons par Jésus, ton Fils et notre frère. Amen.

Source : http://vieliturgique.ca/

Lectures et Homélie du 11ème dimanche T.O. en DOCX et PDF.

 

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