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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 22:15

Lundi

Lecture du livre d’Isaïe 35, 1-10

« Le boiteux bondira comme un cerf »

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse, qu’il fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et de Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va nous sauver ». Alors se dessilleront les yeux des aveugles et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindrons, douleur et plainte s’enfuient.

Psaume 84

R/ : Voici notre Dieu qui vient nous sauver.

  • J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple : son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre. R/
  • Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. R/
  • Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin. R/

Alléluia. Alléluia. Il va venir, le Roi, le Maître de la terre ; il ôtera nos liens, il nous délivrera. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5, 17-26

Le paralysé guéri et pardonné

Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons. Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Homme tes péchés te sont pardonnés ». Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, - Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison ». À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! »

Homélie

Il ne peut pas ne pas se passer quelque chose pendant cette célébration eucharistique ; en effet, la puissance du Seigneur est à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons, exactement comme elle l’était dans l’évangile que nous venons d’entendre mais, assurément, il y a aussi autant d’obstacles à un tel processus de guérison aujourd’hui qu’il y en avait dans le texte qui vient d’être proclamé. Il se peut, par exemple, que nous ne voulions pas reconnaître que nous sommes malades et que nous avons besoin d’être guéris ; il se peut que nous ne voulions pas admettre que notre vie chrétienne est paralysée et ne progresse pas. À vrai dire, il est difficile à quelqu’un qui est paralysé d’admettre son infirmité. Qui plus est, il y a souvent des barrières qui gênent notre progression vers le Christ, comme les foules qui empêchaient que l’on s’approchât de lui. Il y a même peut-être des barricades que nous avons-nous-mêmes mises en place, ou des murs que nous avons inconsciemment bâtis pour nous garantir de toute rencontre avec le Seigneur. Toutes les distractions qui, comme des foules, bousculent Jésus hors de notre cœur, et toutes les lâchetés qui nous font biaiser, sont bien connues de nous. Si notre paralysie nous empêche de monter nous-mêmes sur le toit, nous avons toujours des amis dont la foi nous portera à bout de bras, des gens qui nous veulent du bien et qui ont assez de courage et de force pour déplacer les tuiles qui nous empêchent de rencontrer Jésus. Sachant que nous sommes réunis en son nom, nous pouvons être assurés que quelque chose de bon va arriver, que quelque chose de merveilleux est en attente. Par ailleurs, l’Avent est un temps liturgique pendant lequel nous célébrons l’Avènement du Christ. C’est lui qui fait le premier pas vers nous. Quand nous le recevrons à la communion aujourd’hui, écoutons encore une fois ces paroles de guérison : Je te l’ordonne, lève-t-on et, prenant ta civière, va chez toi.

Inde

Prière du soir

L’Avent est un temps privilégié pour réfléchir au sens de l’histoire du salut. En tant que personnes, questionnons-nous sur notre vie et dressons un bilan lucide de sa valeur. En tant que communautés, aiguisons notre conscience et prenons acte de notre péché collectif. Remercions sans cesse Dieu pour son amour et sa miséricorde, de sorte que lorsque Jésus viendra, il nous trouve en train de veiller et de prier, les cœurs remplis d’émerveillement et de louange.

Inde

Mardi

Lecture du livre d’Isaïe 40, 1-11

Dieu console son peuple

« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu - parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes ».

Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le désert le chemin du Seigneur, tracez dans les terres arides une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets en large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé ».

Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ». Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau ; son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.

Psaume 95

R/ : Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance.

  • Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom ! R/
  • Racontez à tous les peuples sa gloire, allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Il gouverne les peuples avec droiture. R/
  • Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent, la campagne tout entière est en fête. R/
  • Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre. R/

Alléluia. Alléluia. Il est proche du Seigneur, le voici qui vient nous sauver. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18, 12-14

Joie pour la brebis retrouvée

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99 autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? « Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les 99 qui ne se sont pas égarées. « Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu ».

Homélie

Dieu est amour, et dans son amour infini, il créa l’homme à son image et l’adopta pour fils. Saint Jean écrit dans sa lettre : Voyez quel amour nous a donné le Père : nous sommes appelés enfants de Dieu et nous le sommes. Saint Paul affirme que nous avons reçu un esprit de fils, c’est lui qui nous pousse à l’appeler Abba, Père. Mais de son côté, l’homme a tendance à s’esquiver de la paternité divine pour se tourner vers les créatures. Ce qui s’est passé dès le commencement, se répète continuellement au cours de l’histoire : après avoir péché, Adam et Ève se cachèrent de Dieu parmi les arbres du jardin. Mais, dans son amour miséricordieux, Dieu alla à la rencontre de l’homme comme le berger à la recherche de la brebis égarée.

L’amour de Dieu est sans exclusion, embrasse tous les hommes, mais en premier lieu les pauvres et les petits. Jésus l’a rappelé en conclusion de la parabole de la brebis perdue : Ainsi, on ne veut pas chez notre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits ne se perde. Le Christ qui s’était fait pauvre, a voulu s’identifier à tout pauvre. Au jugement dernier, il dira aux justes : Tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.

On est pauvre, quand on manque de biens matériels, mais on l’est également quand on a faim de Dieu, quand on a soif de sa Parole, qui est la source de la vie spirituelle, comme l’a dit le saint pape Jean-Paul II : « Il existe une autre pauvreté, tout aussi grave ; elle consiste dans le manque non de moyens matériels, mais de nourriture spirituelle, de réponses aux questions essentielles d’espérance pour l’existence. Cette pauvreté qui affecte l’esprit, provoque de très vives souffrances. Nous avons sous les yeux les conséquences souvent tragiques d’une existence vidée de son sens… La réponse à cette pauvreté, nous dit encore le Pape, c’est l’annonce traduite par des actes, de l’Évangile qui sauve, parce qu’il répand amour et miséricorde de Dieu. C’est en dernière analyse, la faim de Dieu qui dévore l’homme. Dans cette œuvre d’évangélisation, comme disciples de Jésus, nous devons laisser la priorité aux pauvres « harassés et prostrés comme des brebis qui n’ont pas de berger », porter notre attention sur tout ce qui menace, affaiblit, diminue et détruit la vie matérielle et spirituelle des individus, des groupes et des peuples. Tout comme Jésus en son temps, s’opposa aux forces du péché et de la servitude, l’Église d’aujourd’hui a pour tâche de lutter en permanence contre tout ce qui asservit l’homme ».

Vietnam

Prière du soir

Voici notre Dieu qui vient avec puissance ! Comment pouvions-nous espérer rencontrer Jésus à la fin de ce jour, alors que nous marchions sur des chemins aussi différents ? Mais il est le Bon Pasteur et, pour retrouver ceux qui sont perdus, il s’aventure sur des chemins de traverse. Cette rencontre inespérée nous a permis de grandir et a fait que nos vies ont porté du fruit. Bien loin de nous embarrasser, il nous a comblés de pensées de paix et nous a soutenus de son aide. Célébrons donc cette rencontre, ces moments précieux où sa gloire demeure parmi nous. Comme les disciples d’Emmaüs, nous l’invitons à rester manger avec nous, c’est-à-dire à manifester sa présence à travers sa puissance de vie et à travers sa fécondité, comme fondatrice d’alliance : Reste avec nous, car le soir tombe, et le jour déjà touche à son terme. Reste avec nous !

Inde

Mercredi

Mercredi – Fête de l’Immaculée Conception

Lecture du livre de la Genèse 3, 9-15. 20

Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? » L’homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché ». Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé ». Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé ». Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon ».

L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.

Psaume 97

R/ : Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles.

  • Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire. R/
  • Le Seigneur a fait connaître sa victoire, et révélé sa justice aux nations ; il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël. R/
  • La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ! R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1, 3-6. 11-12

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ. Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté, à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.

En lui, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé : il a voulu que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1, 26-38

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi ». À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin ». Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu ». Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole ». Alors l’ange la quitta.

Homélie

Fils de Dieu, donne-moi ton Don admirable, que je célèbre la beauté merveilleuse de ta mère bien-aimée ! La Vierge a enfanté son fils en conservant sa virginité, elle a allaité celui qui nourrit les nations, dans son sein immaculé elle a porté celui qui porte l'univers dans sa main. Elle est vierge et elle est mère, que n'est-elle pas dès lors ? Sainte de corps, toute belle d'âme, pure d'esprit, droite d'intelligence, parfaite de sentiments, chaste et fidèle, pure de cœur et remplie de toute vertu. Qu'en Marie se réjouissent les cœurs vierges, puisque d'elle est né celui qui a libéré le genre humain livré à un esclavage terrible. Qu'en Marie se réjouisse le vieil Adam, blessé par le serpent ; Marie donne à Adam une descendance qui lui permet d'écraser le serpent maudit et qui le guérit de sa blessure mortelle. Que les prêtres se réjouissent en la Vierge bénie ; elle a mis au monde le Grand Prêtre qui s'est fait lui-même victime, mettant fin aux sacrifices de l'ancienne alliance. (...) Qu'en Marie se réjouissent tous les prophètes, puisqu'en elles se sont accomplies leurs visions, se sont réalisées leurs prophéties, se sont confirmés leurs oracles. Qu'en Marie se réjouissent tous les patriarches, car elle a reçu la bénédiction qui leur a été promise, elle qui, en son fils, les a rendus parfaits. (...) Marie est le nouvel arbre de vie, qui donne aux hommes au lieu du fruit amer cueilli par Ève, un fruit très doux dont se nourrit le monde entier.

Prière du soir

O Mère, mets en moi cet amour qui brûlait en ton cœur pour ton Fils. Moi qui suis faible, j'admire le mystère de ton Immaculée Conception. Je le désire ardemment. Purifie mon cœur pour qu'il puisse mieux aimer Dieu ; purifie mon esprit pour qu'il puisse s'élever à Lui et Le contempler, L'adorer et Le servir en esprit et en vérité. Purifie mon corps pour qu'il devienne un tabernacle moins indigne de Le recevoir, lorsqu'Il vient à moi dans l'Eucharistie.

Jeudi

Lecture du livre d’Isaïe 41, 13-20

Images du monde nouveau

C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui saisis ta main droite, et qui te dis : « Ne crains pas, je viens à ton aide ». Ne crains pas, Jacob, pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel. Je viens à ton – oracle du Seigneur ; ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël. J’ai fait de toi un traîneau à battre le grain, tout neuf, à double rang de pointes : tu vas briser les montagnes, les broyer, tu réduiras les collines en menue paille ; tu les vanneras, un souffle les emportera, un tourbillon les dispersera. Mais toi, tu mettras ta joie dans le Seigneur, dans le Dieu Saint d’Israël, tu trouveras ta louange. Les pauvres et les malheureux cherchent de l’eau, et il n’y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif. Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas. Sur les hauteurs dénudées je ferai jaillir des fleuves, et des sources au creux des vallées. Je changerai le désert en lac, et la terre aride en fontaines. Je planterai dans le désert le cèdre et l’acacia, le myrte et l’olivier ; je mettrai dans les terres incultes le cyprès, l’orme et le mélèze, afin que tous regardent et reconnaissent, afin que tous considèrent et comprennent que la main du Seigneur a fait cela, que le Saint d’Israël en est le créateur.

Psaume 144

R/ : Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de tendresse et d’amour !

  • Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. R/
  • Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. R/
  • Ils annonceront aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton règne : ton règne, un règne éternel, ton empire, pour les âges des âges. R/

Alléluia. Alléluia. Ciel, répands ta rosée ! Nuées, faites pleuvoir le juste ! Terre, ouvre-toi, que germe le Sauveur ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11, 11-15

Grandeur de Jean Baptiste

En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont né d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les prophètes, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, c’est lui, le prophète Élie qui doit venir. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Homélie

Ne crains pas, c’est moi qui te viens, dit le Seigneur. Cette parole que Dieu a adressée à Israël montre combien Yahvé se préoccupait de son peuple. Aujourd’hui, nous sommes plus que jamais concernés par cette parole divine. En effet, nous baignons dans un monde qui inspire la peur, le désespoir ; un monde où la famine, la guerre, les tremblements de terre et autres calaminés nous harcèlent. Devant ces problèmes, notre espérance peut être sérieusement mise à l’épreuve ; mais Dieu nous garantit son secours. Le Seigneur ne veut pas le malheur des siens. Il nous assiste de son Esprit et rien ne peut nous séparer de son amour. Cependant, nous ne méritons ce secours que si nous restons fidèles aux enseignements des prophètes, tel Jean Baptiste, qui nous appelle à la conversion. Celle-ci est le mot d’ordre de ce temps liturgique. Le Verbe s’est fait chair et il a habité pour nous.

À l’imitation des bergers, nous devons nous mettre en route pour rencontrer l’Emmanuel. Et pour cela, Seigneur, aide-nous à devenir humbles pour pouvoir accueillir dignement l’Enfant-Dieu.

Rwanda

Prière du soir

Dieu, toi qui transformes nos peines en joie, sans tenir compte de nos pensées et de nos actions mauvaises, nous te prions : que cette nuit qui vient soit une occasion de demeurer avec toi, et que ta lumière vienne éclairer nos cœurs ténébreux. Fais que nous trouvions le repos nécessaire pour savourer ta parole de vie et donne-nous d’attendre avec un cœur d’enfant la venue du Christ Lumière.

Rwanda

Vendredi

Lecture du livre d’Isaïe 48, 17-19

Malgré notre refus, Dieu veut notre bonheur

Ainsi parle le Seigneur, ton Rédempteur, Saint d’ Israël : Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un enseignement utile, je te guide sur le chemin où tu marches. Si seulement tu avais prêté attention à mes commandements, ta paix serait comme un fleuve, ta justice comme les flots de la mer. Ta postérité serait comme le sable, comme les grains de sable, ta descendance ; son nom ne serait ni retranché ni effacé devant moi.

Psaume 1

R/ : Qui marche à ta suite, Seigneur, aura la lumière de la vie.

  • Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! R/
  • Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. R/
  • Tel n’est pas le sort des méchants : ils sont comme la paille balayée par le vent. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra. R/

Alléluia. Alléluia. Le Seigneur vient : allez à sa rencontre ! C’est lui le Prince de la paix. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11, 16-19

L’esprit de contradiction

En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.” Jean est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait ».

Homélie

Les contemporains de Jean Baptiste et de Jésus Christ les qualifiaient, l’un, de « possédé », l’autre « d’ivrogne ». en effet, le premier vivait un carême perpétuel, car il ne mangeait que du miel et des sauterelles, alors que le second accueillait les pécheurs et les publicains. Jean Baptiste, le précurseur de Jésus, prêchait le Baptême de conversion. Jésus, lui, s’adonnait surtout à la cause des petits, des classes marginalisées. Il a nourri les foules, guéri les malades. L’esprit des contemporains de Jésus se manifeste encore aujourd’hui : les messages de paix sont boudés, les nations rivalisent les unes avec les autres. La conséquence en est l’appauvrissement autant moral que physique. On crée toujours le climat défavorable à l’accueil de l’Évangile pour donner libre cours aux jouissances caduques. La Parole de Dieu doit être lumière dans ce monde ténébreux où le mal semble régner.

Que cette période de l’Avent nous aide à nous convertir pour contempler Jésus Christ qui nous fera arriver un jour à l’héritage du ciel.

Rwanda

Prière du soir

Seigneur, nos péchés nous écartent de ton chemin et nous nous sentons abandonnés au milieu des problèmes du monde. Toi qui es souverainement bon et qui pardonnes infiniment, fais de notre désert une oasis. Toi qui veux que nul ne périsse, mais que tes brebis soient unies, nous te remercions pour tous tes bienfaits et nous te supplions de changer nos cœurs, afin de pouvoir être appelés tes fils et tes filles et d’accueillir l’heureuse naissance de ton Fils Jésus Christ notre Seigneur.

Rwanda

Samedi

Lecture du livre de Ben Sirac le Sage 48, 1-4. 9-11

Élie doit revenir

En ces jours-là, le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche. Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre. Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu. Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ? Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu, par un char aux coursiers de feu ; toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob, heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie.

Psaume 79

R/ : Fais-nous revenir à toi, Seigneur, et nous serons sauvés.

  • Berger d’Israël, écoute, resplendis au-dessus des Kéroubim. Réveille ta vaillance et viens nous sauver. R/
  • Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante. R/
  • Que ta main soutienne ton protégé, le fils de l’homme qui te doit sa force. Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom ! R/

Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez la route : tout homme verra le salut de Dieu. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17, 10-13

« Élie est déjà venu »

Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? » Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre toute à sa place. Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux ». Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.

Homélie

Le souvenir du grand prophète Elie hantait la conscience du peuple d’Israël ; il attendait son retour, car, emporté dans le ciel par un tourbillon de feu, il ne pouvait que revenir allumer de nouveau un feu purificateur. Chaque fois qu’une parole de feu retentit dans le monde, c’est le souffle prophétique tout droit venu du Cœur de Jésus qui se manifeste. Élie est déjà venu et il viendra encore, nous dit Jésus. Ce n’est pas lui qui importe, mais le feu dont il est porteur. Ce feu a traversé la parole vibrante de Jean Baptiste et beaucoup ont eu le cœur retourné à son écoute. D’autres ont voulu le faite taire, éteindre ce feu qui les brûlait trop. Ils n’ont pas reconnu que Dieu lui-même, à travers lui, venait les embraser, les purifier, les remettre en ordre, les ramener sur le chemin de la vérité. Alors, d’une voix plus brûlante encore, Jésus vient toucher les cœurs.

Je suis venu allumer un feu, dit-il, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Il sait combien il en coûte d’apporter le feu sur la terre où il en est qui préfèrent le froid des ténèbres et garder un cœur impassible et dur. Il sait qu’il va en souffrir et en mourir car ils vont s’acharner à éteindre ce feu, à faire taire cette voix bouleversante. Feu qui n’est pas venu pour détruire, car il se laissera faire, sachant que « même les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour ».

Laissons-nous bouleverser par le souffle prophétique d’Élie, laissons notre désordre se remettre en place sur une parole de Jean Baptiste, laissons nos cœurs éloignés, se rapprocher et se fondre dans le cœur brûlant de Jésus.

France

Prière du soir

Nous te rendons grâces, Seigneur, pour le feu que tu as allumé en nos cœurs dès ce matin. Quelque chose aujourd’hui s’est remis en place dans notre vie, quelque chose s’est réchauffé en nous. Un pas a été fait vers celui ou celle dont nous étions éloignés. Heureux sommes-nous de nous endormir dans ton amour, dans cette chaleur de ton amour qui veut nous envahir de plus en plus.

Quand tu viendras nous emporter pour de bon, la merveille de notre salut sera accomplie, nous posséderons la vraie vie et nous te verrons face à face.

France

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