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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 17:45

Télécharger la proposition pour un Temps de Prière du Diocèse aux Armées pour le 11 novembre 2021

 

Homélie 1

Lorsque nous venons à la messe ou toute autre célébration, c’est toujours pour célébrer la vie et pas la mort. Célébrer la messe le jour de l’armistice de la première guerre mondiale nous fait sortir de ce qui pourrait être une amnésie collective qui entraîne de nouveau la violence. Nous faisons mémoire de tous ceux qui vivaient isolés dans les tranchées, au front et à l’étranger.
La mémoire n’est pas à confondre avec un souvenir et encore moins avec une opinion. La guerre des tranchées n’est pas finie. C’est la façon de construire les tranchées et la manière de pousser pour y faire tomber qui a changé. De même que le règne de Dieu ne vient pas de manière visible, il y a bien des tranchées existantes qui ne sont pas visibles. Notre regard est donc dans l’obligation de faire un choix. Considérer celui qui vient d’une autre culture comme étrange ou comme une chance de grandir.

L’armistice signé le 11 novembre 1918, beaucoup l’avaient sans doute déjà signé dans leur cœur lorsqu’ils étaient pendant des jours et des nuits entières dehors à attendre un assaut dans la neige. Plus jamais ça. Bien des décisions arrivent aujourd’hui bien après que chaque français et encore plus les croyants les aient déjà prises. Il y a toujours un décalage entre l’opinion public et ce que moi je pense. La paix n’est pas une loi, un décret qui va de soi, elle est à vivre en nous. Le lieu invisible de la venue du règne de Dieu est notre cœur et par notre témoignage s’étend à l’amitié entre les peuples.

Il nous faut sortir de nos tranchées, faire que nos décisions intérieures de paix soient de plus en plus visibles. Et cela nous appartient. Dieu se rend présent au monde dans son eucharistie, par les sacrements, mais aussi par nos mains quand deux hommes se donnent la paix, par nos yeux quand le regard ne dévisage pas l’étranger, par notre parole lorsque nous dialoguons avec l’autre à la manière de Dieu dialoguant avec son peuple dans la Bible.

Durant notre siècle et le siècle précédent, nous avons construit des tranchées mais aussi fait tomber des murs. La France et l’Allemagne sont devenues les piliers de la vie de l’Europe. D’ennemis, ces deux pays sont devenus des partenaires. Il nous appartient de vivre ces histoires de rédemption à l’image de la réconciliation que l’Evangile ne cesse d’annoncer. Rendons grâce à dieu pour cette Bonne Nouvelle qu’il nous adresse. L’Evangile est un chemin exigeant mais un chemin qui mène à la vie, ouvre, sauve et guérit. L’Evangile donne à percevoir la paix, à chacun d’apprécier la valeur de cette Bonne Nouvelle et de sa disponibilité intérieure qui appelle à la liberté véritable, au-delà de toutes les frontières possibles.

Père Bernard PLISSON.

Source : http://www.paroissequiberon.com/homelie/homelie11nov.html

Homélie 2

Il y a quelques jours encore, nous étions plongés dans la prière pour nos fidèles défunts. Aujourd’hui, nous nous tournons d’une manière toute particulière vers toutes les victimes des guerres, et notamment vers celles de la terrible guerre de 14-18. Tout cela réveille en nous les questions les plus diverses sur l’Au-delà, sur la nature de la vie après la mort. Bien sûr, nous croyons à la Résurrection des morts. Nous le proclamons chaque dimanche à la messe. Mais, nous ne pouvons pas nous empêcher d’essayer d’imaginer cette vie après la mort, en projetant le plus souvent des images bien terrestres que nous embellissons tant bien que mal dans notre imaginaire. Et c’est bien naturel.

Comme nous l’avons entendu dans l’Evangile, les sadducéens eux aussi se posaient des tas de questions sur ce sujet. Les sadducéens ne croyaient pas à la résurrection des morts, ni à l’existence des anges, non plus. Pour eux, les âmes ne pouvaient pas survivre à la mort des corps. Elles étaient appelées à disparaître tout simplement. Cette vision s’opposait totalement à celle des pharisiens qui, eux, croyaient à la résurrection des morts. Les sadducéens profitent donc de la venue de Jésus au Temple de Jérusalem pour le mettre à l’épreuve sur cette question. 

En posant le cas d’une veuve qui aurait eu sept maris, les sadducéens font allusion à la loi du Lévirat (Dt 25, 5-10), qui dit que si un homme meurt sans laisser d’enfant mâle à son épouse, le frère du défunt doit la prendre pour femme afin d'assurer une descendance à son frère. Cette coutume manifeste le désir de l'homme de se survivre dans ses enfants, d'assurer la transmission du nom et de l'héritage.

Même si la question des sadducéens est complètement piégée, et cherche à ridiculiser ceux qui croient à la résurrection, elle est quand même intéressante, car nous nous posons nous aussi des questions du même genre : que reste-t-il après la mort de nos amours, de tous nos liens d’affection, d’amitié, de tout ce qui fait la particularité de notre propre vie ici-bas ? La réponse de Jésus peut paraître surprenante. Elle renvoie en fait à la nature profonde de l’homme. Jésus montre que notre foi en la résurrection doit se fonder sur le principe que l’homme qui aime et vit pour Dieu, ne meurt pas. Ce qui meurt en nous, c’est le mal, le péché qui infeste notre âme. Tout ce que Dieu nous a confié de bon, de beau, de vrai et que nous avons su conserver et faire fructifier, survit à l’épreuve de la mort. C’est en ce sens que nous disons que nous sommes les héritiers de la résurrection.

Nous retrouvons cette même conviction dans l’Ancien Testament, notamment dans le passage du livre des martyrs d’Israël que nous avons entendu en première lecture. Celui qui est fidèle à Dieu en observant les préceptes de la Loi de Moïse ne craint pas la mort. Mais ce qui va montrer aux hommes toute la réalité de ce qu’est la résurrection des morts, c’est le Christ lui-même qui le révèlera en affrontant lui-même la mort, et en ressuscitant le troisième jour, au matin de Pâques. La mort est vaincue. Le Christ nous ouvre les portes de la Vie éternelle. Montant au Ciel avec son corps glorieux, il nous montre que la Vie dans le monde à venir n’est en rien comparable au monde présent. A l’image de la transfiguration du Christ au mont Tabor, toutes nos relations d’amour, tous ces liens affectifs qui nous unissent les uns aux autres seront eux aussi transfigurés, spiritualisés. Nous serons au Ciel, auprès de Dieu, comme des anges. Tout ce qui limite ici-bas la confiance entre les hommes, tout ce qui entrave le don total de soi, disparaîtra. Et à l’inverse, tout ce qu’il y a de bon, de beau, de vrai, de juste dans une relation humaine survivra à notre mort. C’est pour ça qu’on peut dire que les liens du mariage ne se terminent pas avec la mort, mais qu’ils sont comme transfigurés, spiritualisés. Il leur sera enlevé toutes leurs limites terrestres. De la même manière, les liens entre parents et enfants ou entre amis ne tombent pas non plus dans l’oubli. Ils sont simplement purifiés de tous les défauts, de toutes les incompréhensions, qui ont pu exister sur cette terre. Tous ces liens seront comme libérés de toutes les souffrances qui ont pu leur être infligées ici-bas. C’est ainsi qu’on peut dire que pour certains conjoints qui ont connu une expérience difficile du mariage sur cette terre, ils n’expérimenteront le véritable amour entre eux, et avec cet amour, la joie et la plénitude de l’union, que  lorsqu’ils seront réunis « en Dieu », puisqu’en Dieu, on comprendra tout, on excusera tout, on pardonnera tout.

En attendant cette communion parfaite entre tous les êtres et Dieu, nous avons un combat à mener. En choisissant de suivre le Ressuscité, nous devons lutter contre tout ce qui peut nous conduire à la mort, en choisissant à chaque instant la Vie, c’est-à-dire en choisissant de faire le Bien, de mettre de l’Amour et de la Vérité dans toutes nos relations. Et si nous voulons être bien sûr que cette Vie d’Amour survive à notre mort, nous devons la puiser dans la prière, dans le Cœur de Celui qui est la source de toute Vie, de tout Amour, notre Seigneur et notre Dieu.

Amen.

Père Patrick de Varax

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