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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 14:18

Tout baptisé qui a conservé au moins quelques traces de la foi catholique le sait : le mois de mai, c’est le mois de Marie. Au mois de mai, on fleurit davantage la statue de la vierge Marie dans les églises paroissiales, on part en pèlerinage dans un sanctuaire marial, on prie tous les jours le chapelet dans la petite chapelle de la paroisse dédiée à la sainte Vierge.

Mais d’où vient cette dévotion mariale durant le mois de mai ? Il faut remonter dans le temps, car il s’agit d’une longue tradition. Quelques flashs historiques peuvent nous aider à avoir une idée du développement de cette tradition. Au XIIIe siècle déjà, Alphonse le Sage, roi de Castille, avait associé dans un de ses chants la beauté de Marie et celle du mois de mai. Un siècle plus tard, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l’époque des fleurs, l’habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge. Saint Philippe Néri exhortait les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le mois de mai, en mettant des fleurs de printemps à l’autel de la sainte Vierge. Encore un peu plus tard, les jésuites recommandaient de dresser, toujours durant le mois de mai, un autel à Marie, autour duquel la famille se réunissait pour réciter des prières en l’honneur de la sainte Vierge. Le pape Pie V institua enfin la fête de la Visitation de Marie le 31 mai pour clôturer le mois de mai. Cette fête commémore la visite de Marie enceinte de Jésus chez sa cousine Élisabeth enceinte, elle, de Jean-Baptiste. Le texte évangélique nous apprend qu’Élisabeth fut remplie de l’Esprit-Saint et cria : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Quelle belle louange d’Élisabeth à Marie ! Il n’est pas surprenant que certaines de ces paroles ont été reprises dans le ‘Je vous salue Marie’. Regardons les paroles d’Élisabeth de plus près. Elle dit d’abord que Marie est bénie, ainsi que le fruit qu’elle porte dans son sein. Oui, Marie est bénie, elle a été choisie par le Seigneur pour devenir la maman de son Fils. Élisabeth exprime ensuite son bonheur de pouvoir rencontrer celle qui porte le Messie. C’est en effet un grand privilège de pouvoir rencontrer la dame qui nous a donné le Fils de Dieu. Chaque fois que j’entends ces paroles d’Élisabeth, je pense spontanément aux cinq enfants qui ont vu la Sainte Vierge à Beauraing. Et je me dis : ces enfants ont dû penser la même chose : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » En d’autres mots : Pourquoi est-ce que nous voyons la belle dame, tandis que les autres ne voient rien ? Car les enfants ne comprenaient pas au début pourquoi les autres gens ne voyaient rien. Elle est pourtant là. La vision était naturelle pour eux. Ce n’est que plus tard que les enfants se sont rendu compte du privilège qui leur était accordé. Élisabeth termine par la béatitude : « Heureuse celle qui a cru à la parole du Seigneur ». Marie a accueilli avec foi l’annonce qu’elle allait devenir Mère de Dieu. Elle ne savait pas comment cela devait se réaliser, mais elle s’est mis volontairement au service du dessein de Dieu : « Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon sa parole ». Avec Élisabeth, nous pouvons dire : heureuse es-tu, Marie, pour ta disponibilité ; louange à toi, Sainte Vierge, car tu as dit « oui » à la demande de l’ange du Seigneur. Il est clair qu’Élisabeth n’a pas dit tout cela d’elle-même. Elle fut inspirée par le Saint-Esprit, nous dit le texte. L’Esprit-Saint est d’ailleurs aussi fort lié au mois de moi. Très souvent, la solennité de Pentecôte advient au mois de mai. C’est alors l’occasion de prier avec Marie une neuvaine pour l’effusion du Saint-Esprit, comme le firent les disciples au cénacle. En effet, le livre des Actes des Apôtres nous dit que Marie faisait partie, avec quelques autres femmes, du groupe des apôtres qui étaient assidus à la prière (Ac 1,14). Elle n’est pas mentionnée explicitement au jour de la Pentecôte, mais rien ne fait supposer qu’elle se serait éloignée du groupe à ce moment-là. C’est pourquoi elle est très souvent représentée parmi les apôtres sur des icônes et autres représentations de la Pentecôte. N’hésitons donc pas à prier l’Esprit-Saint en compagnie de Marie. La Sainte Vierge nous a été donnée par le Seigneur sur la croix comme mère céleste : « Voici ta mère ». Elle est notre deuxième maman, une maman qui veille sur nous, une maman qui veut le meilleur pour nous, une maman qui veut nous chouchouter, mais surtout une maman qui veut que nous soyons heureux. Faisons donc appel à notre maman céleste, dans nos difficultés, confions lui nos soucis, nos épreuves, mais aussi nos joies et notre bonheur. Allons à sa rencontre dans un sanctuaire marial, ou devant sa statue dans notre église paroissiale ou chez nous à la maison. Offrons-lui des fleurs durant ce mois de mai. Pour terminer, reprenons l’Évangile de la Visitation. Après la louange d’Élisabeth adressée à Marie, celle-ci lance son Magnificat. C’est sa louange adressée au Seigneur. Imitons la Sainte Vierge, faisons nôtre le Magnificat de Marie, et louons le Seigneur qui a choisi une humble servante pour devenir Mère de Dieu :

Mon âme exalte le Seigneur

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s’est penché sur son humble servante ;

désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

Abbé Chris Butaye

Source : http://www.diocesedenamur.be

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