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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 17:25

Nous allons nous plonger dans un passé très lointain. Le portrait est consacré à un Tchèque très célèbre, connu de tous les habitants du pays mais aussi à l’étranger. Il s’agit du martyr et saint patron de la Bohême, Venceslas Ier, mieux connu sous le nom de saint Venceslas. La statue de ce grand personnage de l’histoire tchèque dressé sur son cheval, œuvre de Josef Vaclav Myslbek, domine la place Venceslas à Prague.

D’après les écrits historiques, Venceslas Ier, fils aîné de la princesse Drahomira II et du prince Vratislav Ier, est né en 907 ou 908. Le lieu de sa naissance n’a pas été déterminé avec certitude. Il semble qu’il ait été baptisé par un prêtre slave, disciple de l’apôtre Méthode. Sur l’initiative de sa grand-mère, la princesse Ludmila, le petit Venceslas commence à étudier les écrits slaves. Plus tard, son père, le prince Vratislav, l’envoie à l’école de l’église Saint-Pierre à Budec pour que son fils apprenne également le latin. Venceslas est un enfant extrêmement doué. Très vite, il sait lire, écrire et maîtrise non seulement le latin mais également le grec. Il est à noter que jusqu’à la fin du XIIIe siècle, les princes et les rois de Bohême étaient pratiquement tous illettrés. Un souverain instruit était donc plutôt rare.

Le père de Venceslas meurt accidentellement alors que ce dernier n’a que treize ans. Le jeune Venceslas est alors rappelé de Budec au Château de Prague en tant que prince héritier. Mais c’est sa mère, la princesse Drahomira, qui prend le pouvoir. L’éducation de ses enfants est confiée à sa belle-mère, la princesse Ludmila. Cela ne plait guère à Drahomira qui se sent offensée et couve en son cœur un sentiment de haine à l’encontre de sa belle-mère. Femme raisonnable, Ludmila décide de son propre grès de renoncer à la tutelle de ses petits-enfants et se réfugie au château de Tetin. Malheureusement, cela ne la protègera guère de l’esprit vindicatif de se belle-fille Drahomira qui la fait étrangler, probablement en septembre 921, par ses sbires Gomon et Tunna pendant son temps de prière.

Au printemps 922, le duc Arnulf de Bavière envahit le pays. Venceslas atteint sa quatorzième année, l’âge de la majorité à l’époque. Deux ans plus tard, le sceptre est placé entre ses mains et Venceslas prend le pouvoir. Drahomira et ses principaux partisans sont chassés de la cour et du pays. Quelque temps plus tard, Venceslas rappelle toutefois sa mère, qu’il honore au plus haut point à la cour. La Bohême est à nouveau menacée, cette fois-ci par Henri Ier l’Oiseleur. La situation est très grave. Venceslas était un souverain qui empruntait la voie d’une politique modérée et préférait la paix à la guerre et au carnage. Il signe avec Henri Ier l’Oiseleur un pacte de non- agression et promet de lui verser une redevance de 129 bœufs et 500 talents d’argent par an pour assurer la paix de son pays. Ce geste est très mal pris par certains nobles et surtout par son frère Boleslav Ier.

Les mérites de saint Venceslas dans l’essor de la Bohême sont considérables. Il a, entre autres, modifié le système judiciaire et réduit le recours à la peine capitale et à la torture. Il a fondé la troisième église au Château de Prague. Pour consacrer l’église à Saint-Guy, à l’époque patron des Saxons, il a demandé l’autorisation à l’évêque Tuton de Ratisbonne. Il s’agit bien de l’actuelle cathédrale Saint-Guy qui est la première construction en pierre au Château de Prague réalisée par les moines de France et de Bavière. Il a également fait construire des églises dans tous les châteaux du pays. Venceslas était un bon chrétien et un homme très instruit. Au cours de sa courte vie vertueuse il a apporté de l’aide aux pauvres, orphelins, prêtres, pèlerins et aux veuves.

Le frère de Venceslas, Boleslav Ier, brûle d’envie de prendre le pouvoir. La conspiration contre Venceslas culmine. Boleslav opte pour la ruse. Il invite son frère Venceslas à la fête des patrons de l’église de la ville de Stara Boleslav, située près de Prague. A l’entrée de l’église Venceslas est agressé par son propre frère et ses compagnons. Le coup porté est mortel et Venceslas s’affaisse devant la porte d’entrée de l’église. Le jour de son décès Venceslas n’était probablement âgé que de 28 ans.

Saint Venceslas Ier – duc de Bohême est considéré comme le prédécesseur des martyrs tchèques et il est le symbole de l’Etat tchèque. Une partie de sa dépouille mortelle repose au Château de Prague dans la cathédrale Saint-Guy et son crâne est exposé à l’occasion d’événements solennels. Au XIVe siècle, l’empereur germanique Charles IV, roi de Germanie et de Bohême, fils de Jean de Luxembourg, a décrété que la couronne des rois de Bohême, ladite couronne de Saint Venceslas, qu’il a symboliquement dédiée à ce saint tchèque, devait reposer, en dehors des cérémonies de couronnement, sur le crâne de saint Venceslas. Il est fêté le 28 septembre.

Saint Venceslas duc de La Bohême, notre prince,

Prie pour nous, Dieu et le Saint Esprit, Kyrie eleison.

Toi, héritier de la Bohême, n’oublie pas ton peuple.

Saint Venceslas, ne nous laisse pas périr, ni les générations futures, Kyrie eleison. 

Nous demandons ton aide, aie pitié de nous, réconforte les tristes gens,

Saint Venceslas chasse le mal, Kyrie eleison.

C’était les paroles du choral de saint Venceslas.

Source : http://www.radio.cz/fr/rubrique/celebres/saint-venceslas-duc-de-boheme

 

Les miracles

Saint Venceslas, duc de Bohème, eut pour père un prince très chrétien et pour mère Drahomise, femme païenne, qui nourrissait au fond de son cœur, une haine implacable à l’encontre des serviteurs de Jésus-Christ.

Ludmille, la grand-mère paternelle, s’apercevant de l’impiété de sa bru, décida de se charger de l’éducation de l’enfant qu’elle fit venir auprès d’elle, à qui elle donna les premières notions de piété.

Toute la Bohème se réjouissait dans l'espérance de l’avoir un jour pour duc. Cependant son père mourut, le laissant encore jeune avec Boleslas, son cadet, et sa mère ambitieuse et cruelle, prit la régence.

Elle fit fermer les églises, défendit aux prêtres de prêcher au peuple les mystères de la foi, remplaça les magistrats de Prague par des païens qui firent éprouver aux chrétiens toutes sortes d’outrages.

Ludmille, outrée de douleur de voir cette furieuse princesse exercer de si grandes cruautés contre les fidèles, exhorta Venceslas, son petit-fils, à prendre au plus tôt la direction de l’Etat. Le saint duc gouverna avec sagesse et bonté, empreint d’une admirable dévotion si peu commune aux têtes couronnées.

Un jour que son armée était prête à s’affronter avec l’ennemi, il proposa, pour éviter le sang, un combat singulier au duc rival. Le signal de la lutte fut donné. Il commença par faire un signe de croix, avançant vers son adversaire qui fondit sur lui pour le percer d’un coup de lance ; mais, au moment de lever le bras, il aperçut près du saint deux anges qui lui fournissaient les armes pour, se défendre. Il entendit une voix qui lui disait : « Ne le frappe pas ! » Ces merveilles l’épouvantèrent tellement que, descendant immédiatement de cheval, il se jeta aux pieds de Venceslas et lui demanda pardon. Ainsi la paix fut rétablie.

Mais celui-ci, par sa conduite irréprochable, excitait la jalousie de sa mère et de son frère. La cruelle princesse fit d’abord tuer Ludmille dont le corps, trois ans après, était en parfaite conservation et exhalait un divin parfum.

La grand-mère chrétienne disparue, restait à faire disparaitre son petit-fils. L’odieuse princesse invita Venceslas pour assister à des réjouissances offertes par son frère. Après s’être confessé et avoir communié, notre saint se doutant d’un traquenard, se rendit à l’invitation. C’est pendant qu’il était en prière à la chapelle qu’une main criminelle s’abattit sur lui, le tuant sur le coup. Son sang jaillit contre la muraille où l’on dit qu'on le voit encore. Sa mort fut suivie d’une horrible persécution contre les chrétiens. Mais sa mère ne demeura pas longtemps sans recevoir le châtiment mérité : un jour ou elle passait devant des cadavres qu’elle avait privés de sépulture, la terre s’ouvrit et elle fut engloutie toute vivante avec sa voiture et tous ceux qui l’accompagnaient. Mais il y eut un rescapé : c’était le cocher. Ce brave homme, ayant vu un prêtre qui passait avec le Saint Sacrement, était descendu du carrosse pour se mettre à genoux devant son Sauveur.

Même après la mort du pieux duc, son frère ne pouvait souffrir le récit des prodiges que Dieu opérait à son tombeau. Il envoya chercher secrètement son corps pour le porter à Prague, dans l’église saint Vitus, poussé par le noir dessein de faire attribuer ses miracles a l’intercession de la sainte.

Mais, en voulant obscurcir la gloire de son frère, il servit à l’augmenter : Les chevaux qui trainaient le chariot contenant la relique, au lieu d’emprunter les ponts des deux rivières en crue, passèrent par-dessus l'eau qui ne mouilla que leurs sabots. Etant arrivés à Prague, ils s’arrêtèrent devant la prison ou, malgré les efforts du cocher, ils refusèrent obstinément d’avancer jusqu’à ce qu’on en fit sortir les prisonniers, tous chrétiens.

Quand le corps arriva dans la cathédrale, toute la ville vint le voir. Le cercueil ayant été ouvert, on trouva le saint aussi frais que le jour de son enterrement, trois ans auparavant, sans la moindre trace de blessure. Il lui manquait seulement une oreille que sa sœur avait trouvée à la porte de l’église où il avait été assassiné. Elle l’avait gardée très soigneusement, comme une relique mais, se jugeant indigne de la conserver pour elle seule, elle l’apporta. O prodige ! A peine l’avait-elle remise à sa place qu’elle se colla d’elle-même à la tête, comme si elle n’en avait jamais été séparée.

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