Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 19:04
Source : http://jactiv.ouest-france.fr

Lecture du livre des Nombres 11, 25-29

Moïse désire que tout son peuple devienne un peuple de prophètes. L’Église l’est devenue depuis la Pentecôte. Le montrons-nous ?

En ces jours-là, le Seigneur descendit dans la nuée pour parler avec Moïse. Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci, et le mit sur les soixante-dix anciens. Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais cela ne dura pas.

Or, deux hommes étaient restés dans le camp ; l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad. L’esprit reposa sur eux ; eux aussi avaient été choisis, mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente, et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser. Un jeune homme courut annoncer à Moïse : « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! » Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole : « Moïse, mon maître, arrête-les ! » Mais Moïse lui dit : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! » - Parole du Seigneur.

Commentaire : Moïse est seul à porter le poids de tout ce peuple qu’il a fait sortir d’Égypte. Sur le conseil du Seigneur on choisit soixante-dix anciens, chefs de famille ou de tribus importantes, pour les associer avec lui à la direction du peuple. L’art de gouverner est un don de Dieu ; il entérine le choix de Moïse en donnant une part de l’Esprit qui repose sur lui à chacun des anciens, même aux deux qui, en ne venant pas au rendez-vous, avaient montré qu’ils refusaient cette responsabilité. Josué en est jaloux pour Moïse, mais celui-ci souhaiterait au contraire que chaque Israélite sache se conduire et se gouverner soi-même sous l’emprise de l’Esprit de Dieu. Ce serait la preuve qu’il est entré dans l’intimité de Dieu et dans la connaissance de son projet libérateur.

Partager les responsabilités, appeler de nouveaux paroissiens pour les services de la communauté, se réjouir de ceux qui prennent des initiatives, c’est s’ouvrir à l’Esprit de Dieu dont nous savons qu’il souffle où il veut.

Psaume 18

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur.

  • La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. R/
  • La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables. R/
  • Aussi ton serviteur en est illuminé ; à les garder, il trouve son profit. Qui peut discerner ses erreurs ? Purifie-moi de celles qui m'échappent. R/
  • Préserve aussi ton serviteur de l'orgueil : qu'il n'ait sur moi aucune emprise. Alors je serai sans reproche, pur d'un grand péché. R/

Lecture de la lettre de saint Jacques 5, 1-6

L’Évangile dévalue toutes les richesses, surtout si elles se constituent sur le dos des travailleurs, nous rappelle saint Jacques.

Vous autres, maintenant, les riches ! Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille sera un témoignage contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des richesses, alors que nous sommes dans les derniers jours ! Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers. Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices, et vous vous êtes rassasiés au jour du massacre. Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous oppose de résistance. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Jacques appuie sa virulente condamnation des riches sur deux motifs. Tout d’abord sur le fait qu’avec Jésus le règne de Dieu s’est approché des hommes. Amasser argent et richesses alors que retentit la Bonne Nouvelle qui peut seule combler les hommes par la perspective d’un monde nouveau où Dieu sera tout en tous, quelle folie ! L’Évangile dévalue toutes les richesses de ce monde en annonçant la priorité du règne de justice et d’amour de Dieu. Le second motif est une raison sociale. Pour gagner plus, on retient injustement le salaire de ses ouvriers, on vit ainsi dans le plaisir et le luxe alors que meurent les opprimés et les exploités ! Ceux-ci ne sont-ils pas les membres de Jésus le Juste que vous continuez à tuer sans qu’il puisse vous résister ? Comme on le voit, raison sociale et raison religieuse ne font qu’un : c’est toujours Jésus Christ qui est renié et méprisé par les riches.

Toute richesse, qu’elle soit financière, culturelle ou spirituelle, peut devenir un handicap à la vie selon l’Évangile si nous ne la partageons pas. Comment faisons-nous servir la nôtre à ceux qui en sont démunis ?

Alléluia. Alléluia. Ta parole, Seigneur, est vérité ; dans cette vérité, sanctifie-nous. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9, 38-43. 45. 47-48

Ni un groupe fermé et intolérant, ni un groupe de purs qui méprisent les humbles croyants, ni un groupe de tièdes qui pactisent avec le mal : reconnaissons-nous notre communauté chrétienne ?

En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent ». Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous ». Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

« Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Un certain nombre de paroles de Jésus ont été ici regroupées par Marc pour répondre à des problèmes que se posait sa communauté chrétienne. L’appartenance au Christ est-elle limitée à ceux qui font partie du groupe des disciples, à l’Église ? Non, répond Jésus, celui qui se réfère à moi et à l’Évangile pour combattre le mal n’est pas contre vous. Quiconque d’ailleurs vous servira parce que vous êtres disciples du Christ, aura sa récompense par Dieu. Par contre, celui qui conduira au péché par ses actes ou par ses paroles le moindre des chrétiens, les petits et les faibles, négligeant de reconnaître le Christ en eux, commettra un geste si grave qu’il lui vaudrait mieux mourir. Or, l’entrée dans la vie avec le Christ mérite qu’on soit prêt à tout lui sacrifier, son orgueil, sa suffisance, son bon droit et même un membre.

Il faut beaucoup de passion pour travailler à faire le bien. Il faut beaucoup de grandeur d’âme pour reconnaître qu’il se fait aussi sans nous. Jésus réclame ces deux attitudes de ses disciples.

Homélie

S’il est une vertu qui est objet de contestation, c’est bien la tolérance :

- pour les uns, elle passe pour une vertu de choix ; l’une des formes les plus hautes du respect d’autrui et de sa différence. Elle permet la vie en société et dans une société comme la nôtre, elle s’impose absolument. Sans elle il y a réel danger de tomber dans un régime intolérable... Comme on en connaît encore de nos jours dans un certain nombre de pays ou de sociétés...

- pour d’autres, au contraire la tolérance est une forme de lâcheté car elle accepte l’inacceptable et finit par justifier les comportements les plus énervants, à leurs yeux la tolérance met sur le même pied, le bien et le discutable.

Et Jésus, qu’en pense-t-il ? Ce qu’il en dit aujourd’hui dans l’Evangile pourrait se résumer ainsi : « Soyez tolérants avec les autres, mais soyez exigeants avec vous-mêmes et tout ira bien ».

Un de ses apôtres vient de lui dire : « Seigneur es-ce que tu te rends compte de ce qui nous arrive ? Tu nous envoies prêcher, guérir des malades, chasser des démons... Et nous avons bien du mal à y parvenir... car on vient d’apprendre qu’un homme qui n’est pas « des nôtres », qui n’a aucun mandat de ta part à l’audace de chasser les démons en ton Nom et le comble, c’est qu’il y arrive... On aimerait bien que n’importe qui ne fasse pas n’importe quoi». Calmement Jésus invite son apôtre à une plus grande ouverture d’esprit... « Tu as raison, cet homme n’est pas de chez nous, mais il est de bonne foi. Certes, il chasse les démons mais il le fait il le fait en mon Nom, c’est donc qu’il croit en moi. Alors où est le mal ? Vous êtes mes disciples bien-aimés, mais vous n’avez pas le monopole de la grâce ».

La question est de savoir qui fait vraiment partie de l’Eglise ? On peut être inscrit sur les registres de baptême, engagé dans les services d’Eglise et pourtant, par le péché, être coupé du Christ, comme le sarment de vigne qui n’est pas irrigué par la sève venant du cep. A l’inverse on peut ne pas connaître l’Eglise, être le croyant sincère d’une autre religion et faire à son insu partie de l’Eglise de Christ, parce qu’on est travaillé intérieurement par l’Esprit-Saint. Or, l’Esprit-Saint, on ne peut pas l’enfermer dans une cage. « Le vent souffle où il veut, déclare Jésus, tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais ni d’où il vient, ni ou il va ». L’Esprit-Saint ne travaille pas que dans l’Eglise, il travaille l’humanité toute entière pour qu’elle s’oriente vers son chef et qu’elle s’unifie derrière lui. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont enfants de Dieu, nous assure saint Paul.

Il y a des hommes de bonne volonté dans toutes les religions. Le Concile Vatican II nous demande de rester ouverts à nos frères qui ne vivent pas en totale communion avec nous, à tous ceux dont les traditions recèlent de précieux éléments religieux et humains.

Frères et sœurs, dans le passage évangélique qui est proposé à notre méditation, la douceur et la tolérance de Jésus pour les hommes éloignés de la foi sont particulièrement frappantes...  Mais sa rigueur soudaine et radicale vis-à-vis du péché nous laisse dans la stupéfaction... Car Jésus n’y va pas de main morte... « Si ton pied t’entraine au péché coupe-le, il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d’être jeté avec les deux pieds dans la Géhenne, c'est-à-dire le lieu de la perdition éternelle... »

Nous sommes là en face de la radicalité de l’Evangile qui a été comprise et vécue par tant et tant de saints tout au long de l’histoire de l’Eglise. Evidemment il ne faut pas prendre à la lettre les expressions employées par Jésus. S’il parle fort, c’est bien parce qu’il veut nous secouer et nous faire réalisés la gravité du péché dont le monde aujourd’hui a perdu le sens et dont hélas, nous savons nous accommoder. Car reconnaissons-le, nous saisissons plutôt mal l’effet destructeur que nos péchés ont sur nos âmes, et bien plus encore, l’impact qu’ils ont sur le cœur de Dieu : car Dieu qui nous aime follement est profondément blessé par nos refus d’amour. C’est Pascal qui faisait dire à Dieu « Si tu connaissait tes péchés, tu perdrais cœur ».

Frères et sœurs, c’est donc un avertissement grave que Jésus nous adresse aujourd’hui. Il devrait nous faire penser à la question qui nous a été posée solennellement par l’Eglise avant le baptême et à la confirmation, qui est à nouveau posée à nous tous, chaque année au cours de la Vigile Pascale. « Pour suivre Jésus et vivre selon l’Evangile, voulez-vous lutter contre le mal et contre tout ce qui conduit au péché, voulez-vous lutter ? » Nous ne devrions jamais oublier que la vie chrétienne est un combat quotidien, que ce combat-là est nécessaire qu’il peut faire mal, car il y a des moments où il faut impitoyablement trancher dans le vif. Il y va de notre salut éternel. Cependant, que l’obligation de ce combat ne nous décourage jamais car Dieu notre Père est riche en miséricorde.

N’est-il pas affirmé dans la prière d’ouverture de ce dimanche : « Qu’il patiente et prend pitié sans se lasser ? » A ce sujet saint Augustin a exprimé une pensée qui est la règle d’or de la morale chrétienne et qui devrait nous remplir d’Espérance. Je vous la cite en guise de conclusion :

« Dieu ne te commande pas l’impossible. Il te commande de faire ce que tu peux, de Lui demander ce que tu ne peux pas... et Il t’aide afin que tu puisses ».

Amen.

Prière universelle

Comme Dieu a parlé autrefois à Moïse, aujourd’hui, nous croyons qu’il est là pour nous apprendre à lui parler aussi. Laissons monter en nous tout ce qui empêche notre société de vivre comme Lui le souhaite et le désire, formulons nos demandes, le Seigneur nous répondra :

R/ Seigneur, écoute-nous. Seigneur, exauce-nous.

Écoutons ce qu’a dit Moïse : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son Esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » Que l’Église, ce peuple suscité par l’Esprit Saint, malgré ses faiblesses et ses limites humaines, devienne, vraiment le porte-parole de Dieu ! Prions le Seigneur.

La prière du psalmiste « Qui peut discerner ses erreurs ? Purifie-moi de celles qui m'échappent » nous incite à supplier Dieu pour les autorités de chaque pays, qu’elles essaient d’intégrer sans cesse les marginaux dans la vie de la société, car chacun y a sa place, malgré ses manques, ses échecs. Prions le Seigneur.

Écoutons l’interpellation de St Jacques : « Écoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent ». Que les pays riches essaient de trouver les moyens qui favorisent le développement équitable en Afrique notamment afin que ce continent puisse assurer la formation et donner du travail aux jeunes africains dans leurs propres pays ! Prions le Seigneur.

Que nous dit Jésus en ce dimanche : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ? » Que chaque paroissien aille à la périphérie, comme le recommande le Pape François au peuple de Dieu, pour vivre avec ces gens qui ont soif de vérité, de justice, et de paix ! Prions le Seigneur.

Seigneur, Dieu de tous les hommes, accorde nous ce que nous te demandons dans nos prières et remplis de ton Esprit nos vies, afin que nous soyons des témoins de ton Fils, le Christ Ressuscité, toujours présent en ce monde. Amen.

Source de la P.U. : http://www.jardinierdedieu.com/

Lecture du 26ème dimanche du T.O. en DOCX et PDF

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le Blog de Jackie
  • : Nombreux coloriages catholiques et autres, vies de saints et homélies. Suivez-moi sur FB, Twitter, Pinterest et Instagram (voir icônes en bas de page).
  • Contact

Ma Bible illustrée

Ancien Testament

Nouveau Testament

Les Paraboles

Jeux bibliques

Autres jeux

Les Couleurs du Temps

Tout pour la Messe

Les étapes de la vie

Les Prières

Vierge Marie

Grandes Fêtes Chrétiennes

Fêtes civiles

Journées Mondiales

Divers

Compteur mondial

 

 

Flag Counter