Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 11:53

« Tout l'monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir » (Pétula Clark https://www.youtube.com/watch?v=PNVBU7JrW6c). Ce refrain d’une chanson qui eut, paraît-il, son heure de succès, résume assez bien une mentalité courante dans laquelle les apôtres eux-mêmes se sont laissés prendre ainsi que nous venons de le voir dans l’Evangile de ce jour.

Quand Jésus leur parle du Royaume de Dieu et de sa Gloire, ils affirment avec enthousiasme leur volonté de le suivre jusqu’au bout ; mais lorsqu’il leur montre le chemin qui doit les conduire à de tels sommets (et qui n’est rien d’autres que le chemin de la Croix) alors, ils se fâchent, protestent et reculent, l’apôtre Pierre en tête.

La Pâque sans la Croix, c'est-à-dire la joie sans l’effort, le bonheur sans le sacrifice... Nous en sommes tous là, frères et sœurs, reconnaissons-le... Nous voudrions bien gravir le chemin montant de la sainteté qui conduit jusqu’au sommet de l’amour et de l’éternelle Béatitude et nous entreprenons l’escalade, l’esprit et le cœur pleins de bonnes résolutions. Seulement voilà ! Lorsqu’il s’agit de payer le prix de la montée, de peiner durement sur le sentier escarpé du don et du renoncement, de supporter les contradictions ou les persécutions à cause du Christ, d’accepter toutes sortes d’épreuves physiques ou morales, alors nous nous arrêtons découragés, avant de redescendre dans la plaine tellement nous préférons l’autoroute de notre petit confort aux exigences qui sont pourtant la rançon de toute joie profonde et durable.

Jésus, très solennellement, nous met en garde. Il voudrait tant nous faire comprendre à quel point cette attitude, si souvent lâche et paresseuse qui est la nôtre est insensée, vraiment suicidaire au point de vue spirituel : « Celui qui veut sauver sa vie, nous dit-il, la perdra » confirmant par là une de ses déclarations précédentes : « Il est large et spacieux le chemin qui mène à la perdition ».

Il faut mourir pour vivre : telle est la loi fondamentale du Royaume et la signification du mystère pascal. Jésus n’a jamais promis les énergies de son Esprit à ceux qui se contentent de belles paroles ou de beaux sentiments. Il ne veut pas que nous attendions le Paradis final depuis le fauteuil de notre paresse spirituelle et il nous fait savoir par son apôtre Jean ce qu’il pense des tièdes. Au chapitre 3 de l’Apocalypse, il met sur les lèvres de Jésus cet avertissement très grave : « Je connais ta conduite, tu n’es ni froid, ni chaud, que n’es-tu l’un ou l’autre ! Parce que tu es tiède et non pas froid ou chaud, je vais te vomir de ma bouche ». C’est son exemple d’engagement extrêmement couteux allant jusqu’à l’immolation totale au service du salut de nos âmes qui autorise Notre-Seigneur à nous demander notre petite part. Nous sommes appelés comme l’a si bien compris l’apôtre Paul« à compléter par nos souffrances ce qui manque à la Passion du Christ pour son Corps qui est l’Eglise ».

Alors frères et sœurs, si nous voulons comprendre au moins un peu, le sens de la Croix, le sens de la souffrance dans nos vies (cette souffrance qui nous semble absurde tant qu’elle n’est pas regardée avec les yeux de la foi) nous devons contempler longuement Marie, la Vierge Immaculée au pied de la Croix, le Vendredi-Saint, sur le calvaire. Personne n’a été associé comme Elle à la Passion du Sauveur.

Qui pourra avoir la moindre idée de son martyre intérieur ? De la douleur du glaive qui a transpercé son cœur...

Et les saints qu’ont-ils faits à son exemple ? Trouvez-en un seul qui n’ait pas accepté d’offrir par amour toutes sortes de souffrances, en union avec Jésus-Crucifié ?

Eh bien, nous aussi, si nous voulons être des vrais disciples de Jésus, nous devons librement et volontairement communier à son sacrifice en offrant tout ce qui nous coute dans notre vie, tout ce qui nous fait souffrir physiquement ou moralement.

Jésus cherche des âmes qui l’aiment assez pour l’aider à porter sa Croix et contribuer ainsi au salut de tous, (le nôtre pour commencer). Quand nous aurons compris que notre communion au mystère de la Croix est le seul secret de la joie, il y aura déjà sur cette terre et dans nos cœurs un gros morceau de Paradis.

Amen.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année B
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le Blog de Jackie
  • Le Blog de Jackie
  • : Nombreux coloriages catholiques et autres, vies de saints et homélies.
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • Jackie
  • Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. Il y a une multitude d'infos de toutes sortes : coloriages, contes... Bonne balade à tous. Merci.

Ma Bible illustrée

ANCIEN TESTAMENT

NOUVEAU TESTAMENT

Divers

 

 

 

 

 

Meteo Corrèze

 

 

 

Compteur mondial

 

Mon Coup de Coeur